Kanu’Kamha, les Sanctuaires oubliés

astroid_field_by_alexlinde-d53m2u3Asteroid field par Alexlinde

 

Type de monde: Ceinture d’astéroïdes rocheux

Taille: Majorité de Taille C

Rotation: Aucune

Révolution: 68 jours

Lunes: Aucune

Population: 753 486 Nazakad, 458 211 Korok

Trame magique: Diffuse, magie profane dominante (Géomancie Iakad)

Kanu’Kamha est une ceinture aux astéroïdes toujours recouverts d’une flore argentées, dotés d’une atmosphère et porteurs de nombreuses formes de vie. Berceau de la culture ancienne des At’uru, ses nombreux planétoïdes ont récemment été reconquit par certains peuples membres du Kotorok-Bal’Nahuum. Les Sanctuaires oubliés sont au cœur de grandes métropoles partiellement restaurées, mais la luxuriante végétation recouvre encore une bonne part des territoires anciens.

L’intense rayonnement solaire provoque souvent des incendies, heureusement localisés sur un corps rocheux ou un autre. Les nappes phréatiques étant peu nombreuses, il est impossible de contenir ces catastrophes, qui forment de scintillants brasiers au sein du Vide. Mais les énergies solaires accélèrent également le processus de régénération végétale, et il ne faut que quelques mois pour retrouver un épais tapis de plantes argentées.

Ports d’accueil: Les Nazakad qui ont colonisés les planétoïdes de Kanu’Kamha sont avant tout des indépendantistes farouches, encore liés à leurs frères et sœurs du Vordok-Nataak, mais se faisant violence pour respecter la Loi de la Roche sombre, la parole des conquérants Dao. Fort heureusement, la ceinture d’astéroïdes n’est guère un environnement favorable pour les puissants seigneurs de la Terre, et seuls les communautés Korok respectent les lois en vigueur dans le reste du Kotorok-Bal’Nahuum. Les Arches éthériques sont rares, et les Nazakad n’en font pratiquement jamais usage, leur préférant Citadelles et Bastions qui sont ici un lien vital entre les communautés. La plupart de ces spelljammers appartiennent toujours au Vordok-Nataak, mais des modèles plus petits, exclusivement alimentés par la Géomancie Iakad, commencent à être taillés dans la roche chaude des planétoïdes de Kanu’Kamha.

Le principal mouillage Nain de la ceinture d’astéroïdes se nomme Grand-Guerrier, Arm-Nakad, en Nazakad. La cité abrite cinq milliers d’individus, majoritairement de la caste Nakad et natifs pour la plupart du Tarlat-Talnaak. Les chefs des plus anciennes lignées guerrières de ce royaume se retrouvèrent rapidement en ce lieu, afin de contester ouvertement la politique menée par les marchands de la caste Rakad, majoritaire au sein du Royaume des Fosses profondes. La cité portuaire regroupe douze Citadelles et a dépensé d’importantes sommes de Czik, la monnaie en vigueur au sein du Kotorok-Bal’Nahuum, afin de tailler dix Bastions pouvant former une redoutable défense autour de Grand-Guerrier. Mais bien que la métropole soit un foyer de sédition sur le point d’exploser, les marchands du Tarlat-Talnaak maintiennent un grand zocalo faisant la renommée de la colonie. Les intrigues vont bon train dans les murs de la prospère cité, et tous les voyageurs s’acquittant des taxes portuaires sont rapidement impliqués par les négociants Nazakad cherchant à miner les efforts de la caste guerrière.

Ressources: Kanu’Kamha est principalement connue pour ses jungles recouvrant de nombreux planétoïdes, et n’ayant plus été approchées depuis le début de l’Âge des Prétendants. La flore endémique de cette région est connue depuis fort longtemps et attire des voyageurs de toutes les Sphères Connues. Une multitude de plantes étaient en effet employées par les vassaux des At’uru afin de soigner rapidement les combattants, mais également afin d’entreprendre de longs périples à travers de singulières dimensions, les Trames d’Onéir, réputées pour avoir favorisé l’éclosion de la puissante culture At’uru.

Les actuels colons Nazakad n’ont que faire de la richesse végétale de leur environnement, mais quelques Korok ont compris que les essences endémiques du Kanu’Kamha

Cultures: De nombreuses ruines At’uru témoignent encore de la vigueur de cette brillante civilisation ancienne, et malgré la prolifération des jungles à la surface des planétoïdes du Kanu’Kamha, de nombreux sites ont été choisis par les Nazakad pour servir de fondations à leurs propres métropoles. La ceinture d’astéroïdes est désormais une frontière, où se regroupent contestataires et séditieux. De nombreux groupes de Nains natifs de Vordoo, le monde le plus proche, ont migrés plutôt que de subir le joug des Dao et leur Loi de la Roche sombre. Les Korok pour leur part, viennent dans cette région en espérant pouvoir fonder de nouvelles enclaves, mais restent loyaux au Kotorok-Bal’Nahuum.

Quels que soient leurs motivations, les habitants actuels du Kanu’Kamha ont tous conscience de vivre en marge de l’Empire des Sombres fosses et ont développés des cultures en passe de s’affranchir des traditions imposées par les Dao.

Parmi les Nazakad, l’influence des différents royaumes du Vordok-Nataak pèse encore sur les communautés éparpillées à travers les planétoïdes. Les Nains de Vordoo ont fondés de grandes métropoles sur les ruines At’uru, mais ce sont pour la plupart de simples comptoirs commerciaux pour les nations-mères, qui se contentent de prélever taxes et ressources locales. Avec leur trame magique diffuse, les planétoïdes du Kanu’Kamha ne peuvent soutenir d’Arches éthériques, et le spelljamming reste donc le principal moyen de se déplacer à travers la ceinture et le reste du système de Nislaam. Aucune véritable culture ne s’est encore distinguée, mais les colons en provenance du Tarlat-Talnaak affirment clairement des idées d’indépendance, refusant la suprématie de la caste Rakad, et pour certaines communautés, allant même jusqu’à remettre en question la notion d’esclavage. Une toute jeune alliance de Cités-Etats est en train de se former autour de cette contestation, elle ne porte encore aucun nom officiel, mais ses détracteurs sur Vordoo la désignent comme étant la Kanaral-Kamtaar, ou la Grande sédition des colonies solaires. Les cinq métropoles sont dominées par les castes rivales de celle des marchands Rakad, et parviennent à s’allier pour résister aux manigances des seigneurs du Tarlat-Talnaak. Bien qu’informelle, cette alliance amène de profondes transformations au sein de la société Nazakad. Outre le grand port spatial de Arm-Nakad, les Cités-Etats de Nazakard, de Porl-Kanuru, de Tar-Tanlam et de Tar-Karaad constituent bien un changement notable avec le reste de la civilisation Nazakad au sein du Kotorok-Bal’Nahuum.

Le port de Grand-Guerrier abrite l’ensemble des contestataires de la caste Nakad du Tarlat-Talnaak, Nazakard est pour sa part une métropole de trois milliers d’individus, presque tous liés à la caste Dakad. Bien que des liens se soient créés avec le Culte de Sunnis et le royaume du Ord-Tamaak, les Nazakad de cette cité se sont depuis peu tournés vers l’Idolâtrie minérale du Labyrinthe. Bien que ce culte soit généralement considéré comme une secte sans guère d’influence, bien des fidèles rejoignent ses rangs afin de s’opposer à l’autorité des Dao. Un grand temple est bâtie au cœur de Nazakard et une congrégation d’une centaine de fidèles arpente sans fin le mystérieux labyrinthe sacré, aménagé au sein des ruines d’un grand sanctuaire At’uru.

Le mouvement religieux attire des représentants de tous les peuples de l’Empire des Sombres fosses, et si les Nains de la caste Dakad restent les plus nombreux, des étrangers affichant ouvertement des pouvoirs liés aux Voies de l’Esprit se manifestent également, combinant des capacités rares dans le Kotorok-Bal’Nahuum avec les dons liés à l’Idolâtrie.

Porl-Kanuru est une autre métropole liée au Tarlat-Talnaak. La scission envers les vieux royaumes nains de Vordoo s’opère ici au niveau du sang. Les Rakad règnent en effet sur cette métropole de deux milliers d’habitants, mais ce sont tous les rejetons non désirés de puissants seigneurs du Royaume des Fosses profondes. Les négociants de Porl-Kanuru ont fait de leur cité le cœur d’un réseau de petits comptoirs disséminés à travers tout le Kanu’Kamha, en limitant l’usage des esclaves pour favoriser les aventuriers de leur peuple. Un Conseil des Rakaralm, les Ambitieux, se réunit afin de régler les affaires courantes de la cité, chacun investi une partie de ses ressources pour entretenir une flotte commune ainsi qu’un zocalo fermé aux étrangers, mais accueillant tous les indépendants cherchant à faire affaire dans la ceinture d’astéroïdes. Porl-Kanuru est clairement l’incarnation d’un prochain changement au sein de la civilisation Nazakad, toutes les personnalités influentes du Kanu’Kamha se réunissent fréquemment dans les auberges et les palais des Rakaralm, afin de discuter d’un avenir possible loin du Vordok-Nataak.

Tar-Tanlam et de Tar-Karaad sont des cités portuaires de moindre importance, historiquement liées au Vord-Sanaak dont elles ont drainées les plus virulents ennemis de l’Empire des flammes couvées. Les deux métropoles sont extrêmement cosmopolites et abritent aussi bien des Géomanciens Iakad que de redoutables Nakad du Royaume des flammes pétrifiées. Sans grande influence sur les forces s’exerçant à travers le Kanu’Kamha, les cultures locales entretiennent les traditions du royaume dont elles sont les vassales, et s’en prennent plutôt aux représentants du Vordok-Nataak, qui reflète la servitude envers les Dao. Bien d’autres enclaves Nazakad se déclarent depuis peu indépendantes, mais leurs traditions restent identiques à celles des royaumes du Vordok-Nataak dont leurs habitants sont originaires. Il est cependant certain que les prochaines générations, qui naîtront loin de Vordoo et du Kotorok-Bal’Nahuum, fonderont de nouvelles cultures.

Etonnement, malgré la trame magique diffuse et l’impossibilité de s’appuyer sur les Dao, la société Korok qui s’est développée en ce lieu prospère depuis plusieurs siècles. Historiquement liées au Korodomorm de Vordoo, les Korok’Kard ne sont cependant plus gouvernés par les Géomanciens Koyamadi, qui voient ici leurs pouvoirs particulièrement limités. A la place, les guerriers de la caste Kardany assurent la protection de leurs nombreuses communautés et veillent à faire respecter la Loi de la Roche sombre. La dizaine de métropoles bâties dans les entrailles de plusieurs gros planétoïdes voisins les uns des autres sont reliées entre elles par un réseau de vortex de Terre découvert par hasard et que les Géomanciens Koyamadi ont la charge d’entretenir.

Afin de maintenir l’autorité des Dao, un seigneur guerrier a été choisi pour régner sur l’ensemble des communautés Korok’Kard. Le Koro’nahamdaal est ainsi officiellement vassal du seigneur de la Fosse aux échardes, mais règne en fait sans partage sur une coalition informelle de cités et de communautés minières. De plus en plus fréquemment, le nom d’un royaume qui n’existe pas, le Grand Koranu, est murmuré, et même au sein de la Cours des Dao, le titre de Koro’nahamdaal est respecté.

Les Korok’Kard font du négoce avec les Nazakad de Kanu’Kamha, ils ont cependant aménagés des zocalo isolés du reste de leurs cités, afin que les populations locales, et surtout leurs esclaves, ne subissent pas les idées indépendantistes de ces voisins gênant. Les membres éminents de la caste Kardany encouragent cependant un rapprochement militaire avec les Nains, car si les planétoïdes qu’ils occupent sont exempts de prédateurs menaçant leurs cités, les Korok’Kard se sont heurtés à des créatures nombreuses échappées des Sanctuaires oubliés, d’anciennes places mystiques des Reigar. Seuls et sans l’aide efficace de leurs Géomanciens, les Korok savent ne pas pouvoir contenir une attaque conséquente, et le Koro’nahamdaal cherche donc une solution diplomatique afin de pactiser avec les Nazakal, sans que l’influence de ces derniers ne vienne menacer le fragile équilibre de la société nouvelle qu’il tente de mettre en place.

Beaucoup de Korok’Kard se retrouvent au sein de la culture guerrière du Grand Koranu. De nouvelles traditions sont en train de naître, mais restent officieuses malgré leur large acceptation par l’ensemble de la population. Les Géomanciens Koyamadi ont acceptés leur position subalterne, et ceux qui font le choix de rester dans le Kanu’Kamha tendent à refuser la forte adversité au sein de leur caste, préférant se tourner vers l’étude de leur art dans un environnement pauvre en magie, mais renfermant de nombreuses connaissances des Anciens.

Cinq des plus grandes cités Korok’Kard ont formées des légions, les Koranu’sahaalm, qui sont destinés à servir loyalement les Dao au sein du Kanu’Kamha, mais qui jusqu’à maintenant ont été employées à garantir la sécurité dans les rues, et à imposer l’autorité des seigneurs Kardany. Ces légions représentent une force de cinquante milliers de combattants, et même les Dao cherchent une solution afin de pouvoir mobiliser les Koranu’sahaalm pour leurs campagnes planaires. En attendant, les guerriers incarnent la possibilité de voir naître officiellement le Grand Koranu.

Les esclaves des communautés Korok’Kard peuvent se considérer bien traités par leurs maîtres, qui ne peuvent compter sur un renouvellement régulier de leur main-d’œuvre. Des pactes de servitudes ont ainsi été instaurés, offrant aux esclaves leur liberté après un certain temps sous l’autorité d’un maître. Les cités Korok du Kanu’Kamha sont toutes dotées d’un Quartier des affranchis, où plusieurs générations se côtoient et vivent en faisant du négoce avec leurs anciens maîtres, ou en formant des milices soutenant les légions Koranu’sahaalm.

Sites notables: La ceinture d’astéroïdes proche du soleil blanc de Nislaam a été longtemps négligée par les peuples de l’Âge des Prétendants, et les colonies qui se développent depuis peu n’ont encore rien retrouvées de la profusion de ruines ayant jadis formé la civilisation At’uru. Plusieurs dizaines de planétoïdes supportent encore de vastes ensembles à plusieurs niveaux s’étalant dans les hauteurs canopéennes de jungles denses. De grands ports spatiaux ont également été noyés dans la luxuriante flore et restent à découvrir.

Mais Kanu’Kamha est surtout connue pour ce que les jeunes peuples désignent du nom de Sanctuaires oubliés, des lunes artificielles forgées au plus près du soleil blanc par les Reigar. Les At’uru en recensèrent onze, sur des orbites différentes, et façonnés dans des alliages différents. Les astres Reigar ont un diamètre équatorial d’une dizaine de kilomètres, sont totalement creux avec une gravité s’exerçant sur leur face interne, et une large zone centrale en apesanteur.

Des ensembles de globes reliés entre eux par des tresses de filaments métalliques, servent de laboratoires où d’importantes communautés Reigar menèrent de nombreuses expériences, cherchant visiblement à employer les propriétés du rayonnement solaire pour créer des objets végétaux doués de conscience. Les Anciens ont également étudiés les vortex élémentaires, créant de véritables réseaux permettant de voyager à travers tout le système de Nislaam. Bien malheureusement, bon nombre de ces vortex se sont effondrés, ou ont donnés un moyen d’évasion à de nombreuses créatures longtemps plongées dans un sommeil magique. Nul ne sait combien de monstres ont survécut au sein des Sanctuaires oubliés, mais plusieurs de ces créatures ont déjà attaquées des communautés du Kanu’Kamha, sans qu’une riposte efficace ne puisse être organisée.

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5 réflexions sur “Kanu’Kamha, les Sanctuaires oubliés

  1. je trouve ces endroits vraiment dépaysant, il se dit que la compétence déplacement en apesanteur a été remise au goût du jour?

  2. Contrôle du souffle, c’est la compétence essentielle. Parce qu’on te vend l’endroit comme « doté d’une enveloppe d’air », mais il y a souvent des trous dans cette enveloppe!

  3. je confirme la présence de trous de gruyère dans pratiquement toutes les ceintures d’astéroïdes que nous explorons.

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