Vor’naja aux jungles cthoniennes

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : D (diamètre équatorial de 2 857km)

Rotation : 87 heures

Révolution : 1740 jours

Lunes : Jal’uru

Population : 218 476 At’uru, 102 587 Runaï, 98 547 Korjat

Trame magique : Tellur resserrée (+)

Durant l’Âge des Légendes, Vor’naja est un monde satble et apaisé, dont la surface montagneuse est recouverte par une jungle pourpre abritant d’innombrables variétés animales et végétales. Des vents violents soufflent d’un pôle à l’autre, et une longue période de mousson fait déborder les fleuves autour de l’équateur.

Les At’uru se rassemblent dans les contreforts boisés des plus hautes chaînes montagneuses, là où les prédateurs sont moins nombreux, et où se trouvent leurs mines. Les vallées sont laissées aux Korjat, des vassaux Grommam dont les Chamanes vénèrent des esprits de la Terre et servent ainsi le Vordokamha jusqu’au début de l’Âge des Conquérants. Les Runaï sont également vassaux des At’uru et ont migrés depuis les Plans Primordiaux jusque dans les entrailles du monde, où ils cultivent de nombreux cristaux organiques.

Ports d’accueil : Sans la capacité de Saut stellaire de leurs maîtres Reigar, les At’uru emploient le spelljamming en faisant appel à des Timoniers de peuples qu’ils ont su asservir. Sur Vor’naja, ce sont les Korjat qui assurent cette fonction, et qui bénéficient ainsi d’une grande autonomie. Durant l’Âge des Légendes, les communautés Korjat sont peu nombreuses, disséminées à travers toute la jungle planétaire. Primitifs et violents, les Grommam ont adaptés les coutumes tribales de leurs maîtres, et redoutent les Reigar, avec qui ils n’ont pratiquement jamais aucune interaction. Les Chamanes règnent sur les communautés et se contentent d’entretenir leur réputation. Les grandes cités verticales de leurs descendants n’existent pas, mais les villages Korjat abritent toutefois les bases d’un artisanat qui mettra plusieurs siècles à se développer, pour engendrer ensuite des nefs typiques de la culture qui sera un jour dominante sur Vor’naja.

Ressources : A cette époque, Vor’naja est surtout connue pour ses jungles minérales et souterraines, où les puissants Runaï cultivent différentes variétés de cristaux en mesure d’alimenter des spelljammers. Les Reigar prélèvent une grande part de cette richesse mais les At’uru commencent également à s’intéresser à ce pouvoir. Les Runaï vivent loin de la surface et entretiennent leur isolement, ils sont rivaux des At’uru, tout en étant officiellement leurs vassaux. Héritiers d’un fragment de connaissance mystique octroyé par les Reigar, ils sont clairement les maîtres du monde souterrain, et font du négoce avec d’autres peuples des Fontaines stellaires.

Cultures : Bien que deux fois moins nombreux que leurs maîtres At’uru, ce sont les Runaï qui dominent Vor’naja, cela jusqu’à leur extermination au début des Âges sombres. Favoris des Reigar, ils forment une culture mystique combinant harmonieusement rituels stellaires et magie primordiale. Liés au Minéral, ils vivent dans des entrelacs de branchages cristallins puisant dans le cœur du monde. Il est probable que les prodigieuses ambrémeraudes employées durant l’Âge des Prétendants soient le fruit d’une singulière alchimie entre ces antiques minéraux vivants et les énergies de la Grande Conjonction des Plans.

Les Runaï vivent en petites tribus d’une trentaine d’individus, chacun consacre son existence à étudier les grands principes magiques au cœur de la culture souterraine. L’individu le plus puissant guide les autres et donne ainsi une certaine orientation à la tribu. Les Reigar encouragent cette approche et dispensent régulièrement de nouveaux enseignements, qui sont ensuite adaptés par les Runaï en fonction des traditions tribales. Peu avant leur extermination par les At’uru, il est intéressant de noter que huit grandes tribus existent dans les jungles cthoniennes de Vor’naja, et qu’elles suivent les grands principes des écoles philosophiques, qui formeront la base des pratiques magiques à travers les Sphères Connues.

Encore peu nombreux à cette époque, les Korjat engendreront par la suite une culture brillante qui traversera les âges, mais en ayant été récemment capturés durant les premières conquêtes de leurs maîtres, ils forment présentement un groupe minoritaire et primitif. Les Chamanes sont nommés Ko’rama, ils sont les dépositaires de l’ensemble des traditions de leur peuple et sont les seuls à percevoir un avenir sans la présence At’uru pour leur dicter leur conduite. Ils vénèrent secrètement les Reigar tels des grands esprits cosmiques, et pendant longtemps, chercheront à s’attirer les faveurs de ces êtres qui semble-t-il, ne les remarqueront même pas.

En harmonie avec la jungle planétaire, les Korjat conservent précieusement les connaissances octroyées par les At’uru concernant la pharmacopée de Vor’naja. Une bonne partie des activités quotidiennes de la tribu consiste d’ailleurs à collecter les nombreuses essences végétales autour de campement, afin de préparer baumes et onguents qui sont ensuite amenés aux tribus At’uru, en échange d’armes en pierre ou de nouvelles connaissances.

Les Naja’uru règnent dans les contreforts boisés du monde. Guerriers redoutables, leurs rangs ont été décimés durant une tentative avortée de prendre le pouvoir aux Reigar. Ils pansent leurs plaies depuis plusieurs siècles, et seront à l’origine du soulèvement At’uru au début des Âges sombres. Sur Vor’naja, leur tribu en domine trois autres, qui seront toujours considérées comme mineures, mais fourniront de puissants combattants durant les conflits tribaux. Tout naturellement, les communautés At’uru se sont tournées vers la chasse, car les grands prédateurs sont extrêmement nombreux, et dominent sans partage de vastes régions de la jungle planétaire. Les générations de l’Âge des Légendes ont même adoptées quelques traits communs avec leurs ennemis, et ont fait de ces atouts primitifs des marques d’honneur.

Considérés comme sauvages et de peu de confiance, les At’uru de Vor’naja ont développés une culture centrée sur la chasse. Leurs cités ne seront jamais autant développées que celles des autres tribus, et ressembleront longtemps à de grands campements. Les Naja’uru bâtissent indifféremment au sol ou dans la canopée, leur architecture reste primitive mais particulièrement chargée en gravures et peintures, ils préfèrent piller les ressources de leurs voisins, consacrant beaucoup de temps à organiser des traquenards amenant de nouvelles proies sur leurs terrains de chasse. Les meilleurs guerriers Naja’uru sont ceux ayant pu traquer un Reigar, mais ce type d’exploit reste un secret au sein de la tribu, car les représailles pourraient tout simplement voir la planète ravagée par la magie des Mages.

Sites notables : Les bouleversements géologiques des ères suivantes n’ont pas encore frappé Vor’naja, qui reste une planète montagneuse couverte par une jungle ancienne. Le monde souterrain est une richesse inestimable, aussi bien pour les Runaï que pour les Reigar, qui envisageront longtemps d’en faire un amplificateur pour le rayonnement lointain de Kamha, mais ne parviendront jamais à compléter les rituels stellaires nécessaires.

Les Sanctuaires A’Tigam serviront plus tard à entreposer le fruit de campagnes militaires à travers les Sphères Connues, mais durant l’Âge des Légendes, ces lieux sont consacrés à de singulières traditions liées à la chasse. Au cœur de chacun des trente-huit sanctuaires se trouve un passage planaire menant au Demi-plan de Kanu’Tigam, déjà nommé la Jungle aux murmures par les puissants chasseurs At’uru qui viennent y sacrifier les plus terribles prédateurs de la planète.

Les Naja’uru, et plus tard bien d’autres tribus At’uru, pensent pouvoir transférer l’essence des grands prédateurs vers Kanu’Tigam, puis les rejoindre à la fin de leur vie afin de les traquer à nouveau. Durant l’Âge des Conquérants, les derniers chasseurs ont appris à croire en l’âme migrant vers les Plans de la Roue, ils adapteront les rituels inscrits dans les sanctuaires au sein du Demi-plan afin que pouvoir séjourner pour l’éternité sous la forme de spectres.

Les Cavernes résonnantes sont situées au cœur du domaine Runaï, elles seront englouties dans le cataclysme suivant la Seconde vague Xix. Engendrées par les Reigar, elles contiennent les plus anciennes variétés de cristaux vivants et servent aux Mages pour façonner des rituels spécifiques, liés au Minéral. Peu avant leur extinction, les Runaï découvrent un procédé proche de celui de l’Ascension, certains de leurs mages parviennent à l’employer au sein des cavernes, mais endommagent grandement les fragiles structures cristallines. Nul n’a ensuite souvenir de ces individus, mais une rumeur perdurera longtemps, indiquant leur présence au sein des Plans de la Roue ancienne.

Jal’uru

A l’extérieur du système de Nislaam, Jal’uru est un haut lieu pour les aventuriers At’uru, qui se rassemblent au sein de petites communautés perchées dans la vaste canopée lunaire. Jusqu’au début de l’Âge des Conquérants, l’astre sera toujours laissé à l’état sauvage, avec une population réduite et dominée par les membres de la tribu Nask’uru. Guérisseurs réputés, ils comptent parmi les rares At’uru à maîtriser une forme structurée de magie, très proche des principes Kuraa-Vacuu.

Etrangement, les Reigar ne s’intéressent guère à cette tribu mystique qui jouit ainsi d’une grande indépendance. Les villages canopéens des Nask’uru sont régulièrement visités par des voyageurs originaires des autres mondes du système, et les plus jeunes sont envoyés comme guérisseurs afin de se former au contact des autres tribus. Bien que les Nask’uru puissent passer pour des pacifistes, ils restent avant tout des At’uru qui rejoignent très tôt le Vordokamha et développent tardivement de terrifiants pouvoirs de régénération, donnant à leurs guerriers la réputation d’invincibilité liée à leur peuple.

La jungle lunaire est régulièrement le théâtre de batailles sanglantes entre At’uru et descendants des Pyelk, un ennemi d’outresphère ayant par le passé tenté de prendre le contrôle du système, mais qu’un ruineux conflit face aux Reigar affaiblis au point que l’espèce s’éteignit rapidement peu avant le début des Âges sombres. Jusque-là, des tribus hantent la jungle de Jal’uru et se regroupent régulièrement autour des épaves de spelljammers de leurs ancêtres, qui s’échouèrent à la bordure du système de Nislaam. Les Pyelk ne cessent de régresser et vont jusqu’à perdre l’usage d’un langage structuré. Durant les derniers millénaires de l’Âge des Légendes, ils sont considérés plus généralement comme des animaux que comme des adversaires digne d’intérêt par les At’uru.

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Catégories : Âge des Légendes, Temporum Spherae | Étiquettes : , , , , | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “Vor’naja aux jungles cthoniennes

  1. déjà que c’était un endroit où ne pas aller dans le « présent », alors avec des Reigar et des singes à quatre bras, encore moins!

  2. Bonne idée de transposer les Sphères connues vers une époque différente. Mais quel boulot!

  3. les rapports de force sont intéressants à imaginer, les caractéristiques des At’uru étant élevées, un aussi grand nombre regroupé dans un même système doit pouvoir contrebalancer les Reigar de cette époque

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