Tokoruu, aux nectars brûlants

Sphère de cristal : Sphère de Kossoruu

Type de monde : Sphérique rocheux

Echappée : 2 tours

Taille : D (diamètre équatorial de 4 682km)

Rotation : 44 heures

Révolution : 820 jours

Lunes : Aucune

Population : 783 541 To’kaan, 523 649 Su’ka’nii

Septième planète du système Kossoruu en partant du soleil rouge Kos, le monde de Tokoruu fut le cœur d’un grand empire sorcier ayant jadis annexé pas moins de cinq systèmes forgéens.Une ère de paix s’est depuis étendue sur ce monde, où se côtoient deux civilisations très différentes.

La planète est un désert de sable rouge où prédominent des températures difficilement supportables par les autres peuples de la Forge. De terribles tempêtes soufflent dans la zone équatoriale, mais épargnent aussi bien les trois grands déserts septentrionaux, séparés entre eux par de hautes chaînes montagneuses, que les plaines sèches du Sud, qui durent jadis abriter un océan, depuis longtemps disparu. Les pôles sont pour leur part dominés par de larges massifs rocheux, où plusieurs civilisations se sont développées.

Ports d’accueil : La flotte marchande du Nogg’ra’kaan, forte de trois centaines de gros porteurs, dispose d’un nombre conséquent de mouillages planétaires. Chacun des huit Na’kaal entretient plusieurs grands ports spatiaux sur son domaine, mais le plus important reste sûrement Na’faal, qui abrite cinquante milliers d’habitants, la forteresse du seigneur Ma’kaat’Raalm ainsi que les plus grandes forges To’kaan de Tokoruu.

Na’faal conserve encore les imposants ouvrages défensifs d’une ère lointaine, durant laquelle les menaces tombant du ciel étaient rares. De massives murailles s’élèvent à soixante mètres de haut et renferment plusieurs garnisons, des armureries ainsi que des entrepôts où sont toujours stockés vivres et eau. Cinq vénérables lignées Stellaires se consacrent exclusivement à la protection de la métropole et assurent une telle dissuasion que le crime n’a jamais pu s’organiser. La cité est ainsi connue pour être la plus sûre de tout le Nogg’ra’kaan, et attire de nombreux marchands qui peuvent transborder leurs biens aux pieds des seize larges plateformes isolées au fond de cavernes à ciel ouvert. A partir de là, beaucoup sont chargées sur les dos de reptiles géants, qui forment de longues caravanes en partance pour d’autres cités.

Le Na’kaal Ma’kaat’Raalm règne d’une main de fer sur son peuple, et sa justice est expéditive, mais néanmoins juste. Sa lignée Stellaire confère aux siens la capacité d’accroître sa force physique lorsqu’il subit des blessures, et bien peu de To’kaan peuvent ou osent se mesurer à un guerrier de la lignée Raalm. Le seigneur encourage et protège les traditions guerrières dans Na’faal, et toutes les pratiques Ka’ta’jaan sont représentées. De grandes festivités sont régulièrement organisées autour de joutes officiellement amicales entre adeptes des Ka’ta’jaan, mais les Na’kaal et leurs vassaux utilisent ces opportunités pour régler leurs comptes, protégés par les lois anciennes de la guerre.

Su’lii’naa est pour sa part le plus grand port spatial Su’ka’nii. Il s’étendait jadis sur près de dix fois sa superficie actuelle, et de vastes quartiers abandonnés depuis des siècles offrent autant d’abris pour des communautés de parias et de dangereux prédateurs. Le Sanctuaire Su’na’tii, comme est souvent désignée la cité, abrite plusieurs grands sanctuaires à partir desquels de puissantes sorcières entretiennent des traditions mystiques remontant parfois aux premiers temps de l’alliance avec les Kyzorii. Les Ka’naa’tii n’ont pas réellement d’influence en ce lieu, mais viennent chercher conseil lorsqu’elles forment leur cercle mystique.

La mère de Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa, l’actuelle Impératrice, fit restaurer un immense palais situé entre les Tours des Su’naa’ma, les cinq plus puissantes sorcières Su’ka’nii qui représentent un pouvoir discret mais bien réel.

Il se disait autrefois de la mère de l’Impératrice qu’elle était parfois et secrètement désignée sous le titre de Su’isaa, la Sixième, est qu’elle aurait participé au renforcement de plusieurs lignées Stellaires grâce à des rites sensément perdus. Sa fille serait également une adepte secrète des plus hauts cercles Su’na’tii, et porterait le même titre que sa mère.

La cité de Su’lii’naa est donc un lieu d’intrigues pour les Su’ka’nii, mais reste également un port spatial où un tiers de toutes les marchandises importées dans l’Empire sorcier de Su sont rassemblées, puis disséminées à travers le territoire. Les sanctuaires mystiques des Su’na’tii sont séparés des différents quartiers marchands accolés aux grandes plateformes réservés aux spelljammers. Les négociants et voyageurs d’outresphère sont ainsi rassemblés dans des zones entourées de murailles, et les empêchant d’approcher des vastes jardins aux essences exotiques, qui forment les domaines des sorcières. Ces quartiers marchands sont autant d’enclaves et servent également d’ambassades pour les autres peuples de la Forge stellaire, les Su’ka’nii viennent bien entendu y faire du négoce, mais également mener des affaires impliquant les autres mondes. Il ne règne pas véritablement de lois communes dans les enclaves, et chacun se doit de vaquer à ses propres affaires, sous peine de se voir mêler à des intrigues inextricables.

Bien qu’ils vivent dans la même cité, négociants étrangers et sorcières Su’na’tii n’ont que très peu d’interactions. Il en va tout autrement des Ka’naa’tii qui représentent officiellement ou officieusement le Ka’naama’sa, préparant ici en coulisses la politique impériale face à ses alliés, et surtout face à ses adversaires.

Ressources : Tokoruu est connue pour ses gisements pratiquement épuisés de nivandrite, à la base d’un alliage ayant autrefois servis à forger des nefs à la résistance exceptionnelle. Les mines septentrionales des To’kaan fournissent encore suffisamment de matière pour assembler quelques spelljammers, mais le gros des ventes de nivandrite se fait en fondant à nouveau de vieilles coques.

Le monde aux nectars brûlants est surtout renommé pour ses alcools particulièrement forts, pratiquement mortels pour certains peuples forgéens, et pour les immenses festivités permettant d’en écouler des quantités conséquentes. Les eaux de vie To’kaan font la prospérité du Nogg’ra’kaan depuis plusieurs décennies, à tel point que les anciennes traditions guerrières ont perdues leur sens pour de nombreux individus.

Cultures dominantes : Longtemps, les Su’ka’nii régnèrent sans partage sur l’ensemble des mondes de Kossoruu, ils sont alliés avec les Kyzorii qui les patronnent dans leur art mystique redoutable. L’Empire sorcier de Su, comme il est connu durant trois millénaires, inspire la crainte et forge autant d’alliances qu’il entame de guerres sanglantes. Puis, peu avant l’Ère des Scellements, les Kyzorii renoncent à leur pacte séculaire avec les Su’ka’nii, qui voient rapidement leurs pouvoirs décliner. Les tribus To’kaan commencent alors leur conquête des territoires impériaux, suivi par plusieurs vagues de conquérants natifs de l’exode vers les Sphères forgéennes encore reliées entre elles.

Malgré de nombreux revers de fortune, L’Empire sorcier de Su perdure et contrôle encore l’hémisphère austral de Tokoruu. L’Impératrice Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa règne depuis deux siècles et entame un renouveau mystique parmi les siens. L’empire est une magiocratie millénaire, et même si les prodiges d’antan ne sont plus accessibles, les Su’ka’nii restent maîtres de pratiques magiques exceptionnelles, et admirées de tous. Bien entendu, l’Impératrice est désignée parmi la lignée Stellaire dominante, elle subit de nombreuses épreuves, et les prétendantes d’autres lignées peuvent la défier et prouver leur valeur.

Une fois nommée, l’Impératrice choisie une représentante de chacune des lignées Stellaires Su’ka’nii afin de former le Ka’naama’sa, un cercle de conseillères en mesure d’appréhender les complexes affaires impériales. Le temps de la sélection est l’occasion de nombreuses intrigues, car même la représentante de la plus faible lignée peut être choisie, au détriment d’une autre au lignage prestigieux.

Toute la culture Su’ka’nii est conditionnée par la position de chacun vis-à-vis du Ka’naama’sa. Ceux et celles qui sont liés par le sang aux conseillères, nommées Ka’naa’tii, reçoivent des charges conséquentes et doivent s’adapter rapidement, tandis que les membres des lignages plus éloignés se retrouvent assignés à des tâches subalternes. La société Su’ka’nii est ainsi organisée qu’un puissant ayant le contrôle d’un vaste domaine, peut du jour au lendemain devenir le vassal de son vassal. Bien entendu, de nombreux passe-droit existent, et ceux ayant une expérience bien particulière subissent un traitement différent. Cette structure est également la cause de quelques troubles, mais depuis l’accession de Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa, le respect des lignées régnantes est bien plus fort.

Le quotidien est fortement influencé par la Grande voûte étoilée, une carte des étoiles de la Sphère de Kossoruu permettant de calculer conjonctions favorables et phénomènes cosmiques. Les Su’ka’nii ne croient pas à des entités supérieures mais ne peuvent que constater à travers les lignées Stellaires que les étoiles sont en mesure d’influer sur leurs actions. Bien sûr, bon nombre des prédictions quotidiennes appartiennent à un folklore couramment admis, mais il existe des abaques particulièrement précis, se combinant avec des formes anciennes de magie, qui permettent réellement de puiser dans des conjonctions cosmiques. Les maîtres de cette forme de magie typiquement Su’ka’nii sont fréquemment des femmes, les arts mystiques leur étant traditionnellement réservées, elles portent le titre de Su’na’tii.

Beaucoup de Ka’naa’tii sont au moins des disciples Su’na’tii, et toutes s’entourent d’un cercle de sorcières dont le nombre peut grandement varier. Les plus jeunes conseillères tendent généralement à disposer d’une véritable armée d’Oracles, devineresses et sorcières, tandis que les plus anciennes sont accompagnées d’une compagne Su’na’tii de renom.

Il est intéressant de noter que bien qu’étant une magiocratie vieille de plusieurs millénaires, l’Empire sorcier de Su compte sûrement le plus grand nombre d’interdits touchant les adeptes des arts profanes. En dehors de la divination et d’une forme spécifique d’enchantements, les Su’ka’nii tendent à négliger d’autres écoles, et préfèrent en appeler à des mages d’autres peuples, qu’ils considèrent comme inférieurs. Comme la majorité des cultures des Sphères de la Forge stellaire, les pouvoirs des lignées prévalent sur toute autre forme de puissance magique.

Depuis l’avènement de l’Impératrice Di’jalaruu Betleek Ka’nii’saa, les Su’na’tii dispensent un enseignement de base à tous les enfants, pour leur permettre d’employer quelques sortilèges en mesure de soutenir les dons de leur lignée Stellaire. Les plus fortunés font également appel à des maîtres étrangers, qui dotent les jeunes héritiers de talents mystiques exotiques, souvent utiles pour marquer la différence durant les rites de sélection des Ka’naa’tii.

Avec le déclin de la sorcellerie inspirée par les Kyzorii, les Su’ka’nii se sont tournés vers l’art de la guerre. Ils ont fondés plusieurs écoles martiales, jusqu’alors tombées en désuétudes, et chacune des Ka’naa’tii dispose traditionnellement d’un maître dans chacun des sept arts martiaux Su’ka’nii. La pratique de ces styles guerriers est enseignée à tous dès le plus jeune âge, rares cependant sont les femmes à embrasser la voie des maîtres, qui sont exclusivement hommes depuis plus d’un millénaire, et portent le titre de Ka’nurii.

Les différentes écoles martiales s’appuient sur le mercenariat pour financer leurs sanctuaires et forteresses. L’Impératrice verse également des fonds pour entretenir le prestige de ses guerriers, mais ces derniers cherchent l’autonomie depuis longtemps, et un cercle de sept Grands-maîtres, les Sa’ka’naan, se rassemble régulièrement afin de fortifier la position des traditions guerrières. Les Ka’naa’tii voient d’un très mauvais œil l’émergence d’un tel pouvoir, et beaucoup d’explorateurs et aventuriers Su’ka’nii sont des combattants cherchant à promouvoir leur cause, s’attirant la sympathie du peuple et bien trop souvent, de l’Impératrice.

Dans l’hémisphère Nord, les To’kaan règnent en maîtres incontestés. Rassemblés dans la puissante nation guerrière du Nogg’ra’kaan, les anciens conquérants se sont tournés vers l’exploitation des ressources planétaires, dont ils font le négoce avec les autres mondes du système Kossoruu. Excellents navigateurs, leurs équipages sont fréquemment employés pour acheminer des marchandises via l’Océan fluidique, car en plus de disposer d’une grande flotte aux navires de fort tonnage, les To’kaan restent des guerriers dans l’âme, et bien peu d’assaillants peuvent se mesurer à eux à armes égales.

Le surnom de leur monde vient des légendaires vergers de feu, poussant dans un vaste réseau de cavernes à ciel ouvert, et qui dont les fruits servent à la concoction d’eaux de vie excessivement fortes, mais aux vertus nombreuses.

Le Roi du Nogg’ra’kaan porte le titre de Ka’na’Kaan, qui est transmis de manière héréditaire au sein d’une lignée Stellaire considérée comme la plus puissante parmi celles des To’kaan. Il fut un temps durant lequel l’autorité du Ka’na’Kaan était fréquemment contestée, amenant ainsi des guerres interminables. Mais cette époque est révolue, et To’nank’Soom XVI est l’héritier d’un royaume prospère, favorisant le développement de sa flotte spatiale désormais prépondérante à travers les Orbes flamboyants.

Le Ka’na’Kaan est secondé par le Na’toom, son intendant en charge de superviser et organiser les affaires courantes du royaume. Il dispose également d’un conseil où siègent les seigneurs en titre des lignées Stellaires majeures, les Na’kaal, qui veillent à la prospérité du royaume et à la levée des dîmes royales. Huit seigneurs se partagent de grands domaines dont la surface rocailleuse et aride contraste avec un réseau de cavernes à ciel ouvert et cités troglodytiques, où règne une certaine abondance. L’eau est une ressource précieuse sur les plateaux septentrionaux, et des générations de To’kaan ont perfectionnés leurs techniques d’irrigation à partir de grands lacs souterrains. Les Na’kaal sont traditionnellement les Grands-maîtres, où Ka’ta’jaan, de fratries guerrières anciennes, détentrices de techniques martiales et traditions militaires. Ces pratiques sont tributaires de dons Stellaires bien spécifiques, et seules certaines lignées peuvent ainsi se déclarer vassales d’un Na’kaal. La société To’kaan s’articule ainsi autour de coutumes guerrières d’un âge révolu, mais incarnant encore l’âme de ce peuple.

Le distinguo est donc fait entre lignées vassales, dont les membres sont les garants des techniques Ka’ta’jaan de leur seigneur, et les lignées servantes, qui se consacrent aux tâches moins prestigieuses du quotidien. Un vassal, également nommé Kaal’soom, développe sa lignée Stellaire en fonction des coutumes propres à son Ka’ta’jaan et peut décider de servir en tant que protecteur du Nogg’ra’kaan, où plus communément depuis quelques siècles, en tant que marchands. Un bon tiers des Kaal’soom sont également des armateurs, combinant leurs ressources autour de grands chantiers spatiaux, qui abritent la moitié de la flotte marchande To’kaan. Les servants, où Kaal’toom, sont détenteurs de lignées Stellaires considérées comme mineures, bien que certains individus puissent rivaliser sans mal avec leurs seigneurs. Leur position reflète plus généralement une notion ancienne de prestige moins important. Les Kaal’toom sont souvent des artisans, mais peuvent également se tourner vers l’étude d’une sorcellerie clairement influencée par les traditions mystiques Su.

La pratique magique est en effet perçue comme un art inférieur par les To’kaan, et bien que les persécutions et pogrom soient désormais de tristes évènements d’un passé peu glorieux, les adeptes profanes tendent à être méprisés et ostracisés. Face à l’influence des Forgeurs, qui elle-même reste minime dans la culture To’kaan, les sorciers sont des solitaires vivants en reclus, mais dont la magie est régulièrement, et discrètement, sollicitée par les puissants. A noter qu’un fort courant nécro-forgien existe depuis les guerres qui résultèrent de la fin de l’Ère des Scellements, et que malgré les efforts de plusieurs Ka’na’Kaan pour éradiquer ce mouvement philosophique, de puissants adeptes émergent soudainement, amenant la désolation à l’échelle du Nogg’ra’kaan.

Sites notables : Tokoruu est un monde ancien, peuplé depuis des millénaires, et dont les civilisations ont su influer sur l’ensemble des Sphères de la Forge stellaire. Les Kyzorii semblent avoir longtemps cherchés à employer les formidables énergies de ce monde pour leurs propres et mystérieux intérêts, ils ont laissés leurs anciens alliés Su’ka’nii en se détournant de la planète, s’isolant dans de lointaines dimensions fluidiques.

Disséminés dans une région de crevasses au cœur du désert septentrional du Ta’laak subsistent les ruines de ce qui fut une grande métropole Kyzorii, Ky’nestuu. Nul ne se souvient des traditions qui existaient lorsque les ancêtres de ce peuple cohabitait avec les autres sociétés forgéennes, mais les vestiges de Ky’nestuu montrent clairement que de puissants principes magiques dominaient la culture locale. La métropole devait abriter au bas mot une centaine de milliers d’individus, elle était sillonnée par un réseau de canaux et un nombre important de bâtiments massifs étaient suspendus dans les airs. Quelques oracles Su’na’tii ont pu apercevoir de fugitives visions de l’apogée de Ky’nestuu, mais rien concernant la catastrophe qui semble avoir frappée la ville. Car pour ceux qui traversent le Ta’laak en quête de reliques Kyzorii, la dévastation marquant la région indique sans aucun doute possible le déchaînement de forces d’ampleur cosmique.

Ky’nestuu est cependant encore au centre de bien des convoitises, car de nombreux bâtiments ont visiblement bénéficiés d’une protection magique et sont partiellement épargnés. Plusieurs accès à des dimensions étranges mènent à d’autres ruines où des gardiens mystiques veillent sur des artefacts oubliés.

La ceinture équatoriale, jugée par tous hautement inhospitalière et impropre à l’établissement de comptoirs, est cependant connue pour ses falaises percées de nombreuses cavernes aménagées en habitations primitives. Dans ces méandres labyrinthiques protégés des vents furieux du désert, des fresques peuvent être observées. Elles forment une chronologie sur plusieurs dizaines de millénaires, et montre l’émergence d’espèces primitives, ancêtres des To’kaan et des Su’ka’nii, mais également des Kyzorii. Aucun sage ne peut rattacher ces fresques à un peuple forgéen connu, et les oracles Su’na’tii semblent incapables de lire un avenir aussi lointain. Les Fresques antiques attirent toujours des aventuriers, car l’Histoire qu’elles dépeignent révèle bien des interactions avec des peuples d’outresphère, des cartes de régions dans l’Océan fluidique sont imbriquées dans des représentations anodines, certains parlent de secrets anciens dissimulés de manière crytpique.

Et en orbite basse de Tokoruu se trouve la Porte Na’ra’tuu, le principal accès à l’Océan fluidique et son réseau de Portails. Nulle part ailleurs à travers les Sphères de la Forge stellaire il n’existe une Porte assemblée au sein même d’un champ magique planétaire. Sa position ne semble cependant pas être perturbée par les forces du monde, bien au contraire, comme purent le noter des sages de par le passé ; Cette interaction avec le champ magique de Tokoruu permet en effet de puiser dans ses énergies pour déclencher des pouvoirs contingentés, comme l’apparition d’un mortel filet de force capable de découper les vaisseaux Ry’leek, et uniquement eux. Mention est également faite d’un mystérieux sorcier Va’nok qui vint trois siècles plus tôt et parvint à contenir une flotte Sy’nes’kaan à lui seul, utilisant la Porte Na’ra’tuu comme une matrice amplifiant ses sorts.

Les superstructures de la Porte peuvent accueillir une quinzaine de nefs de moyen tonnage. Tous les principaux emplacements sont généralement occupés par des porteurs To’kaan en attente de partance vers les autres Sphères de la Forge. Un millier d’habitants s’accrochent aux structures forgées dans des alliages inconnus, et battues par des vents extrêmement violents. Quelques tavernes ont même été aménagées par d’anciens aventuriers, et restent les seuls commerces de la Porte. Plus encore que le port de surface de Su’lii’naa, dans l’Empire sorcier de Su, les établissements de la Porte Na’ra’tuu sont des lieux de réunions officieuses où se traitent des affaires d’importance, loin de la politique de la surface.

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4 réflexions sur “Tokoruu, aux nectars brûlants

  1. tu mentionnes plusieurs fois des peuples conquérants, mais le commerce semble vraiment tenir une place importante. Pas de grandes guerres en perspective?

    • Oui, les peuples de la Forge, après les Scellements, ont apprit à cohabiter et même si beaucoup de petits conflits éclatent, les lignées Stellaires qui restent sont trop fragiles pour disparaître encore.

  2. le kit de drunken master te manque tant que ça?

  3. ce serai pas mal de développer à part cette idée de la porte dans l’atmosphère de la planète.

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