La Sphère d’Oni

Orbe laiteux sans reliefs ou propriétés notables, la Sphère d’Oni fut longtemps un champ de bataille opposant Treel du Own-Shaneel et Clydön des Soixante Sphères. Les peuples de l’Âge des Prétendants n’ont que peu d’informations concernant le système abrité par l’enveloppe cristalline, mais les rares explorateurs à avoir approché les mondes anciens d’Oni sont revenus avec des histoires de cruels seigneurs du Vide, disposant de pouvoirs prodigieux, et forgeant les armes nécessaires à une terrible croisade purificatrice.

Bien peu de sages ou de nobles monarques des Sphères Connues ont prêtées une oreille attentive à ces témoignages au mieux douteux, mais il est vrai que des énergies colossales se rassemblent dans le système oublié d’Oni.

Il existe un unique passage menant à l’Espace sauvage depuis l’extérieur de la Sphère d’Oni. Les Sorciers le baptisèrent Tuoloorn-Bakasheel, le Passage du Jugement, car une force gravitationnelle inconnue agit en ce lieu, et s’acharne à projeter des débris sur les navires tentant de rallier le Vide. Les Clydön suspectaient une entité puissante et mystérieuse, mais ne purent jamais prouvés cette théorie, n’ayant que peu d’attrait pour une telle proximité avec l’Océan irisé.

Le système d’Oni comprend trois mondes illuminés par un soleil argenté, le Nodorion. Particulièrement favorable à l’épanouissement d’individus porteurs de dons magiques, l’astre est vénéré tel une Puissance par les détenteurs de la lignée stellaire Vayam. Un sanctuaire Reigar en orbite, le Pramaal, où les Alchimistes d’Oniwaard purent développer de prodigieux alliages et potions à partir de la connaissance laissée là par les Anciens.

Au plus près du Nodorion se trouve le monde de Radoon, un astre brûlé par un trop intense rayonnement solaire, et qui fut le théâtre d’épouvantables batailles dont l’enjeu principal restait le contrôle de ses ressources minières.

La surface est sujette à de fréquents séismes, et les rares structures bâties durant l’Âge des Conquérants ne sont plus que des ruines méconnaissables. L’atmosphère de Radoon s’est rapidement étiolée peu après le début de l’Âge des Prétendants, et quelques Alchimistes qui s’intéressèrent à la question estiment qu’une manigance des Treel provoqua cette catastrophe, bien longtemps après leur disparition.

Oniwaard est le seul monde peuplé du système. Vraisemblablement, des colons Ereniens remontèrent le Long Serpent de Jade et firent escale sur ce monde riche en ressources végétales, et baignant dans le rayonnement d’un soleil similaire à celui de la Sphère Légendaire.

La planète est désormais le cœur d’une civilisation dominée par des Seigneurs Stellaires de la lignée Vayam. Guidés par un panthéon de Puissances de la Justice, les Oniwaard se considèrent comme les seuls Humains aptes à purifier leur espèce de ses travers et faiblesses chaotiques. Une grande croisade se prépare, grâce à une flotte de guerre suffisamment conséquente pour pouvoir menacer les plus grandes nations des Sphères Connues.

Najoon est le monde extérieur du système d’Oni, sa surface est une succession de gouffres plongeant jusqu’au noyau planétaire. Des chaînes volcaniques en activité rendent l’atmosphère irrespirable et la surface instable. Autrefois un monde-forteresse des Sorciers, Najoon fut pilonné durant un siècle par des aérolithes projetés depuis les Confins par des vaisseaux Treel.

Oniwaard, le Bastion de l’Illumination

Sphère de cristal : Sphère d’Oni

Type de monde: Sphérique rocheux

Taille : D (diamètre équatorial de 5 824km)

Echappée : 2 rounds

Rotation : 32 heures

Révolution : 421 jours

Lunes : Aucune

Population : 853 694 Oniwaard (Ereniens)

Trame magique : Tellur resserrée, magie divine dominante

La planète Oniwaard est un monde tellurique propice au développement de la Vie sous une multitude de formes. Formé par deux masses continentales séparées par le Grand océan, une étendue fréquemment tourmentée par de violentes tempête. Le continent occidental, Selata, est protégé par un climat tempéré bénéficiant aux grands troupeaux ovins des Oniwaard, de grandes régions de plateaux herbeux alternent avec forêts profondes et collines riches en minerais. La culture locale étant essentiellement tournée vers la mer, d’importantes régions sont donc encore à l’état sauvage. Le continent oriental de Mesmara est pour sa part recouvert par une jungle peuplée d’insectes géants et agressifs. Des ruines d’un peuple vassal des Reigar attirent régulièrement des explorateurs occidentaux, mais les conditions climatiques chaudes et humides amènent régulièrement des épidémies par le biais d’individus peu habitués à de tels phénomènes.

Port d’accueil : Les Oniwaard sont loin d’être les individus les plus chaleureux que les voyageurs égarés pourront rencontrer. Leurs ports spatiaux sont exclusivement réservés à la Marine de l’Ordre Stellaire d’Oniwaard, et se résument à des successions de casernements, d’entrepôts et de forges.

Des individus partageant les croyances Oniwaard et pouvant le prouver auraient cependant un accès restreint à ces ports. Ils pourraient alors découvrir une société totalement dévouée aux dogmes religieux d’une église dirigiste et intransigeante.

Ressources : La planète est recouverte par une flore particulièrement vivace, permettant à la population humaine de vivre à l’abri des famines et autres disettes. La faune ne comprend aucun grand prédateur, et les Oniwaard ont formés depuis longtemps de grands troupeaux d’ovins.

Le sous-sol est riche en minerais communs et plusieurs gisements de dracogemmes subsistent malgré une exploitation intensive par les Clydön durant l’Âge précédent.

Cultures : Au-delà des légendes et du mythe créateur, les Ereniens qui vinrent s’établir sur ce monde isolé étaient très certainement des porteurs de la lignée stellaire Vayam, désireux d’échapper à d’éventuelles persécutions de la part de leurs frères et sœurs des Sphères du Rempart.

L’apparition des divinités Oniwaard, qui favorisent l’éclosion d’une nouvelle civilisation, est également nimbée de mystères et de légendes. Quoiqu’il en soit, les Puissances exaltent les colons qui se plient sans aucun mal à l’autorité des Seigneurs Stellaires Vayam. Trois grandes métropoles sont érigées, chacune en l’honneur d’une divinité. Les descendants des Ereniens ont su conserver de nombreuses connaissances durant leur exode, ils conservent ainsi les traditions artisanales de leurs ancêtres, leur organisation militaire ainsi que la ferveur qu’ils placent dans de nouvelles divinités.

L’Histoire Oniwaard est en réalité rythmée par les schismes religieux au sein du panthéon. Certaines époques voient en effet naître la prédominance du culte de Kalata, amenant alors des périodes de grandes découvertes, tandis que le règne de Mesma voit croître la population qui s’établit dans de nouvelles cités. De telles époques s’achèvent généralement avec l’émergence d’une menace pesant sur la planète, et le culte de Selata est alors restauré.

Les Oniwaard suivent les Seigneurs Stellaires Vayam, qui ont ici fondés de véritables dynasties. Désignés du nom de Selat’anama, les seigneurs règnent avec la bénédiction de leurs dieux sur un domaine et à partir d’une grande cité. Les trois métropoles originelles que sont Estala, Kemala et Ajesa forment une alliance ancienne et leurs Selat’anama sont considérés comme les porte-parole des dieux eux-mêmes. A la tête des trois clergés Oniwaard, ils sont également suzerains des autres seigneurs avec lesquels ils partagent des liens du sang.

Tous les Seigneurs Stellaires Vayam sont entourés de Prêtres qui dispensent conseils et justice. Les combattants Oniwaard sont tous affiliés à un clergé, et sont donc des Templiers. Toutes les infractions sont sévèrement réprimandées, et les membres du culte le sont bien plus que quiconque, cet état de fait a rapidement entraîné une quasi-disparition du brigandage et limite la corruption parmi les puissants à quelques cas particuliers.

Les lignées dynastiques Vayam ont la responsabilité de leur peuple, et malgré des lois strictes et sévères, la vie d’un manant d’Oniwaard s’avère particulièrement enviable. Les ressources sont abondantes, l’artisanat bien développé, et l’Eglise panthéiste Oniwaard impose des formations pour tous, en fonction du potentiel de chacun. Les paysans savent donc lire et écrire une forme ancienne de l’Erenien, des prêtres ont la charge de les informer régulièrement des affaires de leur seigneur et les célébrations religieuses nombreuses permettent de partager connaissances et rumeurs.

L’Ordre Stellaire d’Oniwaard est le bras armé de l’Eglise, une formidable armée composée de porteurs des dons Vayam, suivant dès leur enfance une formation militaire et religieuse, leur permettant de commander une troupe et d’officier au sein d’un temple. Les membres de l’Ordre ne peuvent cependant pas régner sur un domaine et obtiennent au mieux le titre de Selat’ajala, l’équivalent d’un Chevalier. Ils sont seuls à pouvoir manœuvrer les grandes nefs célestes formant la flotte de la Marine, et servent d’exemples à leurs équipages de volontaires. L’Ordre dispose de forteresses dans les grands ports spatiaux et de chapitres disséminés le long des routes. Les jeunes recrues y séjournent plusieurs années, subissant une rigoureuse formation, tandis que les anciens ont pour mission d’arpenter les routes pour découvrir les prochaines générations de Stellaires.

Il existe d’ailleurs une certaine rivalité entre les recruteurs de l’Ordre, souvent de grands héros populaires, et les membres des trois clergés qui aiment élever dans leurs temples des individus porteurs des dons Vayam.

Les Oniwaard sont également conservés leur connaissance du Vide et du Phlogiston. Leurs dieux portent toute leur attention sur les mondes voisins dans le système, qui pourraient apporter les ressources nécessaires au renforcement de la grande flotte. Les patrouilles sont fréquentes jusque dans les Confins, et tous les officiers de l’Ordre se doivent d’accomplir de longs séjours au sein de l’Espace sauvage.

Du fait de sa position parmi les Sphères Oubliées, le système d’Oni est peu affecté par la piraterie ou les incursions de puissances militaires. Les monstres peuplant ses Confins sont par contre anormalement nombreux et dangereux, se dissimulant dans des amas d’astéroïdes et attaquant les vaisseaux Oniwaard à vue.

Sites notables : La planète semble avoir abritée quelques colonies durant l’Âge sombre, des vassaux des Reigar qui tentèrent de prospérer sans leurs maîtres, mais qui s’éteignirent dans la violence. Les ruines sont nombreuses, regroupées sur le continent oriental. Mais la jeune civilisation Oniwaard compte également quelques monuments et sites d’intérêts.

La Cathédrale de l’Illumination est ainsi sans nul doute le plus prestigieux édifice connu sur le continent occidental. Réceptacle de l’essence divine de Selata combinée avec le rayonnement solaire grâce à des principes alchimiques, la Cathédrale est un lieu consacré aussi bien au jugement qu’à la guérison et à l’étude. La Congrégation alchimique occupe de vastes sous-sols et y mène nombre d’expériences, tandis que le culte de Mesma y accueille les affligés, pour les soigner grâce à la lumière curative formant un orbe de pure énergie dans les hauteurs de l’édifice.

Les jugements rendus par les prêtres de Selata sont rares, et concernent les pires infractions, celles perpétrées par des membres des lignées dynastiques Vayam. Consumés par la volonté divine devant un parterre de témoins, aussi bien Stellaires que gens du peuple, les accusés sont des exemples employés par l’Eglise pour exhorter les Oniwaard à mener la grande croisade purificatrice à travers les Sphères Connues.

La métropole de Kemala est également connue sous le nom de Cité des Lazarets. Bâtie en étages reliés par de larges volées de marches, elle domine un lac aux eaux bénies par Mesma et possédant des propriétés curatives reconnues. Les quartiers les plus anciens sont plongés dans l’ombre des plus récents, ils abritent léproseries et lazarets, où sont soignés les Oniwaard victimes de terribles afflictions. Alors que d’autres religions stigmatiseraient ces malheureux, le culte de Mesma les prend sous sa protection, en les percevant comme des individus devant subir une plus rude épreuve divine. Les habitants de la cité accomplissent tous un service civique auprès des infortunés, et reçoivent en retour visions et prophéties. Kemala abrite en effet la Cours des Prophètes lépreux, qui rassemble des malades marqués par les trois dieux, mais également par des forces visiblement plus anciennes et liées au monde.

Dans les hauteurs des falaises taillées en gradins se trouvent plusieurs couvents où les Guérisseuses sont initiées à l’art du soin. Ces lieux sont régulièrement ouverts à tous, et les pires blessures sont soignées grâce à la collaboration des Prêtresses de Mesma et des Alchimistes de Kalata.

Les Ruines des Noyokomii restent l’ensemble de structures orientales les mieux cartographiées par les Oniwaard. Proches d’une crique où se dressait jadis un port, les Ruines forment les vestiges d’une imposante métropole aux bâtiments taillés une roche volcanique, et dont les toits forment de hauts cônes sertis de pierres précieuses. Les Oniwaard n’ayant guère l’usage de telles gemmes, ils les ont laissés tel quel.

L’étude des grandes fresques encore en état a permis aux érudits d’améliorer grandement les techniques de construction spatiale, principalement en couchant les plans de petits vaisseaux maniables semblables à des insectes, ou à des Noyokomii, qui étaient bien des insectoïdes selon leurs fresques.

D’autres ensembles de ruines existent plus loin dans la jungle, mais les explorateurs se sont concentrés durant des générations sur la cité ancienne la plus accessible, découvrant sans cesse tunnels et salles enterrées. Les reliques Noyokomii sont soigneusement étudiées par des experts, en des lieux hautement protégés et surveillés. L’Eglise exige que tout artefact soit détruit dans les meilleurs délais, les Oniwaard favorisant leurs propres recherches en matière de magie.

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4 réflexions sur “La Sphère d’Oni

  1. je rêve ou ce sont encore des pal LN de la justice?

  2. Oh, des fanatiques qui brillent!

  3. nous sommes cernés par les loyaux neutres! c’est aussi flippant que des hordes d’orques!

  4. retour sur les lignées stellaires à ce que je vois. Bonne chose.

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