Junon aux forges froides

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : E (diamètre équatorial de 8 743km)

Rotation : 39 heures

Révolution : 721 jours

Lunes: Aucune

Population : 584 326 Hanostirii

Trame magique : Diffuse, magie divine dominante

Monde stérile de rocailles sombres, Junon fut jadis une planète gorgée de vie, sur lequel des peuples de marins sillonnaient de vastes archipels dominant un océan aux eaux limpides. De profondes forêts s’étendaient sur les versants de montagnes basses, et bien des créatures peuplaient ces lieux. Mais une terrible dévastation transforme définitivement Junon. La colère des dieux brûla les forêts, assécha l’océan et dévora les créatures qui les vénéraient. L’astre est désormais impropre à la vie, et même les non-morts se font rares, au sein du désert de rocailles aux arrêtes tranchantes.

Le pôle austral était jadis le domaine des dieux, dont les temples de marbre blanc furent jetés à bas durant un conflit qui fit bouillir les flots et brûler le ciel. Quelques timides bourrasques soufflent encore sur l’étendue chaotique, mais plus rien ne pousse ni ne vit à la surface.

Ports d’accueil : Même à l’apogée des civilisations de Junon, jamais le spelljamming ne fut perçu comme utile aux grandes Cités-Etats qui régnaient alors. Seuls rescapés de ces peuples, les Hanostirii qui vivent sous terre ont encore moins d’attrait pour un tel moyen de transport. Les anciens ports maritimes sont tous en ruines, leurs quais brisés et donnant sur de grandes cuvettes naturelles où gisent ossements et épaves de navires.

Ressources : Junon n’offre aucune ressource à ses visiteurs. Les quelques sources d’eau qui subsistent sont empoisonnées, et même l’air possède une saveur âcre qui brûle les yeux de ceux qui tente de le respirer.

Cultures : Peu de choses subsistent du passé de Junon. Les Hanostirii ne conservent pas d’archives et leurs représentations des terribles guerres divines montrent leur peu d’objectivité face à la puissance de leur divinité tutélaire, Hadès. Il semblerait qu’en des temps lointains, les Puissances de l’Olympe vinrent guider plusieurs peuplades de marins, se côtoyant alors sans rechercher le conflit. Incités par les tumultueuses divinités, les peuples de Junon se dressèrent les uns contre les autres, cherchant à prouver la supériorité de leur protecteur. Les navires de pêche furent remplacés par des vaisseaux de guerre, et l’océan se teinta de rouge.

Plus rien ne subsiste de ces cultures, qui se développèrent dans le conflit durant trois millénaires. Seuls les adorateurs d’Hadès, les Hanostirii, parvinrent à réchapper à la fureur des dieux qui anéantirent leur monde. Guidés par un Mandaté de leur déité, ils s’enfoncèrent dans les entrailles de la planète et prirent la place d’une peuplade primitive, les Derro.

Depuis des temps immémoriaux, les Hanostirii vivent dans de grands ensembles de cavernes où leur culture s’est mêlée à celle des habitants originaux des lieux. Le culte d’Hadès s’impose toujours, mais une nouvelle cosmogonie est née de millénaires d’isolement au cœur du monde. Désormais, trois jeunes Puissances de la Mort règnent sur de grandes Cités-Etats prospèrent, où les Hanostirii s’apprêtent à répéter les erreurs de leurs lointains ancêtres. Les Théonarques sont les maîtres de ces métropoles, ils sont les représentants des dieux qui parlent à travers eux. Entourés par une caste cléricale puissante, ils règnent sur des citoyens, Hanostirii nés libres et exerçant une profession à leur compte, ainsi que sur une multitude d’esclaves, anciens citoyens ayant été condamnés par la justice des Théonarques, et créatures épargnées durant des raids dans les profondeurs du monde.

La magie divine octroyée par les Puissances de la Mort est un signe de pouvoir. En principe, le Théonarque est seul capable de manifester la volonté divine, tandis que les prêtres apprennent à combiner quelques sorts cléricaux à d’autres compétences. Des individus particuliers arborent également des capacités magiques associées aux divinités servant Hadès, ils se distinguent par de hauts faits et fondent invariablement des lignées dont les membres se transmettent la marque divine.

Une antique tradition profane subsiste encore, sous la forme d’une nécromancie noire dont les rares adeptes vivent dans le plus grand secret. Ils sont des ennemis des Théonarques et menacent parfois les Cités-Etats avec des hordes de non-morts. Quêteurs des savoirs anciens, leurs sanctuaires secrets renferment des reliques de peuples disparus, et d’antiques manuscrits contiennent l’Histoire oubliée de Junon.

L’esclavagisme est une pratique courante pour les Hanostirii, qui fondent leur culture sur l’exécution de toutes les tâches les plus viles par des serviteurs autorisés à se reproduire entre eux afin de perpétuer leurs lignées. Parqués loin des métropoles, les esclaves sont désormais cent fois plus nombreux que leurs maîtres, dont la fertilité s’est dangereusement réduite durant les dernières générations. Les soulèvements restent cependant rares, car les Théonarques et leurs prêtres les plus puissants peuvent lever des non-morts en cas de menace pesant sur leur cité. La colère gronde cependant, et les différentes communautés d’esclaves, traditionnellement manipulées afin de se battre entre elles, commencent à former des alliances durables.

Réminiscence d’un lointain passé, la navigation fluviale reste le principal lien entre les trois grandes Cités-Etats et les communautés de moindre importance. Les Hanostirii ont beaucoup perdu dans ce domaine, et utilisent essentiellement des barges à fond plat, puisant dans leur réserve d’esclaves les plus robustes pour leurs équipages. Le commerce transite exclusivement par le fleuve Leinos, à partir duquel d’anciennes voies terrestres sont toujours visibles, mais impraticables pour cause d’éboulements. Les nautoniers forment une corporation indépendante, dont les familles ne quittent jamais le bord. Citoyens Hanostirii au statut particulier, ils sont fréquemment persécutés par la caste cléricale mais restent le dernier lien entre les métropoles du monde souterrain. Bien des légendes entourent les nautoniers, qui connaitraient des voies navigables en mesure de les emmener dans les profondeurs de Junon, et même au sein des Gastes grises, où se dresse le royaume planaire d’Hadès.

Sites notables : Junon est un monde mort, ravagé par une guerre divine qui amena l’anéantissement de toutes formes de vie à sa surface. Peu de ruines subsistent d’un passé désormais lointain, durant lequel de puissantes Cités-Etats insulaires guerroyaient sur un océan aux eaux limpides. Quelques vestiges s’élèvent encore, imprégnés des ultimes traces d’une magie ancienne.

Le Néant pétrifié est un colossal cratère où se dressa Hécate, alors en lutte contre Arès. La déesse invoqua un antique pouvoir et brisa sa plus puissante relique, afin de créer un vortex capable d’entraîner l’incarnation du dieu de la guerre vers le Tartare. A des milliers de lieues à la ronde, les mortels furent vaporisés, leur ombre figée dans la roche, et tandis que de profondes et nouvelles fissures marquaient la planète, les deux Puissances s’anéantirent mutuellement, en ne laissant derrière elles que le Néant pétrifié.

Le phénomène attire parfois quelques sorciers nihilistes, qui trouvent là un matériau de choix pour élaborer des reliques aux pouvoirs destructeurs. Car le nom du lieu caractérise bien ce qu’il est ; Un vortex de néant, figé par la volonté divine d’Arès et formant une matière nouvelle, impalpable mais pourtant bien là. Nulle force ne peut altérer cette énergie qui peut cependant être scellée puis libérée par de complexes moyens magiques. Le Sorcier Dracostellaire Kzyonoron façonna sa Grande affamée à partir de néant pétrifié provenant de Junon. Son large tranchoir pouvait désintégrer au contact toute matière organique et transformer en poussière la roche comme le métal.

L’Œil d’Aphrodite est un objet que beaucoup d’aventuriers se risquèrent à chercher dans les étendues arides de Junon. La légende veut que la déesse de l’amour vint à guerroyer contre Nyx, qui sacrifia son essence divine pour défigurer l’incarnation rivale avant de l’anéantir. L’Œil d’Aphrodite est un orbe de marbre bleu recouvert de nombreux symboles Olympiens, gisant dans la poussière d’un ancien bassin océanique. Selon la légende, il permettrait à un mage d’y puiser d’incroyables charmes, inspirés par un fragment de la conscience divine. L’Œil à cependant un diamètre de cinq mètres et pèserait plusieurs tonnes, il serait de plus doué d’une conscience propre, pleine de haine et de ressentiment envers les Puissances de l’Olympe.

Estophorus est la Cité-Etat traditionnelle Hanostirii. Gouvernée par le Théonarque Porenos, la Septième main d’Estos, elle est aménagée dans une vaste caverne creusée dans une roche sombre et au milieu de laquelle passe de Leinos, le fleuve de la mort. Les Derro qui vivaient en ce lieu excavèrent les parois pour former une véritable métropole troglodytique qui sert désormais de quartiers aux esclaves. Les Hanostirii favorisèrent leur implantation sur les cinq terrasses naturelles formant un hémicycle, bâtissant des abris qui devinrent rapidement les faubourgs d’une cité. De grandes dalles circulaires vinrent bloquer les cinq accès connus, et des quais furent bâtis le long du Leinos, afin de pouvoir rallier les autres métropoles en train de s’élever dans d’autres cavernes.

La terrasse supérieure est réservée aux cultures et à l’élevage. Une grande forêt de champignons géants sert également de barrière naturelle bloquant la majorité des prédateurs du monde souterrain, car les végétaux se défendent en libérant des nuages de spores perturbant les sens. De grands enclos alternent avec des villas isolées ou de puissants individus aiment à se retirer de la vie publique.

Une large chaussée permet d’accéder à la terrasse inférieure ou se trouvent les quartiers des artisans et les habitations des citoyens. Toute l’économie de la cité est concentrée dans un immense zocalo où la vente d’esclaves reste la principale source de revenus. Estophorus est également connue pour ses poteries raffinées, vestige d’un autre temps.

Deux chaussées plus étroites descendent vers le niveau intermédiaire, lourdement fortifié et gardé par les prêtres-guerriers d’Hadès. Le Grand temple de la Septième main se dresse au bord de la falaise dominant le reste de la cité. Il abrite plusieurs autels consacrés aux Servants de la Main, des héros estophorusiens considérés comme des demi-puissances. La plus grande garnison est également sur cette terrasse, elle dispose de forges et de silos à grains exclusivement réservés aux protecteurs d’Estophorus.

Accessible par quatre étroites chaussées, la quatrième terrasse est celle des bâtiments publics et des citoyens de seconde zone, artistes et artisans de petit renom. Des thermes sont accessibles en échange de quelques pièces, tout comme bien des lieux de débauche. Prêtres de la Main, personnages de haut lignage et artisans réputés viennent s’encanailler en profitant de services prohibés par le culte d’Hadès. La société Hanostirii encourage la torture des esclaves ainsi que toutes les formes de nécromancie connues, ces distractions se retrouvent ainsi en abondance au sein du Bas-quartier d’Estophorus.

La terrasse la plus basse au sein de la grande caverne est aménagée en quais à partir desquels de nombreux navires emportent marchandises et soldats. Le sol rocheux a été creusé pour aménager de grandes fosses à esclaves, où sont parquées les nouvelles prises. Les privilégiées peuvent sélectionner leurs futures possessions directement dans les fosses, mais les esclaves sont vendus plus haut, pour être ensuite dirigés vers les cavernes où ils peuvent former des communautés appartenant à des maîtres Hanostirii.

Junon est également connue comme le monde des forges froides, car les rumeurs concernant la fin des guerres divines mentionnent souvent la capture de plusieurs Puissances amoindries par Hadès. Parmi celles-ci se trouverai Héphaïstos, une divinité de la forge. Les Forges froides sont trois grands fourneaux brûlant en permanence, alimentés par des âmes puisées dans les Gastes grises. Enchaîné et contraint de servir la Mort, Héphaïstos forgerait là de terribles armes voleuses de vie, équipant une armée de non-morts qui serait ainsi un terrible fléau pour les mondes alentours. Nul ne connaît la localisation de ces forges, mais bien des aventuriers recherchent ce lieu, espérant s’attirer les faveurs du dieu captif, et recevoir l’une de ces armes.

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Catégories : Les Sphères Connues, Sphères de cristal | Étiquettes : , , | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “Junon aux forges froides

  1. Tiens, des dieux grecs!

  2. Ici quand tu es Leonidas et que tu cris « this is Spartaaa! » ça doit résonner longtemps, non?

  3. Un monde à reliques ça!

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