Aruthani, l’Armurerie des Dieux argentés

Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : D (diamètre équatorial de 4 352km)

Rotation : 48 heures

Révolution : 752 jours

Lune s: Aucune

Population : Aucune

Trame magique : Renforcée, magie profane dominante

Egalement situé sur la première ellipse du système Ancien se trouve Aruthani, un monde de rocailles et de plaines recouvertes par de larges coulées de magma. L’activité volcanique s’est arrêtée bien avant que les forces cosmiques locales n’évoluent, et Aruthani est considéré comme un monde mort dans de nombreuses archives anciennes.

L’atmosphère longtemps saturée de gaz toxiques commence à peine à devenir respirable, mais s’étiole rapidement, tandis que la gravité semble perturbée par un phénomène mystérieux. Les vents jadis puissants perdent de leur force, tandis que le derniers cours d’eau s’assèchent rapidement. Les températures infernales d’antan sont remplacées par de longues périodes hivernales, et le sol d’Aruthani ne parvient plus à faire croître une flore en train de disparaître.

Ports d’accueil : Les A’runi semblent avoir été liés dans leur lointain passé aux terribles conquérants At’uru, mais contrairement à ces derniers, ils firent le choix d’explorer pacifiquement leur système planétaire, avant de revenir occuper leur monde natal.

Quelques ruines isolées sur de hauts plateaux indiquent la présence de ports spatiaux bâties durant l’antiquité des A’runi. De grandes cales de radoubes et des berceaux de pierre existent encore, attestant de l’existence de navires dépassant la centaine de tonnes. Les vestiges d’entrepôts alentours prouvent que ce peuple favorisait le négoce à la guerre, et les impressionnantes infrastructures montrent la prospérité disparue de ces cités portuaires.

Pour un spelljammer parvenant à pénétrer dans l’atmosphère d’Aruthani, se poser au sein de ces grandes zones est cependant une gageure. En effet, les berceaux sont tous dans un état de délabrement avancé, instables pour la plupart, tandis que les quelques plateformes encore visibles sont fissurée et brisées.

Ressources : La planète est depuis longtemps à l’agonie, la Nature y a perdu un long combat et seul prédomine le règne minéral. Mais les explorateurs se risquant sur la première ellipse pour approcher d’Aruthani viennent principalement pour les vastes complexes souterrains laissés par les A’runi. Ces immenses donjons sont élaborés autour de grands puits plongeant jusqu’au noyau planétaire, et le magma alimente encore de nombreux objets et machines rouillées.

Ceux qui réchappent aux gardiens des souterrains d’Aruthani, et parviennent à émerger des fluctuations temporelles, reviennent invariablement avec d’incroyables trésors anciens. De nombreux mages à travers les Sphères Connues commanditent des expéditions sur ce monde, mais n’ont que rarement le bénéfice de ces coûteux périples.

Cultures : La civilisation A’runi est bien connue des sages car malgré leur isolationnisme, les Faiseurs de puits partagèrent longtemps leur savoir avec d’autres cultures pacifiques. Les grandes bibliothèques de l’Empire du Phalène bleu comprennent un nombre conséquent de transcription d’écrits A’runi.

Vraisemblablement, les At’uru vinrent durant les Âges sombres en quête d’esclaves leur permettant de bâtir de grandes forteresses lunaires dans leur Sphère de Nislaam.

Que pu-t-il bien se passer pour que les redoutables conquérants choisissent de rester sur un monde volcanique comme Aruthani? Nul ne peut le comprendre, mais la présence des mystérieux Aruu’saari, les Dieux argentés, dans les récits des premiers colons semble indiquer que ces entités marquèrent profondément les esprits belliqueux des At’uru.

En quelques générations, ils bâtissent plusieurs cités grâce aux esclaves qu’ils avaient prévus d’emmener sur les lunes du système de Nislaam. L’effort réclamé est si colossale que les malheureuses victimes des At’uru disparaissent dans un épuisement total. Les premières métropoles sont néanmoins bâties, à l’abri des océans de magma sur de hauts plateaux, et durant leur premier siècle d’expansion, les conquérants retrouvent leurs humeurs guerrières, ravageant les mondes voisins, remplissant leurs fosses à esclaves.

Mais survient alors un terrible cataclysme. La chaîne volcanique septentrionale des Razakur explose en vomissant des torrents de magma, transformant l’atmosphère en nuage de scories étouffantes. Les métropoles At’uru sont englouties dans la lave, et seules de petites communautés échappent au désastre. De nouveau, les Aruu’saari se manifestent, guidant quelques individus vers une région étrangement épargnée. Maîtres et esclaves survivants doivent y cohabiter en tentant de survivre, et malgré de nombreuses tensions, parviennent à poser les fondations d’une nouvelle culture. Peu d’écrits subsistent de ces temps troublés, mais les générations qui émergent de ce chaos sont métissées d’At’uru et du sang de différentes ethnies de Géants. Ils prennent le nom d’A’runi et sont guidés par d’étranges entités faite d’argent.

Le grand A’runatakuu est une coalition de Cités-Etats A’runi dont le développement fulgurant constitue une nouvelle énigme pour les sages de l’époque. En moins de deux siècles, onze métropoles se dressent sur les hauteurs de ce monde, de grands spelljammers s’élancent à nouveau vers les mondes voisins, non plus pour y porter la guerre, mais afin de sceller des alliances durables avec des peuples disposant de ressources n’existant pas sur Aruthani. Les A’runi apportent une forme de magie n’expliquant pas leur essor, les objets magiques qu’ils troquent sont plutôt ordinaires, mais ils forment un peuple ouvert, partageant leur savoir sans toutefois autoriser leurs nouveaux alliés à débarquer dans leurs ports.

Rapidement cependant, les rumeurs concernant les Dieux argentés se répandent, et de puissants seigneurs de la Sphère Ancienne réclament des explications aux maîtres du A’runatakuu. Les A’runi finissent par ouvrir de grands quartiers portuaires à leurs alliés, mais encore une fois, ceux qui viennent tenter de comprendre comment un tel peuple a pu naître sur un monde aussi inhospitalier ne voient que ce que leurs hôtes veulent bien leur montrer. Les métropoles bâties dans des matériaux inconnus et étrangers à la planète surprennent, et pour beaucoup, les A’runi ne semblent pas adapter à leurs bâtiments aux dimensions colossales. Leurs mages maîtrisent une magie basée sur la transmutation, mais aucun individu ne se démarque et bien des constructions semblent hors de portée de ces adeptes profanes. Certains aventuriers de l’époque rencontrent alors physiquement les Aruu’saari, qui sont les véritables maîtres de l’A’runatakuu.

Beaucoup cherchent à s’attirer leur faveur, comprenant qu’ils sont liés au monde et restent les dépositaires d’une connaissance particulièrement ancienne. Mais les Dieux argentés disparaissent alors, laissant leurs vassaux prospérer grâce à leurs pouvoirs. Les A’runi finissent par disparaitre lorsqu’un nouveau cataclysme engloutie leur domaine. Ils auront eu un millénaire pour excaver les grands puits leur valant leur surnom, et aménager de vastes donjons où les explorateurs qui leur succède découvrent les silencieux et immobiles Dieux argentés.

De ce qu’en décrivent les manuscrits traitant de la civilisation de l’A’runatakuu, la coalition des Cités-Etats A’runi était gouvernée par un conseil de mages, le Runikaru, dont les membres régnaient de manière héréditaire sur les métropoles des hauts plateaux. Plusieurs castes de spécialistes disposent également de charges officielles et de privilèges, tandis que ceux n’ayant aucune prédisposition pour la magie forment des castes d’artisans, de marchands et d’ouvriers. Malgré ces nombreuses distinctions sociales, les A’runi se rassemblent autour de grandes célébrations durant lesquelles sont loués les bienfaits des Aruu’saari, qui se manifestent au sein des cités tant que celles-ci restent fermées aux étrangers. Par la suite, les festivités se déroulent autour de statues représentant les mystérieuses divinités, qui se retirent dans les grands complexes souterrains aménagés pour eux.

Les A’runi ne forment pas d’armée mais disposent de milices permettant d’assurer le respect des lois au sein des cités. Leurs spelljammers ne sont jamais armés mais disposent de puissantes défenses magiques, générées par le Timonier Aruu’saari. De la même manière, ceux qui tentent d’approcher des chantiers des puits, visibles depuis l’Espace sauvage, voient de dangereuses créatures artificielles menacer leurs navires qui doivent se détourner vers les ports A’runi où des artisans réparent obligeamment les dégâts provoqués par les défenses planétaires.

Sites notables : Aruthani est depuis longtemps un monde mort, mais les ruines qui occupent ses entrailles sont encore en grande partie inexplorées. Les vestiges des métropoles A’runi sont délaissées par les explorateurs à l’exception de quelques sages, qui espèrent y découvrir des indications sur les mystérieux Dieux argentés.

Le lieu le plus connu sur cette planète, et qui lui vaut son surnom, est un puits semblant être le plus ancien et abritant des enfilades de salles où se dressent d’innombrables éclats cristallins dans lesquels sont protégés des armes finement ouvragées, d’une conception inconnue et ne pouvant être employées que par des créatures de grande taille. L’Armurerie des Aruu’saari est un lieu souvent exploré, mais d’où bien peu de pillards ressortent. Une rumeur courant dans tous les ports des Sphères Connues veut qu’il y a un siècle, un aventurier demi-elfe nommé Kerit Lamenoire parvint à briser un cristal de l’Armurerie, à s’emparer d’une arme divine puis à fuir vivant des lieux. L’histoire change ensuite selon le conteur, mais l’arme ainsi dérobée serait une hache d’arme longue de deux mètres et pesant plusieurs dizaines de kilos, maniée par le frêle voleur grâce à des gantelets de géant, elle pourrait fendre tous les alliages connus et toucher des créatures normalement protégées par de telles armes.

D’après les quelques récits de rescapés, L’Armurerie des Aruu’saari est un ensemble d’une soixantaine de niveaux regroupant des salles rayonnant autour du puits central, dans la paroi duquel une rampe descend jusqu’à une plateforme encore jamais approchée mais visible à travers les geysers de magma.

Comme les autres donjons A’runi, les salles sont spacieuses et scellées par de lourdes portes métalliques. Les pièges mécaniques sont disséminés en grand nombre, mais le plus grand danger réside dans la présence des Sphères-à-dents, singulières créatures mécaniques formées d’un orbe métallique entourées par plusieurs anneaux tournoyant hérissés de pointes. Certains de ces gardiens mesurent à peine dix centimètres de diamètres, d’autres dépassent les cinq mètres. Capables de se déphaser à volonté, les Sphères-à-dents filent dans les couloirs du complexe et peu de salles sont protégées contre leur capacité de passe-muraille.

L’autre menace, bien plus redoutable que les pièges mécaniques, reste encore la présence d’un ou plusieurs Aruu’saari. Semblables à des statues argentées, les mystérieuses entités se déplacent à un rythme anormalement lent, mais poursuivent les intrus durant tout leur séjour, les empêchant de prendre du repos. Nul ne sait ce qu’il advient au contact des Dieux argentés, mais certains aventuriers ont mentionnés la vision d’un Aruu’saari se tenant au milieu d’un amas d’équipements et de vêtements lacérés, indiquant un possible massacre mené avec sauvagerie.

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Catégories : Les Sphères Connues, Sphères de cristal | Étiquettes : , , , , | 2 Commentaires

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2 réflexions sur “Aruthani, l’Armurerie des Dieux argentés

  1. une armurerie? spécialement pour ma demie-géante athasienne si je comprend bien!

  2. ça m’a tout l’air d’être des robots-gardiens.

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