Ayaarg-Moyaarith, les Orbes sorciers

 

Sphère de cristal : Ayaarg-Tuonog

Type de monde : Amorphe rocheux

Taille : C (diamètre équatorial de 872km)

Rotation : Aucune

Révolution : 4 587 jours

Lunes : Aucune

Population : 15 283 Shanko

Trame magique : Vacuu renforcée, magie profane dominante

Ayaarg-Moyaarith est le plus gros planétoïde connu au sein du système d’Ayaarg-Tuonog, il possédait à l’origine une enveloppe d’air liée à des colonies végétales adaptées naturellement au Vide, mais qui furent dévastées par les premiers explorateurs Shanko. Depuis lors, l’atmosphère de ce monde miniature est maintenue grâce à un node, qui libère à intervalles réguliers des ondes d’énergies planaires affectant l’environnement.

La surface est un chaos de rocailles noires où plusieurs puits ont été creusés par la population d’esclaves. Ils mènent à un réseau de cavernes formant une grande métropole toujours en expansion, où la caste sorcière prédomine et expérimente ses plus puissants rituels. Une faune exotique a été amenée des quatre coins du Shantoom-Shialaak, et la caste guerrière fonde l’espoir de pouvoir ici croiser de terrifiantes bêtes afin de disposer de puissants alliés sur le champ de bataille.

Ports d’accueil : Moyaarith est le nom de la grande cité souterraine, et son port spatial est généralement désigné du nom de Nya’moyaarith, la petite Moyaarith, car des représentants de toutes les factions locales focalisent leurs interminables intrigues dans les rues de ce quartier, dominé par le puits ascensionnel de Kajayaag. L’architecture traditionnelle Shanko s’applique ici, avec ses ruelles sombres et étroites, ses blocs massifs et fonctionnels, où les ouvrages défensifs peuvent séparer un quartier en nombreux secteurs dans lesquels sont contenus les éventuels ennemis. Huit grands berceaux de pierre accueillent des spelljammers de moyen tonnage, et une douzaine de plateformes hébergent également quelques navires appartenant à des individus fortunés.

La cité est sous le contrôle de la cabale Nayaraag, qui rassemble huit individus puissants et ambitieux. Le quartier portuaire est cependant sous l’autorité de la caste guerrière, et plus précisément du Yokaal Yoru’carmaag-Doshuur (Shanko ♂/ Légionnaire Shanko 12/ LM), la plus haute autorité militaire dans ce système, à la tête de la flotte spatiale, forte d’une quinzaine de bâtiments, et de la légion Doshuur, en garnison dans le quartier. Patient et rusé, le Yokaal de Moyaarith se soumet la plupart du temps aux décisions de la cabale, et mobilise une partie de sa troupe à la protection des sorciers. En contrepartie, son autorité sur Nya’moyaarith est totale. Les négociants Bokto paient directement leur tribut à la caste guerrière et bénéficient ainsi d’une grande autonomie face aux sorciers, qui doivent se plier aux lois militaires en vigueur dans le zocalo. Ce rapport de force amène régulièrement des dissensions dans la cité, qui devient un bastion pour la caste guerrière.

Ressources : Etonnement, Ayaarg-Moyaarith est un planétoïde riche en minerais rares. Le node Nayaraag a été installé dans une grande caverne centrale et son influence commence à peine à transformer durablement son environnement. Les Shanko exploitent une grande veine de tulazite, à la base de nombreux alliages réservés aux armes traditionnelles, et permettant de damasquiner de nombreux objets de pouvoir.

La faune d’origine planaire qui apparaît dans les galeries de ce monde commence à supplanter celle ayant été amenée depuis les autres mondes impériaux. Les guerriers Shanko organisent régulièrement des battues, autant pour ramener de la viande fraîche en ville que pour capturer de nouveaux spécimens au fort potentiel d’agressivité.

Cultures : Ayaarg-Moyaarith est actuellement considérée comme la plus lointaine colonie du Shantoom-Shialaak et la difficulté pour rallier ce système via le Phlogiston limite fortement l’influence du Trône Shanko sur les affaires courantes. Comme partout ailleurs au sein de l’empire, l’usage des Anneaux de translation tend à disparaître, et la cabale Nayaraag n’a pas jugée opportun de sacrifier ses précieuses ressources afin d’en élaborer un.

La société Shanko reste cependant similaire à celle que l’on trouve ailleurs dans cette région du Phlogiston, avec un système de trois castes dominé par les Naag, ceux nés avec des pouvoirs mystiques et développant leurs dons pour perpétuer les traditions sorcières du Shantoom-Shialaak. La caste guerrière des Kaal prend ici l’ascendant, en partie grâce à l’éloignement de la colonie, mais également grâce à l’autorité du Yokaal Yoru’carmaag-Doshuur, qui rêve d’une enclave militaire au cœur même de la magiocratie naissante. Les négociants de la caste Bokto tiennent leur place et tolèrent une position subalterne, mais le vaste océan de débris rocheux dans ce système attisent toutes les convoitises, et les plus puissants marchands imaginent pouvoir fonder un nouveau Boktomaguruug, capable d’influencer le Trône.

Un millier d’esclaves est également parqué dans des fosses disséminées dans toute la cité de Moyaarith, c’est là bien moins que ce à quoi une population de quinze milliers de Shanko peut prétendre, mais les conditions de vie dans les entrailles du planétoïde s’avèrent au mieux précaires.

Mais malgré les velléités d’indépendance des castes guerrière et marchande, ce sont bien les sorciers qui règnent sur Ayaarg-Moyaarith. Les huit membres de la cabale Nayaraag se partagent un pouvoir émanant directement de l’Empereur, et c’est bien d’eux que dépendent les conditions de vie sur le planétoïde. Agtaag’turunag-Nayaraag (Shanko ♂/ Sorcier Naag 14/ LM) est considéré comme le plus puissant des siens, et parle fréquemment au nom de la cabale. Seul à pouvoir manifester les rituels supérieurs de sa caste à partir du node, Agtaag’turunag-Nayaraag est de fait le seigneur de ce système. Les autres sorciers puisent pour leur part dans les orbes qui ont donné son surnom à leur monde. Il s’agit de matrices dimensionnelles semblables à des nodes, mais sans capacité à puiser dans les énergies planaires. Les sorciers Shanko viennent juste de découvrir ce principe de relais mystiques, et n’en font guère usage au sein de trames planétaires Tellur. Les Orbes sorciers d’Ayaarg-Moyaarith offrent ainsi à chacun la capacité de puiser librement dans le node central, tout en permettant à la cabale d’élaborer de complexes rituels à l’échelle du monde.

Les Nayaraag sont tous secondés par des disciples de la caste Naag, en tout une centaine, ainsi que par une armée d’apprentis et d’adeptes, qui ont en charge l’entretien des rituels et la sécurité magique des sanctuaires de leurs maîtres. En tout et pour tout, la caste Naag représente sur Ayaarg-Moyaarith moins d’un millier d’individus. Ce sont les guerriers Kaal qui restent les plus nombreux, et qui contrôlent en outre le commerce via un serment de vassalité de la caste Bokto. La puissante légion Doshuur compte trois milliers de combattants et représente la plus imposante armée en dehors du système de Numaarg-Twoorl. La légion se distingue par l’entraînement poussé de ses Sutaar, des sous-officiers polyvalents encadrant chacun une centaine de légionnaires. Si les soldats vivent dans de nombreux baraquements disséminés dans la cité, officiers et sous-officiers profitent de demeures fortifiées, de nombreuses concubines et d’esclaves. A charge de chacun de dispenser son propre entraînement aux combattants sous ses ordres, et qui vivent généralement non loin. Ces traditions guerrières sont des liens puissants qui permettent à la caste de prendre lentement le pouvoir à travers tout le système.

Pour ceux de la caste Bokto, la cité de Moyaarith n’est en rien un lieu stratégique pour leur conquête du pouvoir. Liés depuis des générations à la caste guerrière, les négociants minimisent leurs ateliers sur Ayaarg-Moyaarith et favorisent un mode de vie nomade à travers l’océan de débris spatiaux. Au jour d’aujourd’hui, il est impossible de dénombrer la population Bokto évoluant au sein du système, certains rapports parvenant aux membres de la cabale mentionnent même l’existence de nouveaux navires, assemblés dans des mouillages inconnus. Les négociants maintiennent un lien avec les Kaal mais font désormais la majorité de leurs affaires dans les Confins, loin de l’influence du soleil d’or, qui leur permet toutefois de s’affranchir de la dépendance aux sorciers, cela grâce à des voilures solaires.

Ygrish’namaag (Shanko ♀/ Négociante Bokto 10/ LM) est à la tête de la ligue marchande Bokto’nayaruug, qui représente officiellement deux milliers de Bokto, mais trois fois plus officieusement. Seule de son sexe à disposer d’une telle influence au sein de l’Empire, la négociante sait aussi bien jouer de la ruse que de la dague, et dispose de plusieurs comptoirs secrets où exercer son autorité. La ligue marchande évite cependant tout conflit ouvert avec la cabale Nayaraag, et accepte de payer un lourd tribut à la caste guerrière en échange de sa neutralité dans l’inévitable conflit à venir.

Les Bokto d’Ayaarg-Moyaarith entretiennent leurs nouvelles traditions nomades et encouragent les autres ligues à s’éloigner de l’autorité des sorciers, les jeunes générations vivent dans des conditions difficiles, mais sont initiées aux antiques coutumes du Boktomaguruug, le légendaire empire-marchand. Les membres d’équipage sont considérés comme les dirigeants de la caste, tandis que les négociants et artisans composent une population suivant l’idée d’un retour vers des coutumes plus anciennes, favorisant les Bokto.

Sites notables : Le système d’Ayaarg-Tuonog semble avoir jadis hébergé un gigantesque monde tellurique, qui se brisa pour donner le Grand Ayaarg’kuratuu, l’océan de roches mouvantes. La navigation au sein de ce milieu s’avère particulièrement hasardeuse, car en prime de débris innombrables, il règne un véritable chaos gravitationnel pouvant attirer les navires dans des pièges mortels.

Jusqu’à maintenant, les explorateurs Shanko n’ont trouvés aucune ruine, mais l’étendue à parcourir est excessivement vaste, et il n’est pas rare que des éruptions solaires se déploient jusque dans les Confins, incinérant des centaines de débris. La Sphère de cristal renferme certainement de nombreux phénomènes uniques, et l’Empereur Numaarg’Daoorith-Kreneeg estime que sa proximité avec l’Anneau primordial implique forcément l’existence d’énergies et de lieux cosmiques.

Les négociants Bokto ont récemment découverts un courant gravitationnel coupant perpendiculairement le Grand Ayaarg’kuratuu et reliant deux petits planétoïdes arides et sans aucun signe distinctif. Réduisant considérablement les temps de voyage, le Courant de Tuoluug reste un secret bien gardé de la caste qui dispose ainsi d’un atout stratégique majeur. La ligue marchande Bokto’nayaruug cherche maintenant à recruter quelques sorciers sans lien avec la caste Naag et sa loyauté à l’Empereur, pour étudier les planétoïdes qui pourraient bien être des vestiges méconnaissables d’une civilisation antique.

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Auteur : derynnaythas

Passionné par les univers imaginaires depuis toujours, je me suis tourné vers les jeux de rôles et l'écriture à douze ans, je n'ai jamais plus arrêté de jouer, de mener, d'écrire, dessiner et lire. Fasciné par l'acte créatif, qu'il soit artistique ou scientifique, j'essaie de m'ouvrir à autant de sources que possible, afin de créer mon propre univers fantastique, essentiellement autour du thème de Spelljammer.

4 réflexions sur « Ayaarg-Moyaarith, les Orbes sorciers »

    1. C’est plus une envie de démontrer l’adaptabilité gobeline, l’empire Shanko est en fait plutôt pas mal, simplement il y a peu de mondes habitables pour les autres peuples des Orbes impériaux.

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