Naa’setaï, aux Forges nébuléennes

Sphère de cristal : Sphère de Naalaï

Type de monde : Sphérique gazeux

Echappée : 8 tours

Taille : F (diamètre équatorial de 48 634km)

Rotation : 98 heures

Révolution : 583 jours

Lunes : Naa’palaï

Population : 485 369 Naa’liith, 367 482 Naa’sanaa

Unique planète du système Naalaï, Naa’setaï se tient au milieu de nombreux amas de débris rocheux disséminés sur son orbite, vestiges d’un chapelet de lunes telluriques dont se souviennent encore les Naa’liith. D’autres géantes gazeuses existaient jadis dans ce système, mais leur atmosphère s’est mêlée aux nuées de gaz emplissant l’espace, pour finalement fusionner avec elles. Naa’setaï apparaît pour sa part comme constituée d’un mélange particulier d’éléments, limitant la dilution de son atmosphère, mais le phénomène l’atteint tout de même et quelques observations anciennes mentionnent un diamètre équatorial plus important de quelques centaines de kilomètres.

La haute atmosphère est occupée par un mélange de gaz spatiaux et d’éléments propres à la planète. Une très forte gravité s’exerce dans cette région, et de nombreuses îles rocheuses dérivent au milieu de vents violents et de nuées toxiques. Les communautés établies sont peu nombreuses, car la planète traverse plusieurs amas de débris durant sa révolution, qui s’enfoncent dans la haute atmosphère avant d’être déviés par le puits gravifique.

La vaste zone médiane de Naa’setaï est une immensité où soufflent des vents chauds. Des îles rocheuses moins nombreuses que dans la haute atmosphère dérivent en archipels et supportent une luxuriante végétation. Les dix plus grandes îles de cette région furent autrefois aménagées en larges bassins alimentés par des vortex liés au Plan Elémentaire de l’Eau, ce sont encore les seules sources disponibles sur ce monde, ce qui limite le développement des populations organiques, et favorise celui des peuples cristallins.

Le cœur de Naa’setaï est un brasier autour duquel se manifeste une tempête éternelle que nul navire ne peut espérer traverser. Des oracles mentionnent régulièrement la présence de cités anciennes en ces lieux tourmentés, mais aucun aventurier ne s’est encore risqué dans cette région.

Ports d’accueil : Les Naa’liith sont des conquérants ayant fait de ce monde leur domaine principal. Regroupés dans des communautés limitrophes à la haute atmosphère, ils basent l’essentiel de leur culture autour de grandes nefs cristallines avec lesquelles ils peuvent fusionner. Nizzi’nir est considéré comme le principal port spatial de cette région, avec ses grands puits pouvant accueillir une trentaine de Starjammers Naa’liith, et autant de bâtiments d’autres peuples.

La cité est essentiellement souterraine, érigée autour du plan gravitationnel de l’île, au sein de grandes cavernes reliées par des puits. Les quartiers ouverts aux autres peuples sont aménagés près de la surface, tandis que les habitations Naa’liith se rassemblent au cœur de l’île, autour d’une caverne centrale où flotte un Node, source de vie cristalline et de pouvoirs pour les mages.

Egalement connue sous le sobriquet de Cité aux cent facettes, Nizzi’nir est depuis peu devenue le cœur politique du Naa’lii’Kaa’noor, l’Empire du cristal vivant. Les quartiers extérieurs furent longtemps réservés à des aventuriers et autres mercenaires d’outresphère, ils étaient isolés des zones portuaires et une forte milice Naa’liith était en permanence mobilisée. La transformation de ce vaste réseau de cavernes affleurant à la surface de Naa’setaï en une série d’enclaves et d’ambassades prit peu de temps, et fut lancée par un groupe de porteurs des principales lignées Stellaires du Naa’lii’Kaa’noor. Les sombres galeries encombrées de détritus ont cédées la place à des allées aménagées à travers des amas de cristaux lumineux. Toutes les ambassades disposent d’environnements proches de ceux de leur monde d’origine, les Naa’liith laissent chacun en charge de ses propres affaires et maintiennent simplement une milice composée de golem cristallins, discrètement intégrés aux parois ornées de fresques.

Les voyageurs n’ayant aucun motif politique pour venir à Nizzi’nir peuvent toujours faire escale dans Port Nal’taal, une petite enclave d’aventuriers et de contrebandiers officiellement rentrés dans le droit chemin. Les facilités portuaires de ce quartier peuvent accueillir une douzaine de nefs de moyen tonnage, dans une gravité réduite et au beau milieu d’un dédale d’épaves aménagées formant le cœur de Port Nal’taal. L’enclave est parfois considérée comme indépendante du reste de la cité, mais il n’en est rien, et il arrive parfois que les autorités du Naa’lii’Kaa’noor viennent fermer les commerces illégaux les moins discrets. Cela étant, la place est réputée, appréciée, aussi bien par les voyageurs désireux d’écouler des marchandises douteuses que par les ambassadeurs en quête de plaisirs interdits.

Ressources : Naa’setaï est connue pour ses importantes ressources minérales, ainsi que pour sa faune atypique, dans un système dominé par des lunes arides. Jusqu’au début de l’Ère des Scellements, la Porte de Naa’kii’naal voyait transiter d’importantes quantités de richesses en provenance d’une dizaine de Sphères forgéennes. Bien que depuis lors, le négoce soit réduit, la Porte est encore connue comme un lieu de transit, et dispose d’un zocalo majoritairement dominé par les clans Naa’sanaa.

Les archipels de la région médiane offrent également une flore diversifiée et soigneusement préservée par les différents peuples qui se succédèrent à leur surface. Vignes sauvages et fruits géants se sont développés librement dans des cavernes à l’abri des vents violents, et sont depuis longtemps des denrées particulièrement prisées par les peuples organiques de la Sphère de Naalaï. Une créature, le Caa’nac, a depuis longtemps été domestiqué et sers autant de mets de choix que de monture. Tous les clans Naa’sanaa disposent de troupeaux de ces reptiles volants, et en font le commerce à travers les Orbes flamboyants.

Cultures dominantes : Les Naa’sanaa sont des vassaux du Naa’lii’Kaa’noor et participent à la grandeur de l’Empire depuis l’Ère des Scellements. Les Forgeurs nébuléens qui règnent sur les clans Naa’sanaa comptent parmi les plus grands artisans des Orbes flamboyants. Il se dit que grâce à leurs lignées Stellaires, ils peuvent façonner des alliages mystiques à partir de n’importe quel élément connu.

Il existe actuellement dix-sept clans dans lesquels la préservation de la pureté du lignage prime avant tout. Métissages et difformités sont éliminés sans remord, et seules quelques alliances inter-claniques sont tolérées, dans le but de fortifier certaines lignées Stellaires déclinantes.

Le Sa’dijaa est le chef du clan, il est généralement le plus puissant représentant de sa lignée Stellaire, mais peut ne pas être un Forgeur. Il arrive également que de trop jeunes héritiers ne puissent assurer cette difficile charge, et soient protégés par un Sa’nijaa, tuteur devant partager son autorité avec un conseil de représentants des familles rattachées au clan. De telles situations précèdent invariablement la chute du clan, déchiré par des questions de succession. L’autorité du Sa’dijaa est suprême et seuls quelques ambitieux peuvent oser la braver. La justice Naa’sanaa est expéditive et ne tolère pas la faiblesse. Une caste de juges errants, les Na’silaa, fait appliquer la Loi sans distinction de rang et représente un pouvoir politique puissant, rallié à la cause impériale.

En dehors des Forgeurs nébuléens, qui disposent de privilèges et d’une influence incontestable au sein de leur clan, il existe également plusieurs charges qui se sont développées durant les derniers siècles, au contact des autres cultures du Naa’lii’Kaa’noor. La Sa’majaa est une sorcière ayant fait le choix de suivre des enseignements extérieurs, et manipulant des formes magiques considérées comme exotiques. Parmi les dix-sept clans Naa’sanaa, onze Sa’majaa sont reconnues pour leurs pouvoirs et forment chacune une dizaine de femmes à leur succession. La caste est exclusivement féminine, car la magie est par tradition une force excluant les mâles. Les Na’kimaa sont des représentants des clans Naa’sanaa tenant lieu d’ambassadeurs, non seulement sur les mondes impériaux, mais également outresphère. Nés d’ambitions personnelles parmi les Na’silaa, ils ont récemment acquit leur indépendance et sont d’excellents stratèges et conseillers militaires pour des peuples vassaux de l’Empire du cristal vivant.

Le clan Naa’sanaa se regroupe sur un archipel de la région médiane, avec au cœur du territoire une source d’eau potable. Le territoire est morcelé entre les différentes familles porteuses des différents pouvoirs liés à la lignée Stellaire. Le Sa’dijaa rassemble régulièrement les chefs des familles, aussi bien pour parler du partage des ressources que pour célébrer des héros anciens. Les tensions entre membres des différentes familles ne cessent de croître depuis plusieurs générations, car la quête de la pureté du lignage réduit fortement le renouvellement du sang, et engendre de plus en plus souvent des nourrissons jugés impurs. Seuls les Na’kimaa perçoivent une voie possible pour leur peuple, mais ils restent minoritaires, et leur idée de métissages avec d’autres espèces les fait souvent passer pour des traîtres.

Les Forgeurs nébuléens tiennent lieux d’armée pour les clans Naa’sanaa, ils ne suivent aucune formation militaire mais développent en parallèle de leurs dons Stellaires des intuitions martiales souvent surprenantes, qui les amènent à rivaliser avec des combattants aguerris. Les dissensions entre clans limitent cependant fortement toute tentative d’alliance entre les Forgeurs, ce qui jadis permit aux conquérants Naa’liith de soumettre facilement les clans divisés.

l’Empire du cristal vivant est représenté sur Naa’setaï par quelques centaines de milliers de Naa’liith préférant se regrouper dans de vastes métropoles proches de la haute atmosphère, où leurs habitats cristallins peuvent se développer sous des pressions proches de celles de leur environnement originel. Profitant du champ magique du seul monde de la Sphère de Naalaï, les Naa’liith servent le Naa’lii’Kaa’noor en étudiant les lignées Stellaires de leur peuple, et en cherchant des moyens pour les fortifier.

Chacune des cités est autonome, se spécialisant dans le renforcement d’une lignée Stellaire qui domine la vie publique, les lois et traditions impériales sont respectées à la lettre, les Naa’liith respectant les notions de discipline et de rigueur. Comme partout ailleurs à travers l’Empire, un Ga’laa’taa dirige la métropole et représente le membre le plus puissant de sa lignée. Il est entouré par un conseil formé d’individus aux spécialités reconnues, qui sont choisis par le peuple en fonction des orientations annoncées par le Ga’laa’taa. Les Naa’liith peuvent ainsi contester les décisions de leur seigneur, à travers les conseillers du Ga’na’lii.

La cohabitation avec les Naa’sanaa s’est toujours bien déroulée, chacun vivant dans des régions aux contraintes très différentes. Les échanges sont rares mais cordiaux, les Forgeurs nébuléens viennent régulièrement prêter assistance dans les conflits opposant les Naa’liith à d’autres peuples, et les nefs cristallines servent à transporter marchandises et individus en provenance des archipels de la région médiane.

Sites notables : Naa’setaï est un monde géant ayant en son sein suffisamment de ressources pour voir la Vie proliférer. Comme partout ailleurs à travers les Sphères de la Forge stellaire, l’intervention des peuples de la Triade primordiale a profondément affectée l’évolution des espèces douées de conscience, et si les Naa’sanaa représentent désormais l’ethnie locale dominante, bien d’autres peuples se sont succédés sur les archipels de la région médiane, laissant derrière eux des témoignages parfois étranges.

Les Captes-larmes sont d’immenses structures métalliques permettant à de grands filets, également composés de treillis forgés, d’attraper l’humidité des nuages que certaines petites îles extérieures aux archipels principaux traversent régulièrement. Les Naa’sanaa ignorent qui érigea ces structures, mais elles fournissent une précieuse ressource pour leur peuple, et sont donc souvent au cœur de conflits opposant les clans. Les communautés établies autour des Captes-larmes disposent d’importants troupeaux de Caa’nac, de grands reptiles ailés capables de transporter des charges d’une île à l’autre. De même, le cuir de Caa’nac est employé pour la conception de grandes outres pouvant contenir des quantités importantes d’eau potable.

Il subsiste une cinquantaine de Captes-larmes, trois fois plus étaient autrefois en activités, mais des conflits opposant les clans Naa’sanaa entraînèrent de terribles destruction. Les Forgeurs nébuléens tentèrent à maintes reprises de bâtir de nouvelles structures, mais les techniques anciennes n’ont encore jamais pu être égalées, et les vents brûlant de Naa’setaï ont tôt fait de mettre à bas ces pâles copies.

Les îles du Juu’ga’naat forment un groupe bien particulier de débris rocheux frôlant la région tourmentée du cœur planétaire et se déplaçant à une très grande vitesse. L’évènement reste rare, mais il arrive que les Juu’ga’naat viennent percuter des îles, semant mort et destruction sur leur passage. On dénombre six îles dans ce groupe, toutes couvertes par des ruines anciennes remontant à un âge ayant succédé de près à celui de la Triade. Il apparaît clairement qu’une conscience malfaisante commande aux îles, et ceux qui parvinrent à rallier leur surface découvrirent des empilements de squelettes au milieu de brumes empoisonnées.

Les structures visibles sont toutes en ruines, semblant avoir poussées à partir d’un matériau organique depuis longtemps pétrifié, mais plusieurs accès vers des cavernes ont été repérés. Les explorateurs qui tentèrent de s’y rendre ne revinrent malheureusement jamais.

Certains sages parmi les Naa’liith estiment que ceux qui érigèrent ces structures sur les Juu’ga’naat cherchaient à faire des îles un moyen de transport adapté au Vide. Nul ne peut imaginer comment ces êtres mystérieux comptaient faire échapper des milliers de tonnes du puits gravifique de Naa’setaï, mais l’expérience semble avoir échouée, tout du moins en partie, car quelque chose donne bien une impulsion aux six îles, cela malgré les millénaires écoulés.

La Forge nébuléenne du clan Na’sanaa des Sa’ti’laat est connue pour la production d’un alliage unique à partir de l’air lui-même. La plupart des autres forges de ce type sont également renommées pour des combinaisons de matériaux surprenants, mais les Sa’ti’laat ont su intelligemment vanter les mérites de leur ni’riit, aussi connu sous le nom de souffle imparable. La Forge nébuléenne possède toutes les caractéristiques d’une structure érigée plusieurs millénaires auparavant, avec de grandes dalles concentriques disposées en trois larges cercles entre lesquels sont disposés les fournaises nébuléennes, des sphères richement ornées de symboles mystiques et captant l’énergie des étoiles, à son tour employée par les Forgeurs Na’sa’naa détenteurs des lignées stellaires propres à leur peuple. Les dalles monolithiques sont couvertes par des fresques narrant les hauts-faits des Forgeurs nébuléens, et certains sages ont notés qu’il devait autrefois exister un quatrième cercle intérieur, mais dont les dalles levées ont depuis longtemps disparues. Certains estiment que les Forges nébuléennes furent façonnées par un peuple ancien, et qu’un évènement poussa les Na’sa’naa à en effacer toute trace dans leur Histoire.

Naa’palaï

L’unique lune de Naa’setaï est un astre de roches froides, doté d’une atmosphère saturée par des gaz toxiques pour la majorité des peuples organiques de cette Sphère de cristal. Les Naa’liith sont par contre nombreux à venir en ce lieu, car l’unique combinaison de gaz atmosphériques favorise le développement de leurs rejetons. De fait, la petite lune est considérée comme un lieu sacré au sein du Naa’lii’Kaa’noor, et une flotte reste en permanence en orbite, prête à repousser quiconque tente de se poser sur Naa’palaï.

Plusieurs grandes cités souterraines abritent de véritables pouponnières où les Naa’liith viennent déposer leur progéniture, qui baigne dans un mélange concentré de gaz amenés de la surface, et purifiés selon d’antiques principes. Les jeunes générations nées en ces lieux se sont également révélées détentrices de dons stellaires particulièrement puissants, et nombreux sont ceux au sein du Naa’lii’Kaa’noor qui voient là l’émergence possible de nouveaux Immanents Naa’liith.

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Catégories : Les Sphères de la Forge stellaire, Sphères de cristal | Étiquettes : , , , , , , | 2 Commentaires

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2 réflexions sur “Naa’setaï, aux Forges nébuléennes

  1. ce sont donc des forges qui fusionnent les éléments grâce à la lumière, ou il s’agit d’un phénomène purement magique?

  2. Il va falloir détailler un peu ces différentes forges, mais ça sent le warforged à un moment ou un autre!

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