Baln’mazzad, les pyramides enterrées

Sphère de cristal : Dronesh-Qual’nareeth

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : D (diamètre équatorial de 5 723km)

Rotation : 27 heures

Révolution : 402 jours

Lunes : Gal, Ohulu

Population : 78 543 Lirii, 46 521 Goshènes, 39 478 P’z’l kreen

Trame magique : Tellur resserrée, magie divine dominante

Le monde médian du système de Dronesh-Qual’nareeth est un vaste désert de sable bleu, balayé par des vents chauds se transformant fréquemment en tempêtes hautement destructrices. Seule une haute chaîne de montagnes équatoriales permet de briser ces dangereux phénomènes climatiques, qui rendent la majorité de la surface impraticable. Une flore s’est développée dans les profondes vallées protégées des vents, mais elle prolifère plus facilement à travers de vastes réseaux naturels de cavernes, creusées par des rivières souterraines qui restent les ressources majeures pour les peuples de Baln’mazzad. La faune à la surface est pour sa part composée de nombreux prédateurs du désert, qui se sont habitués à rôder le long des anciennes pistes des caravanes marchandes. Sous les montagnes, les rivières et lacs noyés dans les ténèbres sont les berceaux de nombreuses espèces translucides et inoffensives, qui constituent la base alimentaire d’espèces expansionnistes.

Ports d’accueil : Seuls les Goshènes conservent une culture liée au Vide et disposent d’une flottille de petites Pyramides encore en état. Huit des dix massifs vaisseaux spatiomantiques sont rassemblés derrière la haute muraille de la métropole d’Hanaru, capitale du Royaume d’Abneketh. Cinq de ces Pyramides sont sous le contrôle du Temple de Nout, qui a récemment été soutenu par les Proonal et vient de fonder une nouvelle dynastie pharaonique. La métropole est bâtie sur un haut plateau, et sa massive muraille sert essentiellement à briser les restes des plus violentes tempêtes atteignant la région pourtant éloignée du désert. La Grande prêtresse Hikka Neshil (Goshène ♀/ Prêtresse énnéadique [Nout] 15/ LN) règne sur la cité, également sur le reste du royaume, le Pharaon qu’elle a mis sur le trône étant âgé de cinq ans. Soucieuse du prestige de son peuple, son alliance avec les Proonal lui pèse, mais s’avère vitale face aux Lirii, mais également aux autres peuples de Dronesh-Qual’nareeth. La magie de Nout va en s’amenuisant, et l’ensemble de l’Ennéade d’Aton-Horu se voit affaiblie par les manipulations des Thésauriseurs, qui voient depuis toujours d’un très mauvais œil le soutien des Puissances aux Goshènes. Le port spatial d’Hanaru est depuis peu le creuset de forces mystiques puissantes, qui risquent bien d’engendrer un regain de ferveur parmi les deux dizaines de milliers d’habitants.

Hikka Neshil cherche de nouveaux alliés afin de soutenir son temple, elle a engagée de grands travaux pour rendre le zocalo de la cité attractif aux autres peuples du système. De nombreux aventuriers sont recrutés par le culte afin d’explorer les ruines disséminées à travers la chaîne équatoriale, mais également sur les lunes proches, domaine des Proonal.

Ressources : La planète offre une grande variété de ressources naturelles, et son faible peuplement permet de limiter les conflits pour leur contrôle. Sur un monde désertique comme Baln’mazzad, l’eau reste bien entendu la denrée la plus rare. Elle est cependant accessible par le biais de réseaux souterrains traversant la chaîne montagneuse, cela sur plusieurs niveaux. Les Proonal tentèrent jadis de prendre le contrôle de cette ressource en établissant barrages et digues, mais une alliance de leurs vassaux refusa de se plier à leurs manigances. Même en temps de conflit, l’eau reste ainsi accessible à tous. Plus encore, d’importants tronçons des principales rivières souterraines servent depuis des générations à la navigation, offrant ainsi aux plus importantes cités de ce monde de faire du négoce.

Cultures : Les Lirii étaient autrefois de rudes arpenteurs d’un désert de sable noir. Farouches guerriers, ils chevauchaient d’énormes reptiles et se voyaient considérés par les autres peuples de leur monde natal comme un inexorable fléau. Liés depuis des millénaires aux Thésauriseurs, leurs descendants restent des combattants impressionnant, mais ont oubliés pratiquement toutes leurs anciennes traditions. Bien peu s’aventurent dans le désert bleu, et les raffinements de leurs palais ont grandement atténués la dureté de leurs ancêtres.

Les communautés Lirii sont disséminées le long du versant austral de la chaîne équatoriale, ce sont de petites cités autonomes, majoritairement tournées vers le commerce du bétail et du cuir. Fortifiées contre les vents brûlants remontant du pôle, elles peuvent abriter deux à trois milliers d’individus et étendre leur influence à des villages alentours.

Un Sakija règne sur la cité, il s’agit du fils aîné de la famille régnante, généralement un guerrier devant faire ses preuves face aux plus forts de la caste combattante, mais de plus en plus fréquemment, le seigneur est un marchand retors, aimant à s’entourer de gardes suffisamment brutaux pour dissuader les ambitieux. Le Sakija est conseillé par un Proonal, qui s’arrange pour maintenir la Cité-Etat dans un état de dépendance vis-à-vis du Majjiad’Qual’nareeth. Autrefois renommé, l’artisanat Lirii est désormais réduit à sa plus élémentaire expression, et plusieurs cités se tournent vers le Royaume d’Abneketh afin d’obtenir des objets courants de bonne qualité.

La culture Lirii sur Baln’mazzad réprouve la vénération des Puissances et banni toute forme de magie profane. Les Proonal eux-mêmes doivent se montrer prudents lorsqu’ils souhaitent user d’illusions devant leurs serviteurs Lirii. De nombreuses reliques semblent indiquer cependant qu’il existait autrefois une caste de magiciens, des évocateurs doués, mais qui furent anéantis peu après les débuts de l’ingérence Proonal. Il apparaît cependant que la grande majorité des Lirii se montrent résistants à la plupart des formes de magie profane connues, certains seraient même insensibles aux pouvoirs des Proonal.

Au sein du Majjiad’Qual’nareeth, les Lirii contribuent en tant que troupes régulières, prélevées dans toutes les garnisons et placées sous le commandement d’un officier appartenant à un autre peuple vassal des Proonal. Ouvertement méprisés par les autres guerriers de l’Empire des pyramides bleues, bien peu de Lirii parviennent à se distinguer au combat, leurs antiques traditions martiales ont été en grande partie oubliées, et les équipements laissent à désirer. Avec une force militaire mobilisable de vingt milliers d’individus, l’armée Lirii reste cependant imposante, et permis plusieurs fois par le passé au Proonal de repousser les invasions des autres Vestiges Rhunat.

Les Lirii tendent ainsi à rester entre eux, au sein de leur territoire, sous le contrôle étroit des Proonal qui encouragent les dissensions entre seigneurs. Les Thésauriseurs espèrent à terme faire de ce peuple des marchands en mesure de se défendre seuls, mais la corruption qu’ils ont instillés depuis des siècles dans la culture Lirii est en train d’entraîner la chute d’une civilisation jadis brillante.

Les quarante milliers de Goshènes vivant sur le monde de Baln’mazzad sont regroupés au sein du Royaume d’Abneketh, une théocratie sur le déclin, tournée vers l’adoration de l’Ennéade d’Aton-Horu, et plus particulièrement de Nout. L’ancienne lignée pharaonique vient de disparaître, et la nouvelle est sous la coupe du clergé de la déesse, avec l’assentiment du peuple qui voit là une occasion de retrouver la gloire des ancêtres. Les antiques pyramides des premiers conquérants ont données son surnom à la planète, car toutes sont en train de disparaître sous les sables bleus du désert septentrional. Les cinquante dernières générations de goshènes ont en effet cessés de lutter contre la puissance redoutable de Geb, et se sont établis dans les contreforts rocheux, où de nouvelles pyramides ont depuis peu été complétées.

Le Pharaon Ibnet-Akkeneth règne en son nom sur le royaume, mais son influence réelle est sciemment limitée à l’enceinte de la pyramide royale. Âgé de cinq ans, sa mère est la régente officielle, elle tente d’étendre son pouvoir, afin de préparer le règne de son fils, mais le clergé de Nout veille à ce que ses manigances se cantonnent au domaine royal. La société Abneketh s’accommode parfaitement de ce rôle mineur du Pharaon, les derniers soutenus par les Proonal ayant été de véritables fléaux pour le peuple et la prospérité du royaume. Depuis sa ville fortifiée d’Hanaru, la Grande prêtresse Hikka Neshil est clairement considérée comme la personnalité régnante, celle qui a su duper les Proonal et cherche activement à restaurer l’ancienne religion. La justice de Nout se révèle particulièrement sévère, mais principalement à l’encontre de ses prêtres, qui peuvent être tentés de profiter de leur récent accès au pouvoir. Le récent changement de lignée dynastique a entraîné un fort sentiment d’appartenance à une culture ancienne, sur le déclin, mais ayant désormais la possibilité de redevenir forte.

Les Goshènes d’Abneketh ont développés de nouvelles traditions autour de l’exploration des ruines de leurs ancêtres. Les pyramides enterrées sont nombreuses à rester difficiles d’accès, et toutes sont protégées par de terribles gardiens. Mais les différents clergés Aton-Horu ont formés des prêtres habilités à récupérer les reliques oubliées, sans encourir le courroux des divinités veillant au repos des anciens Pharaons. Il reste cependant suffisamment de pièges et de protections magiques pour que ces prêtres aient besoin d’escortes formées pour ce genre d’exploration.

Comme les autres communautés Goshènes des Orbes impériaux, ceux d’Abneketh n’ont plus le droit de former d’armées planétaires et dépendent donc des autres vassaux des Proonal. Depuis plusieurs générations cependant, le clergé de Nout forme des officiers qui sont régulièrement détachés ailleurs dans le Majjiad’Qual’nareeth. C’est grâce à eux que le royaume dispose d’une flotte de Pyramides encore actives. Le clergé de Geb profite depuis peu de la plus grande autonomie du royaume pour former ses prêtres au maniement des anciennes armes traditionnelles, il ne s’agit pas encore véritablement d’une armée, mais de protecteurs commençant à se faire remarquer dans les territoires désolés des montagnes équatoriales.

Les Goshènes d’Abneketh ont une perception particulière de la magie profane. Le culte d’Isis n’a jamais été très influent sur ce monde, mais une caste d’abjurateurs perdure depuis des millénaires, formant l’équivalent d’une cabale secrète, au service du culte mais agissant également indépendamment de lui. Le Bakanath regrouperai ainsi une vingtaine d’individus, spécialisés dans toutes les formes de protections mystiques, en particulier celles visant à protéger les Goshènes contre la sorcellerie héritée des Clydön. Les Proonal traquent régulièrement ces magiciens qui ont cependant tout le soutien de leur peuple, ainsi que des différents clergés Aton-Horu. Les Bakanath disposent clairement de ressources importantes – Certains parlent même d’une Pyramide secrète – Et œuvrent pour que les Goshènes des Orbes impériaux s’affranchissent du joug Rhunat. Leur chef est connu uniquement sous le pseudonyme de Neget-Horu, le bras vengeur, et plusieurs seigneurs parmi les Proonal ont vu leur prestige grandement compromis après s’être heurté aux mages du Bakanath.

La troisième peuplade vivant sur Baln’mazzad réside également dans les contreforts septentrionaux de la chaîne équatoriale, mais au sein de grandes cavernes à ciel ouvert, où une luxuriante végétation à former une jungle souterraine. Les ancêtres des P’z’l kreen vinrent en tant qu’esclaves des premiers Goshènes, autrefois membres de l’Empire Chi’tan, ils oublièrent leurs origines et retournèrent à l’état sauvage, massacrant leurs tourmenteurs avant de fuir dans le désert. Récemment revenu chercher l’abri des montagnes, l’espèce a évoluée au milieu de cette jungle, éloignée des autres royaumes montagnards, seuls les Proonal ont des contacts sporadiques mais limitent leurs incursions dans cet environnement hostile.

Les P’z’l kreen sont organisés en tribus d’une trentaine d’individus, menés par une Reine ayant une autorité absolue sur les siens. Les femelles dominent par le nombre, à trois pour un, et assument également les fonctions de chasseresses, de guerrières et de guérisseuses. Les mâles sont cantonnés au rôle de reproducteurs et veillent sur la progéniture royale, ils sont physiquement bien plus faibles et se limitent aux frontières du territoire tribal.

Officiellement membres du Majjiad’Qual’nareeth, les P’z’l kreen n’ont que peu de relations avec les autres peuples, et ne communiquent qu’à travers les Proonal. Ils fournissent une matière provenant de sécrétions, extrêmement malléable à forte température, mais se solidifiant au contact du froid intense de l’Espace sauvage. Leurs ancêtres rallièrent les Sphères Connues à bord de gigantesques nefs façonnées à base de ce matériau, et les Proonal élaborent leurs propres coques de la même manière.

Les Kreen de Baln’mazzad se montrent très territorialistes, et les guerrières des tribus vivant au plus près de la surface n’hésitent pas à tendre des pièges aux intrus. Les rapports avec les Lirii sont rares, souvent tendus, alors que les Goshènes parviennent parfois à négocier quelques affaires, de temps à autre une alliance contre un ennemi commun. Les P’z’l kreen ne sont en réalité guère loyaux envers les autres peuples, ils suivent un code de conduite propre à leur espèce, qui s’étend aux autres insectoïdes, mais ne se sentent aucunement redevable envers les Proonal. Les termes de l’accord entre les deux cultures sont au mieux nébuleux, et les Kreen voient un intérêt à disposer d’un allié en mesure de voyager entre les mondes.

Sites notables : Baln’mazzad est un monde ancien, marqué par la culture Goshène qui connue ici une grande prospérité, avant de sombrer à nouveau dans l’oubli. Les conditions au sein du grand désert bleu sont rudes, mais avec la bénédiction des divinités d’Aton-Horu, bien des cités fleurirent à l’abri d’oasis fertiles. Il ne reste qu’un faible écho de ce passé, mais les nombreuses ruines de ces métropoles attirent toujours bien des aventuriers avides de richesse.

Hemeneket était autrefois la capitale d’une grande nation Goshène vouée à Seth. La cité abrita à son apogée soixante milliers d’individus, et disposait d’une flotte de quarante Pyramides. Les habitants se livraient à de sanglants rituels et vénéraient les serpents, dont certains spécimens bénis par la Puissance atteignaient des tailles inimaginables. La culture hemeneket déclina en moins d’un siècle, et sa population fut engloutie dans une tempête de sable qui laissa les rues uniquement occupées par des milliers de serpents.

Peu de bâtiments émergent encore des sables du désert, la région est en outre marquée par une malédiction posée par Seth en personne. Quelques explorateurs ont cependant prit de gros risques pour s’aventurer dans les méandres labyrinthiques d’un grand ensemble de bâtiments ensevelis, renfermant de nombreux trésors. Le peuple d’Hemeneket était en effet renommé pour les guerres qu’il menait contre les fidèles des autres divinités Aton-Horu, et bien des reliques sont toujours enfermées en des lieux ensablés, au cœur de la métropole maudite.

Agdra, la Cité des jarres, est un ancien village Lirii ayant su prospérer grâce à sa lignée noble particulièrement méfiante vis-à-vis des Proonal. Bien qu’ils soient de loyaux vassaux des Thésauriseurs, les habitants d’Agdra se montrent excessivement fiers de leur héritage, et entretiennent les dernières traditions mystiques de leur peuple. Exclusivement tournée vers le commerce de la poterie, la communauté se situe à la frontière entre les territoires Lirii et Goshènes, faisant indifféremment du commerce avec les uns ou les autres. Un tiers de sa population est d’ailleurs composée de métisses.

Bâtie sur le plus haut plateau connu de la chaîne équatoriale, Agdra est protégée par un haut rempart abritant ses deux milliers d’habitants et son grand zocalo. Une plateforme de pierre permet à un petit navire spatiomantique de se poser, mais la violence des vents d’altitude limite cependant de telles incursions. Les Proonal savent ne pas être les bienvenues, et transmettent leurs directives par le biais d’émissaires en provenance de cités Lirii voisines.

Il est difficile aujourd’hui de parler d’une caste de magiciens régnant sur la Cité des jarres, ce qu’il subsiste du savoir ancien n’étant souvent qu’un ensemble incompréhensible de formules tronquées et de charabia. Ceux-qui-font, comme ils se désignent eux-mêmes, sont cependant des transmutateurs doués, bénéficiant depuis peu du soutien du clergé Goshène de Geb. Ils sont spécialisés en effet dans la manipulation de la Terre, et ce sont également eux qui possèdent le savoir pour élaborer des jarres magiques.

Agdra est gouvernée par le représentant d’une longue lignée de mages, qui survécurent aux purges lancées par les Proonal. L’actuel Sakija se nomme Yeffed’Or’Ahoud (Lirii ♂/ Magicien (transmutateur) 8/ NB), un individu désireux de voir les Proonal perdre de leur influence sur son peuple, et ayant officieusement des liens avec les Bakanath. Il se dit qu’il serait considéré par les Thésauriseurs comme l’ennemi à abattre.

Gal

La petite lune désertique de Gal est une version réduite de la planète Baln’mazzad ; Un immense désert de sable bleu, séparé à son équateur par une chaîne de montagnes. Ce fut là que les Goshènes excavèrent le matériau nécessaire à la conception de nouvelles Pyramides. Les carrières, abandonnées depuis longtemps, sont visibles depuis l’espace, et abritent désormais de dangereuses communautés de pillards.

Les Proonal représentent la seule culture du Majjiad’Qual’nareeth établie sur cet astre. Ils se regroupent dans deux métropoles souterraines, accessibles depuis la surface par des cheminées aux parois sculptées de fresques. Contrairement à la planète proche, les entrailles de Gal ne disposent pas de nappes phréatiques conséquentes, l’eau est ainsi acheminée depuis les profondeurs, puis rationnée. Outre cette restriction, les Proonal vivent dans une grande opulence et disposent tous de vastes villas où ils commandent à des armées de serviteurs. La culture des Thésauriseurs est ainsi faite que les ambitions personnelles prévalent sur tout le reste. Chaque citoyen du Majjiad’Qual’nareeth est libre de ses actes, tant qu’il reste fort. Bien plus que les crimes eux-mêmes, c’est la faiblesse qui est condamnée chez les Proonal. Les lois de l’Empire des pyramides bleues sont ainsi réservées à ceux qui échouent dans leurs entreprises, ainsi qu’aux autres peuples, jugés bien évidemment inférieurs et indignes de régner. Les Thésauriseurs consacrent leur temps à manipuler, intriguer et comploter. Toutes les tâches du quotidien sont exécutées par des serviteurs, et celles nécessitant des talents plus particuliers le sont par des individus que les Proonal contrôlent par le biais d’intermédiaires.

La cité de Gal-Ukolon est un grand port spatial où se regroupe une flotte de soixante navires, officiellement consacrés à la plaisance et au cabotage cislunaire, mais pouvant rapidement être armés pour former une redoutable force spatiale. Une cinquantaine de Proonal règnent sur les nombreux quartiers étagés de la cité et se disputent en permanence le contrôle des navires. Leurs serviteurs sont pour beaucoup formés aux traditions navales et composent les équipages. Un peu mieux considérés ici qu’ailleurs, les deux milliers de serviteurs bénéficient souvent d’une demeure spacieuse et d’une certaine autonomie. Loyaux à leurs maîtres, ils n’ont jusqu’à présent jamais remis leurs ordres en question, et ne se mêlent jamais aux autres peuples, qu’ils considèrent comme inférieurs.

Gal-Irulu est tournée pour sa part vers le commerce. Une grande caverne centrale tient lieu de zocalo, qui est considéré comme le plus important dans la Sphère de Dronesh-Qual’nareeth. Une centaine de Proonal se partagent les richesses provenant du marché et s’affrontent par serviteurs interposés pour le contrôle de ressources.

Très ancienne, la métropole semble avoir abrité vingt milliers d’habitants, et de nombreux quartiers accrochés aux parois des cinq cavernes sont désormais abandonnés. Les Proonal vivent dans de luxueux palais, destinés à impressionner les visiteurs. Les intrigues transforment régulièrement les rues en champ de bataille, mais les Thésauriseurs savent imposer l’ordre, selon leur bon vouloir. La cité est connue pour ses traditions de corruption, tout peut s’acheter sur le marché de Gal-Irulu, tout peut se vendre.

Au-delà de la chaîne équatoriale apparaissent des ruines Goshènes émergeant du désert. Ce sont d’anciennes cités, ensevelies depuis des siècles et inaccessibles depuis la surface. Les Proonal se désintéressent de ces lieux mais ont conscience des raids menés par les habitants de Baln’mazzad, en particulier des aventuriers envoyés par le culte de Nout. Des tribus d’anciens serviteurs survivent également dans les étendues, pillant les cités anciennes des contreforts. Pire encore, de nombreux prédateurs rôdent sur Gal, amenés là par les Proonal eux-mêmes, dans le but de décimer les campements des indésirables.

Ohulu

L’étendue rocailleuse de cette lune n’offre que peu de ressources ou de lieu d’intérêt, une vaste métropole se dresse cependant sur son pôle septentrional. Makulu, la Cité aux eaux d’or et d’argent, est une vaste forge où les mystérieux liquides cosmiques sont acheminés depuis la surface de la Sphère de cristal, jusqu’à de grands fourneaux mystiques. Là se concentre toute la connaissance, ainsi que la puissance mystique des Thésauriseurs.

Officiellement, ce sont les Makarii qui règnent sur Ohulu et sa gigantesque cité. Peuple de sorciers autrefois rivaux des Saadrah, les Nécromants de l’Obsidienne eurent le malheur d’écouter les conseils des Proonal, et devinrent leurs serviteurs dévoués en trois générations. Leur ancien savoir fut oublié et leurs nouveaux maîtres les incitèrent à développer de nouveaux rituels à partir des eaux d’or et d’argent. Leur population a prospérée dans l’ombre des Proonal, et Makulu abrite une centaine de milliers d’individus. Mais là où durant l’Âge des Conquérants, un Makarii sur trois disposait de dons mystiques, on ne dénombre plus qu’une centaine de ces individus, les Majjia’kaal. Maîtres des rituels, ils se partagent les quartiers de la cité et règnent d’une main de fer sur les leurs, ambitionnant d’étendre leur domination aux mondes voisins. Chacun est conseillé par un Thésauriseur qui veille à diriger les désirs de son seigneur vers un but utile au Majjiad’Qual’nareeth. Comme tous les autres peuples des Orbes impériaux, les Makarii ont été fortement influencés par les Goshènes, et les seigneurs de Makulu dirigent depuis des pyramides de pierre bleue, bénéficiant d’une grande opulence née du commerce des alliages tirés des eaux cosmiques.

A l’exception des Makarii qui n’ont pas conscience du pouvoir des Proonal, nul n’est dupe, et tous les émissaires de la cité sont des Thésauriseurs, se chargeant d’isoler leurs maîtres dans des rêves de grandeur sans consistance. De la même manière, le commerce passe par de nombreux intermédiaires à la solde des Thésauriseurs. Les Makarii sont ainsi excessivement riches, mais leurs fortunes ne sont rien en comparaison de celles amassées par les Proonal. La majorité des alliés des Proonal discutent des réelles affaires de pouvoir en orbite lunaire, loin des Makarii.

Toute cette supercherie est nécessaire car la magie Proonal est elle aussi basée sur l’usage des eaux d’or et d’argent. Mais contrairement aux Majjia’kaal qui basent leur savoir sur la forge des métaux, cette magie est basée sur les vapeurs produites par ces matériaux singuliers. C’est ainsi une véritable cité souterraine qui existe sous Makulu, où les sorciers disposent de sanctuaires secrets et concoctent de puissantes potions, qui sont ensuite vendues à travers les territoires du Majjiad’Qual’nareeth.

Publicités
Catégories : Les Orbes impériaux | Étiquettes : , , , , | 3 Commentaires

Navigation des articles

3 réflexions sur “Baln’mazzad, les pyramides enterrées

  1. Les proonal, ce sont ces hobbits qui ont mal tournésnon?

Quelques traces de votre passage...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :