Cyânh-Rêên, le Domaine des Couronnes

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La voûte de cette vaste caverne disparaît dans un ciel nocturne parsemé d’étoiles écarlates formant de singulières constellations, et illuminant une plaine herbeuse sur laquelle souffle un vent chaud. Un inquiétant silence règne en ce lieu, car à l’exception de quelques prédateurs originaires d’outreplan, le Domaine des Couronnes ne possède pas de faune lui étant propre. La plaine est vallonnée, et après quelques jours de marche, une forêt marécageuse marque la limite physique du Demi-plan. Aucun soleil n’apparaît jamais, seule la pénombre règne sur la plaine, et même pour un individu dépourvu de la capacité de voir sous un tel ciel nocturne, l’absence de relief offre une vue dégagée sur une grande distance.

Rares sont les voyageurs à se risquer dans Cyânh-Rêên, car celui des Sept qui règne en ce lieu est connu pour sa grande générosité, le poussant à facilement offrir de puissantes couronnes magiques, assurant à leur porteur la domination sur leur peuple, mais amenant surtout des catastrophes sans fin sur eux. Les exemples connus d’imprudents qui vinrent quémander un fragment de pouvoir sont nombreux, et les désastres qui suivirent leur règne ont marqués l’Histoire.

Puissances : C’est au cœur de Cyânh-Rêên que se tient Tyânlâât le Couronné, une Quasi-puissance dont la forme physique esTyânlâât-des-Septt une colossale statue de granit veiné d’obsidienne, représentant une entité massive, dotée de trois jambes et six bras. Dans ses mains griffues à sept doigts sont exhibées des couronnes forgées dans des alliages inconnues, et dans lesquelles est visiblement éparpillée son essence divine. Au-dessus d’un long cou sans tête flotte une septième couronne, irradiant d’un halo écarlate illuminant les alentours, où se dressent plusieurs palais en ruines.

Tyânlâât ne s’est plus manifesté depuis quelques siècles, mais sa volonté est omniprésente à travers le Domaine des Couronnes, se manifestant sous la forme de rêves et de visions de puissance. Bien des sages notent cependant l’influence de ce membre des Sept, en des lieux où des couronnes qu’il octroya marquèrent les cultures locales. Là où les reliques ne purent pas être détruites, de faibles volontés sont toujours tentées par le Couronné.

Une autre Puissance a établi son Royaume au sein du Domaine des Couronnes, il s’agit de Chaldela de la Chasse, une divinité mineure autrefois liée au monde de Rolunac, dans la Sphère Ancienne. Le Marécage Sajaya est son territoire, peuplé par d’étranges Suppliants semblables à des Sauriens aux écailles sombres, mais dont l’enveloppe ne renferme qu’une brume verdâtre. Les ruines d’une grande métropole émergent encore des eaux marécageuses, mais la forêt prédomine, avec ses puissantes racines brisant les dallages décorés de symboles gravés anciens. La déesse rôde dans ces ruines, une longue lance à la pointe d’obsidienne en main, traquant les intrus pour ensuite les sacrifier à son peuple silencieux. Le lien entre cette Puissance d’un monde du Plan Matériel Primaire et Cyânh-Rêên peut sembler bien mystérieux, mais certaines fresques rongées par les moisissures et disséminées dans les ruines montrent Chaldela arborant une couronne de métal, assise sur un trône fait d’ossements. Selon toute vraisemblance, la Puissance aurait ainsi acceptée un don de Tyânlâât, et en aurait payé le prix. La Couronne de Chaldela est restée sur le monde de Rolunac, et il se dit que seul son retour dans Cyânh-Rêên permettrait à la déesse de retrouver sa gloire d’antan.

Natifs : Le Domaine des Couronnes accueille des individus d’espèces très variées, mais ayant fini par former un seul et même peuple, celui des Âân’lâât, plus communément nommés les éternels pèlerins. Beaucoup les prennent pour des Suppliants de Tyânlâât, car ils semblent incapables de se détourner de leur longue errance à travers la plaine, mais ils sont bien les descendants de voyageurs planaires. Nomadisant en groupes d’une dizaine d’individus, les Âân’lâât se caractérisent principalement par une étrange excroissance osseuse autour de leur crâne. Toutes les capacités surnaturelles dont disposaient leurs ancêtres ont disparues, remplacées par des pouvoirs liés à six différentes lignées.

Les Âân’lâât errent à travers la plaine, à la recherche de la Couronne perdue, une relique sacrée de Tyânlâât qui semble avoir unifiée leurs ancêtres, mais provoqua également leur ruine. La malédiction des éternels pèlerins les contraint à suivre des pistes mille fois empruntées, sans jamais s’en détourner. Malgré tout, leur société a su perdurer et les communautés se retrouvent régulièrement aux pieds de la manifestation physique du Couronné, pour échanger ressources et connaissances, mais surtout pour implorer la divinité de lever la malédiction.

Les six lignées Âân’lâât semblent pendant un temps avoir formées autant de castes aux fonctions bien définies, une légende ancienne parle même d’une grande cité dans les collines, où le dernier de leurs Rois envisageait de retourner dans les Plans de la Roue. Mais depuis qu’ils ont adoptés leurs traditions nomades, les Âân’lâât ne considèrent plus leur lignage comme important, et s’unissent sans se soucier des pouvoirs dont leur progéniture héritera. Les Sâ’âl possèdent un don inné pour soigner leurs compagnons de route, mais ils ne peuvent que transférer ou répartir entre plusieurs autres les plaies les plus graves. Les Nâ’âl sont capables d’amplifier ou de diminuer les tornades qui surviennent régulièrement sur la plaine, ils doivent cependant unir leurs forces pour dissiper complètement un tel phénomène. Les Kâ’âl peuvent acquérir des traits animaux mais voient leur esprit s’altérer à chaque usage de leur don. Les Gâ’âl sont des oracles liés à Tyânlâât, qui les prévient des dangers sur leur chemin, mais favorise également les plus sombres prédictions. Les Tâ’âl peuvent faire croître des pousses végétales comestibles, mais en sacrifiant toute végétation autour d’eux. Enfin les Mâ’âl peuvent sentir la présence de différents minerais dans les collines, mais deviennent obsédés par eux tant qu’ils n’ont pas été exploités.

Les pouvoirs hérités des lignées Âân’lâât sont les seules capacités magiques employées par ce peuple, bien que les lois planaires du Domaine des Couronnes n’empêchent pas l’usage de nombreuses forces et principes mystiques, il apparaît que les éternels pèlerins montrent une certaine aversion face aux démonstrations magiques qui menèrent pourtant leurs ancêtres dans cette dimension.

Face aux arpenteurs planaires, les Âân’lâât se montrent généralement méfiants, mais offrent malgré tout le gîte et le couvert. Ils parlent facilement de Cyânh-Rêên et de leur peuple, mais ignorent presque tout du reste du Dédale dimensionnel des Sept. Tyânlâât est pour eux une sinistre puissance, source de leur malédiction, mais ils savent que leurs mises en garde quant au pouvoir corrupteur de la divinité sont inutiles, ceux qui parviennent à traverser le dédale jusque-là viennent pour quelque chose, et les Âân’lâât savent pouvoir troquer leurs informations contre de précieuses ressources.

Voyageurs : L’influence de Tyânlâât-des-Sept est telle que nul arpenteur planaire n’a encore fait le choix de séjourner durablement dans Cyânh-Rêên. Il existe quelques vestiges de haltes en pierres empilées, aux abords des passages donnant sur le dédale, mais ils ne servent guère qu’à se protéger des tornades les plus violentes.

Les Âân’lâât ont cependant accueillit plusieurs voyageurs égarés, qui semblent avoir résisté aux tentations offertes par Tyânlâât. Ces individus se sont facilement intégrés parmi les communautés nomades, apportant des connaissances et des objets de pouvoir depuis lors considérés comme des reliques.

Les éternels pèlerins ont également le souvenir de mystérieux visiteurs, qui apparurent un peu partout dans la plaine, dans un court laps de temps. Les Tââ’lâât ne furent jamais très nombreux, mais il en apparaît encore de temps à autre. Tombés des étoiles, les membres de ce peuple sont physiquement très semblables aux Âân’lâât dans leur diversité, ils semblent cependant insensibles aux visions tentatrices de Tyânlâât-des-Sept, bien que leur simple présence amplifie leur puissance pour ceux qui se trouvent autour d’eux. Les Tââ’lâât ne parlent jamais du lieu d’où ils viennent, bien qu’ils arborent des vêtements et parures d’un grand raffinement. Ils ne portent pas d’armes mais maîtrisent une forme rudimentaire d’évocation leur permettant de susciter des éclairs d’énergie. Ils ne viennent que pour faire du négoce avec les Âân’lâât et se tiennent à prudente distance de la forme physique de Tyânlâât. Après un bref séjour dans la plaine herbeuse, les Tââ’lâât se contentent de disparaître, retournant sans doute dans leur domaine céleste.

Sites notables : Cyânh-Rêên est un lieu connu de nombreux peuples à travers le Multivers, source d’une terrible corruption, creuset de malédictions pouvant dévaster des mondes, le Domaine des Couronnes attira de tous temps d’intrépides et ambitieux arpenteurs planaires. Certains parvinrent même à bâtir de grands édifices dans l’ombre de la manifestation physique du dieu.

Le Palais du Yozoon-Kwataï est un ensemble de bâtiments dont l’architecture Illithid dissuade à elle seule la plupart des voyageurs. Les dômes aux vitraux de verre noir ont tous été brisés, et une grande force semble s’être déchaînée au cœur de la structure centrale. Le palais était celui d’une puissante liche illithid, qui dans sa quête du pouvoir succomba aux murmures de Tyânlâât-des-Sept. Durant mille ans, le Yozoon-Kwataï imposa son règne sur plusieurs mondes des Anciens Domaines Reigar, grâce à la Couronne de la Suprême volonté. Nul ne semblait pouvoir s’opposer à ce terrible fléau, mais le pouvoir corrupteur obtenu dans Cyânh-Rêên se déchaîna soudainement, faisant pleuvoir mille catastrophes qui réduisirent à l’état de ruines toutes les grandes métropoles, et à l’état de cendres toute la population du vaste empire stellaire. Le palais est l’ultime témoignage d’une ère oubliée de tous, il renferme encore bien des cryptes protégées par des glyphes psioniques, et les curieux peuvent y découvrir une civilisation entière, éradiquée en une brève journée par le pouvoir de l’une des couronnes de Tyânlâât-des-Sept. Cette dernière se trouve toujours au sein du Plan Matériel Primaire, égarée entre les mondes, mais servant de lien à la sinistre entité qui peut ainsi influer sur les ambitions des plus vils.

Le Village Âân’lâât est une grande halte aménagée dans un ensemble de collines, à plusieurs jours de marche de la manifestation physique du dieu. Les premières générations Âân’lâât qui décidèrent de s’adapter à leur nouveau foyer décidèrent de creuser les collines, suffisamment loin de l’inquiétante et colossale statue, tout en restant malgré tout en vue de celle-ci. Ils aménagèrent entrepôts et habitations et purent même rassembler quelques animaux égarés à la lisière de la forêt, créant un troupeau d’herbivores. Toutes ces initiatives déplurent clairement à Tyânlâât, qui déchaîna son pouvoir contre les intrus. Les Âân’lâât qui leurs succédèrent évitent toute la région autour du village, mais les voyageurs pourront y trouver un abri sûr, ainsi que des provisions séchées.

Les premiers Âân’lâât laissèrent également des tablettes d’argile sur lesquelles ils gravèrent les récits de leurs périples à travers le dédale. Cette somme de connaissances sera extrêmement utile à n’importe quel arpenteur planaire, bien qu’il faudra consacrer beaucoup de temps à sa transcription sur un support moins fragile.

Vortex connus : Comme pour le reste du Dédale dimensionnel des Sept, Cyânh-Rêên ne possède aucune connexion avec les autres plans d’existence. Il faut obligatoirement arpenter les méandres physiques du dédale pour rallier le Domaine des Couronnes. Une rumeur circulant parmi les Âân’lâât voudrait cependant que les vestiges du Palais du Roi Lyonir le Transfigurateur abrite encore une allée de statues représentants de majestueux Célestes aux ailes déployées, forgées dans des alliages sertis de runes. En réalité, les statues renfermeraient chacune l’essence d’un être des Plans Supérieur, dans laquelle le Transfigurateur, aidé de la Couronne de Mortessence, pouvait dit-on puiser pour ouvrir des passages menant où bon lui semblait. Le palais est particulièrement piégé, et nul n’a encore trouvé cette fameuse allée de statues.

Phénomènes magiques : Le Domaine des Couronnes peut sembler hospitalier pour qui arpente depuis longtemps le Dédale dimensionnel des Sept, mais la vaste plaine aux herbes sombres recèle un véritable danger pour ceux qui la découvre. Les Âân’lâât nomment le phénomène du nom de câm’shâr, le Vent capturant, il s’agit du vent ordinaire soufflant sur la plaine, et provoquant un phénomène hypnotique laissant ses victimes amorphes, l’esprit totalement ouvert aux visions de Tyânlâât. Les Âân’lâât découvrent de temps à autre ces malheureux, en train de dépérir debout au milieu de la plaine, ils prennent soins de ceux ayant suffisamment de forces pour vivre, mais savent qu’une fois touchés par le câm’shâr, les voyageurs restent fragilisés tant qu’ils séjournent dans Cyânh-Rêên.

Altérations planaires : Toute forme de divination est ici neutralisée. Seuls ceux des Âân’lâât de la lignée Gâ’âl peuvent accomplir des augures, avec cependant des résultats fortement influencés par la volonté de Tyânlâât. Une clé de sort existerait, consistant en une pinte de sang d’un Gâ’âl pour chaque niveau du sort de divination devant être incanté, mais même ainsi, un mage devrait se considérer comme de trois niveaux inférieurs à la normale.

Si la magie de l’Air est plus intense dans le ciel de Cyânh-Rêên, seuls des Elémentalistes maîtrisant des connaissances mystiques supérieures peuvent espérer tirer un avantage de cette puissance. Seuls eux en effet comptent leurs sorts basés sur l’Air comme étant de deux niveaux supérieurs à la normale.

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5 réflexions sur “Cyânh-Rêên, le Domaine des Couronnes

  1. drôle d’idée d’aller se chercher une couronne maudite, je préfère aller chez le nain du coin!

  2. En même temps, quand tu as traversé tout le bazar, une courone comme loot, c’est le minimum!

  3. ça fait un ensemble de demi-plans bien méchants, il faut vraiment vouloir emprunter ce dédale pour aller quelque part… Ou alors qu’un meujeu mal intentionné nous y jette!

  4. On peut facilement devenir le roi des cons dans ce coin, non?

  5. C’est plus pratique quand on nous tente avec un simple anneau. Une couronne, c’est un peu trop ostentatoire ^^

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