Vordoo aux Sanctuaires scellés

alien_jungle_by_ahaas-d7dqgtvAlien jungle par ahaas

Type de monde: Sphérique rocheux

Taille: D (diamètre équatorial de 3 872km)

Rotation: 51 heures

Révolution: 984 jours

Lunes: Omloru, Jadru, Penod

Population: 853 694 Nazakad, 103 785 Korok

Trame magique: Resserrée, magie profane dominante (Géomancie Koyamadi)

Etrangement, le monde le plus proche de Kamha est celui où le règne végétal c’est le moins développé. Vordoo est en effet recouvert par de hautes chaînes montagneuses, à partir desquelles les Dao entreprirent leur conquête du système et fondèrent le Kotorok-Bal’Nahuum. Comme sur les autres planètes de Nislaam, ils négligèrent la surface, faite de contreforts et de profondes vallées où se concentre la jungle.

De nombreux lacs d’altitude sont reliés entre eux par des cascades alimentées par les antiques glaciers, et les deux pôles sont des océans qu’une légende indique comme étant reliés entre eux par un vaste réseau de puits et de cavernes englouties.

Des vents violents soufflent sur Vordoo, chauds en altitude, glacés au niveau de la surface. Ils provoquent régulièrement de terribles tempêtes pouvant s’éterniser durant des semaines, et faisant de ce monde un enfer pour les spelljammers en approche.

Ports d’accueil: Les Nains Nazakad sont maîtres des grandes métropoles souterraines de Vordoo, et en tant que peuple du Vide, ils ont aménagés de grands puits d’accès permettant à leurs Citadelles de se poser au cœur même de leur puissant empire du Vordok-Nataak. Insensibles aux vents violents soufflant dans l’atmosphère de leur monde, les Nazakad conservent une importante flotte spatiale tout en entretenant un nombre conséquent d’Arches éthériques. Bien que leurs motivations soient tournées vers l’expansion du territoire et la guerre, ils se montrent des hôtes aimables et font volontiers du commerce avec quiconque parvient à rallier la surface de Vordoo.

La grande métropole de Bor-Nataak est la capitale religieuse du Royaume de Ord-Tamaak, une composante essentielle du Vordok-Nataak, car toutes les concubines du Varzakath, l’Empereur des Fosses rougeoyantes, naissent et sont formées à leur fonction au sein de ce domaine. La cité est bâtie dans une immense caverne à ciel ouvert, en étages sur de larges gradins sur lesquels se dressent les différents quartiers. Le port s’étend en arc épousant le bord de la falaise qui domine des contreforts recouverts par une jungle épaisse. Une quinzaine de spelljammers peuvent côtoyer autant d’imposantes Citadelles, et une large chaussée encadrée de statues guerrières permet de rejoindre Bor-Nataak. Un important zocalo occupe toute la base de la cité, plusieurs temples consacrés à Sunnis se dressent sur ce niveau, mais ils sont réservés aux pèlerins non-Nazakad, de pâles reflets de leurs homologues des niveaux supérieurs. La Marche des Négociants est la seule sur laquelle les voyageurs sont autorisés à séjourner. Les trois marches supérieures ne sont accessibles qu’à partir d’une même rampe, agrémentée de portes, de herses et de golem-gardiens. Un Haut-prêtre de Sunnis est en charge de ce vaste quartier de la cité, il dispose pour ce faire d’une véritable armée de suivants tout autant formés au contrôle de la foule qu’aux subtilités du commerce.

La Marche des Négociants est également le lieu où se concentrent les ambassades, non seulement au sein de la métropole, mais également à travers tout le Ord-Tamaak. Beaucoup, comme les Syndarh ou les représentants des Guildes, espèrent ainsi accéder aux richesses du Kotorok-Bal’Nahuum, mais déchantent rapidement en découvrant que les Nazakad n’ont que très peu de relations avec les autres domaines du puissant empire planaire. Bor-Nataak reste cependant une porte vers de formidables ressources, et certains reçoivent bien l’autorisation d’employer les Arches éthériques disséminées sur Vordoo.

Les autres peuplades de l’Empire des Sombres fosses possèdent une enclave au sein de la Marche. Korjat de Vornaja et Korok des autres mondes du système de Nislaam maintiennent ainsi un lien utile avec les Nazakad. Ces peuples alliés sont les seuls autorisés à pratiquer le négoce des esclaves avec les Nains de Vordoo, qui punissent sévèrement les indépendants originaires d’outresphère cherchant à faire fortune autour des profondes fosses de la Marche. Les Nazakad du Ord-Tamaak drainent vers leur domaine planétaire une part importante des captifs fait durant les guerres planaires, cet état de fait vient d’un très ancien pacte conclu par les Prêtres de Sunnis et les Dao. Les voyageurs n’ont cependant pas à craindre d’être capturés, puis asservis, car des lois strictes et nombreuses réglementent la pratique de l’esclavage au sein de la culture Nazakad, certains domaines mineurs délaissent même ces traditions trop complexes et ont depuis longtemps affranchis leurs esclaves.

Ressources: Comme l’ensemble des mondes du système de Nislaam, Vordoo est un monde laissé à l’état sauvage depuis l’avènement du Kotorok-Bal’Nahuum. Les Nazakad exploitent un nombre prodigieux de mines, extrayant des minerais rares forgés ensuite en alliages uniques. Mais la surface de la planète est totalement négligée par les grands domaines Nains, et ses jungles n’ont plus été explorées depuis la fin de l’Âge des Conquérants.

Cultures: Les ancêtres des Nazakad vinrent des Sphères de l’Enclume, et se perdirent au sein des Fontaines Stellaires. Ils trouvèrent un refuge sur Vordoo, et jurèrent allégeance aux Dao, qui étendaient leur influence à travers le Plan Matériel Primaire en fondant leur Kotorok-Bal’Nahuum. L’entente ne fut jamais aisée, et même après plusieurs millénaires de collaboration, et la naissance des Korok, bien des seigneurs Nains envisagent sérieusement de déclarer leur indépendance en conservant pour eux les mondes de Nislaam, et en se coupant des territoires planaires de l’Empire des Sombres fosses.

Les Nains Nazakad se sont affranchis de leurs anciennes croyances et se sont tournés vers les cultes élémentalistes en vigueur au sein du Kotorok-Bal’Nahuum. Leur artisanat a décliné au fur et à mesure que les fidèles du Mordinsamman devenaient moins nombreux, et même si leur travail du métal et de la roche se révèlent exceptionnel, une part de leur créativité a définitivement disparue en même temps que l’inspiration insufflée par leurs anciens dieux.

Actuellement regroupés en quatre royaumes formant un grand empire, les Nazakad se développent dans des régions souterraines de Vordoo, où ils doivent lutter contre de nombreux prédateurs insectoïdes occupant les entrailles du monde. Unifiés sous la bannière du Vordok-Nataak, l’Empire des flammes couvées, les Nains conservent leurs antiques traditions liées au Vide, tout en développant leurs domaines à travers les Plans Primordiaux. Chacun de leurs royaumes possède sa propre flotte spatiale, composée de Bastions et de Citadelles, qui forment en cas de menace globale la plus grande force militaire du Kotorok-Bal’Nahuum pouvant intervenir dans l’Espace sauvage. Le Varzakath, l’Empereur des Fosses rougeoyantes, est une personnalité majeure, que même les plus puissants Dao ont appris à respecter, souvent même à redouter. Le seigneur des Nazakad est un guerrier impitoyable, arborant des reliques amenées dans les Sphères des Fontaines Stellaires par de lointains ancêtres, et sa lignée descend directement des anciennes divinités.

Les Nazakad sont des esclavagistes, ce qui leur vaut bien des soucis quand ils rencontrent leurs frères et sœurs originaires d’autres cultures naines. Bien que les conditions de vie de leurs esclaves soient bien moins pires qu’ailleurs au sein du Kotorok-Bal’Nahuum, les Nains de Vordoo ont une très haute opinion de leur culture face à celles de leurs serviteurs, cette opinion est cependant atténuée en fonction de la caste d’origine, particulièrement importante en fonction des différentes sociétés Naines sur cette planète.

Le Royaume de Notom-Karaak est connu pour avoir été le berceau des premiers Varzakath, une nation de redoutables guerriers qui furent les premiers à stopper l’avancée des Dao, grâce à un nombre conséquent de reliques amenées depuis les Sphères de l’Enclume. Le Notom-Karaak est gouverné par le Karakath, le Roi du fer rougeoyant, un puissant combattant choisi au sein de la caste guerrière Nazakad, les Nakad. Bien que plusieurs lignées liées depuis des générations au royaume s’affrontent régulièrement pour la succession au trône, de plus anciennes traditions indiquent cependant que n’importe quel Nakad peut venir participer aux épreuves martiales permettant de choisir le nouveau Roi du Notom-Karaak. Les autres castes Nazakad n’ont pratiquement aucune influence au sein de la nation guerrière, seuls les chasseurs Lakad reçoivent une certaine considération en servant d’éclaireurs, d’éleveurs de troupeaux d’insectes géants, aussi bien pour la nourriture que pour la guerre. Les Géomanciens sont rares, tout comme les prêtres de Sunnis, de nombreuses tragédies ayant eue lieu par le passé à cause de membres puissants des castes mystiques.

Le Notom-Karaak est le royaume Nazakad le plus profondément situé au sein des montagnes de Vordoo, il ne dispose que d’une dizaine de puits menant à la surface et servant essentiellement à des fonctions militaires pour sa flotte de trente Citadelles et Bastions. Ses métropoles puisent directement dans le noyau planétaire afin d’alimenter leurs forges et les nombreux thermes dont les Nains sont friands. La capitale se nomme Karaak-Nord, la Cité des forges rougeoyantes. Isolée sur un ensemble de pitons rocheux émergeant d’une mer de magma, elle n’est accessible que par un nombre limité de ponts ornés de statues forgées dans un minerai unique, propre au royaume et lui assurant sa prospérité. Durant leur conquête des mondes de Nislaam, les Dao malgré leurs formidables pouvoirs, peinèrent durant des années à s’emparer des métropoles du Notom-Karaak, le métal nommé Nordoorite perturbant fortement leurs capacités. L’alliage est extrait de mines verticales, s’enfonçant parfois en-dessous du niveau de la mer de magma entourant le noyau planétaire. Les esclaves des Nazakad sont presque exclusivement employés à l’extraction du minerai, ils sont parqués dans de grands complexes souterrains intermédiaires, aménagés entre les puits de mine et les métropoles. Leurs conditions de vie sont parmi les moins enviables au sein des cultures de Vordoo, mais les Nazakad de Notom-Karaak sont également connus pour affranchir le plus grand nombre de leurs esclaves, qui ont ensuite le choix de servir librement leurs anciens maîtres au sein des cités, ou de partir rejoindre de petites communautés d’affranchis se développant à l’écart des frontières du royaume, mais continuant pour la plupart à faire du négoce avec lui.

Les Royaumes de Tarlat-Talnaak et de Ord-Tamaak se situent sur le même niveau souterrain et forment l’ossature physique et spirituelle du Vordok-Nataak. Particulièrement étendus grâce à un impressionnant réseau de cavernes naturelles, les deux nations formèrent longtemps une seule et unique entité, qui fut vaincue par les Dao. Après la conquête, les anciens seigneurs Nains s’entre-déchirèrent en s’accusant mutuellement d’avoir contribué à aider les envahisseurs. Depuis lors, les deux royaumes sont régulièrement en conflits, et fragilisent l’équilibre du Vordok-Nataak.

Le Tarlat-Talnaak est également connu comme étant le Royaume des Fosses profondes, il rassemble une énorme population d’esclaves qui sont parqués dans des gouffres où des générations entières ont fondées des communautés. La caste des marchands Rakad prédomine, avec un Roi exclusivement choisi en son sein depuis sa création. Le Talakath est le seigneur des Fosses profondes, un redoutable diplomate doublé d’un négociant ayant su faire prospérer son royaume en le préservant des influences extérieures. Sous son règne, les Dao ont lentement perdu une grande part de leur influence, et les Nazakad peuvent faire le négoce des esclaves sans entraves, vendant à travers tout le système de Nislaam, ainsi qu’à travers le reste du Kotorok-Bal’Nahuum. Représentants du Vordok-Nataak au sein de l’Empire des Sombres fosses, les Rakad du Tarlat-Talnaak voyagent beaucoup en faisant grand usage des Arches éthériques. Leur flotte de Citadelles et de Bastions est également conséquente, avec une cinquantaine de vaisseaux faisant régulièrement du négoce avec les communautés du Kanu’Kamha. Le Tarlat-Talnaak a toujours été considéré par ses voisins comme un royaume instable et fragile, la caste guerrière des Nakad n’a pas une grande influence et se voit corrompue par les Rakad, qui préfèrent une certaine forme de subtilité ne convenant pas toujours face aux hordes d’esclaves se soulevant régulièrement. Plusieurs fois par le passé, bien avant l’alliance avec le Ord-Tamaak, le Royaume des Fosses profondes fut maintes fois envahi, et perdit fréquemment d’importantes portions de son territoire.

Le Ord-Tamaak est le Royaume des Fosses spirituelles, un singulier territoire au sein duquel prédomine le Culte de Sunnis. Le Grand Temple des Roches éthérées se dresse sur un ensemble de plateformes dominant les gradins de la capitale nommée Bor-Nataak. La Très-haute Prêtresse de Sunnis officie au sein de ce vaste ensemble et règne également sur le Royaume qui est, de fait, une théocratie. Le Culte à le contrôle de l’armée, et seuls les Dakad, membres de la caste religieuse, peuvent obtenir un rang d’officier dans une légion considérée comme redoutable. Les membres de la caste guerrière Nazakad doivent pour leur part accepter des fonctions subalternes, mais s’avèrent généralement être bien mieux récompensés pour leurs services que leurs homologues des royaumes voisins. La caste marchande des Rakad est également dominée par le Culte, et des taxes extrêmement importantes sont prélevées sur la moindre transaction n’ayant pas été commanditée par un Dakad.

Le Ord-Tamaak est une puissante nation dominée par la magie divine, qui accueille également un nombre important de Géomanciens et autres savants profanes de la caste Iakad. Le royaume accueille en réalité la plus grande congrégation d’adeptes profanes, la Fratrie des Roches scellées, qui s’est développée autour d’une forme de magie d’abjuration liée à la Terre. Car si les défenses magiques du royaume et du Vordok-Nataak dans son ensemble sont assurées par le Culte de Sunnis, les sortilèges profanes des Iakad sont plus communément répandus parmi les fortunés, les puissants, et tous ceux désirant discrétion et secret.

Les métropoles du Ord-Tamaak sont bâties en gradins, au sein de cavernes à ciel ouvert offrant autant de havres pour la flotte sacrée du royaume, qui compte une quarantaine de Citadelles et autant de Bastions. Les Nazakad de ce territoire emploient également les Arches éthériques, mais favorisent leur expansion vers les lunes de Vordoo, là où la présence des autres royaumes du Vordok-Nataak reste négligeable. La majorité des esclaves sont employés au développement des métropoles lunaires, et s’avèrent bien traités, avec après quelques années de servitude, le choix de fonder une nouvelle communauté vassale du royaume, ou franchir une Arche. Quelques individus jadis captifs ont su attirer l’attention de la Très-haute Prêtresse et leurs lignées possèdent désormais des privilèges considérables. Le Ord-Tamaak est connu sous le nom de Royaume des Fosses spirituelles car les prêtres de Sunnis consacrent énormément de temps et d’effort à convertir leurs esclaves au dogme de leur déesse. Les chants liturgiques résonnent en permanence au sein des grandes fosses où sont parqués les esclaves, et ceux qui se convertissent sont connus pour obtenir quelques bienfaits de la part de leurs maîtres.

Le Vord-Sanaak, où Royaume des flammes pétrifiées, est le plus jeune territoire Nazakad sur Vordoo, mais également le cœur de l’Empire du Vordok-Nataak. Un Roi règne en ce lieu, le Vorzakath, mais la présence du Trône impérial et des nombreuses ambassades du Kotorok-Bal’Nahuum font que son influence en son propre domaine se cantonne à faire appliquer les lois Nazakad.

Le Vord-Sanaak aurait déjà dû disparaître en tant que culture, mais c’est une terre d’aventuriers et de héros, un creuset ou toutes les traditions des Nains de Nislaam convergent pour se mêler harmonieusement. Les voyageurs en provenance d’autres provinces de l’Empire des Sombres fosses connaissent fréquemment les coutumes locales du royaume, partagées par les aventuriers locaux, que les traditions impériales, ou même le nom de l’Empereur des Fosses rougeoyantes.

Bien que l’influence de la caste Nakad soit particulièrement forte grâce à ses affinités avec le Varzakath, les Géomancien Iakad commencent à se regrouper et sont menés par de fortes personnalités, ayant le contrôle de plusieurs cités du Vord-Sanaak. Marchands et religieux restent minoritaires, mais ont également une influence notable au sein de certaines métropoles.

Le Royaume des flammes pétrifiées est ainsi nommé pour ses vortex de Feu, subissant ici un singulier phénomène de cristallisation affectant les énergies naturelles comme les entités liées à cet élément. Durant les grands conflits qui opposèrent le Kotorok-Bal’Nahuum au Mias’menh’Shaardh, le Vord-Sanaak devint brièvement le cœur de l’Empire des Sombres fosses, préservé des incursions ennemies grâce à cette singulière propriété. Les flammes pétrifiées sont également à la base de nombreux rituels géomantiques, et les Dao en font eux aussi un grand usage pour forger des armes exceptionnelles.

Bien qu’il soit le royaume Nazakad le plus proche de la surface, le Vord-Sanaak ne possède pas une flotte de Citadelles très développée, tout au plus une quinzaine de vaisseaux aux forts tonnages. Les différents Empereurs des Fosses rougeoyantes ont toujours favorisé l’usage des Arches éthériques, et encouragent également le développement des Craggam, des vortex de Terre que les Géomanciens Nazakad ont appris à employer afin de faire voyager plus rapidement leurs compatriotes sous les montagnes de Vordoo.

De leur côté, bien que peu nombreux face aux importantes communautés Nazakad, les Korok de Vordoo représentent malgré tout une force importante au sein du Kotorok-Bal’Nahuum, dont ils sont de loyaux vassaux. Veillant à faire respecter la Loi de la Roche sombre, la parole des conquérants Dao, les Korok’Vord ont développé une magiocratie au sein de laquelle règnent les Géomanciens Koyamadi, héritiers des traditions mystiques offertes aux Korok par les Dao. Leur nation sous les montagnes de Vordoo se nomme Korodomorm, la Fosse aux échardes, elle s’étend le long des parois d’un gouffre qui fut ouvert par le Dao Koyam’ibn’Farsaal, le Fléau purificateur, qui vint en avant des siens afin de purger Vordoo des terribles représentants d’un peuple insectoïde corrompu par les Neuf enfers, les K’r’l’k. En l’honneur de leur maître, les Korok’Vord fondèrent leur domaine sur le champ de bataille, ouvert sur un océan de magma en fusion duquel s’élèvent régulièrement des colonnes de matière incandescente prenant la forme de monstres disparus. Le Korodomorm est en réalité une gigantesque métropole troglodytique, dont les deux pendants sont reliés par une multitude de passerelles massives enjambant le vide. Le Koro’shamdaal est le seigneur de ce territoire, il est choisi parmi les plus puissants Géomanciens et si son autorité peut être contestée par ses pairs, il se débrouille pour s’attirer les faveurs de quelques Dao afin de garantir son règne. Etonnement, les intrigues au sein du Korodomorm ne sont que rarement sanglantes, et restent rares. Les Korok’Vord se considèrent comme les plus puissants Géomanciens au sein du Kotorok-Bal’Nahuum et bien que cette assertion puisse être contestée, leur magiocratie offre en tout cas un nombre important d’excellents adeptes des arts profanes.

Négligeant totalement le spelljamming pour exploiter un vaste réseau d’Arches éthériques, les Korok’Vord laissent leurs esclaves en charge de l’artisanat ainsi que de toutes les tâches jugées dégradantes. Tous sont initiés très jeunes à la Géomancie, et les moins aptes peuvent occuper des fonctions d’archivistes ou de diplomates, la plus vile profession tolérée par la culture Korok’Vord. Le royaume ne possède également pas d’armée, préférant s’appuyer sur des forces conjurées grâce à la Géomancie et pouvant être congédiées après usage. Plus fréquemment cependant, le Koro’shamdaal fait appel en temps de crise aux Dao liés à sa lignée, ce qui dissuade la majorité des ennemis pouvant vouloir menacer le Korodomorm.

On l’aura compris, la principale ressource du royaume Korok de Vordoo est sa Géomancie Koyamadi, offrant un nombre impressionnant de rituels avancés et encore autant de sortilèges offensifs particulièrement célèbres à travers les Fontaines Stellaires. Les Géomanciens Korok’Vord sont parmi les plus belliqueux de leur peuple, ils sont guidés par des traditions brutales ne laissant aucune place à la faiblesse, et nombreux sont ceux qui ne dépassent jamais le rang de novice. Les maîtres, où Koyavatam, doivent régulièrement prouvés leurs capacités face à un cercle de leurs pairs, sans cela, ils n’ont pas le droit de former des apprentis, les Koromo. Très individualistes, les Géomanciens du Korodomorm ne parviennent que rarement à unir leurs forces, et toujours pour de très courts délais. Quatre grands sanctuaires existent malgré tout au sein du royaume, ils sont le fruit des Koyavorok, les Grands-maîtres légendaires qui furent les premiers à suivre les enseignements des Dao. Considérés comme des temples en leur honneur, ce sont les lieux où se rassemblent les Géomanciens des différents royaumes du Kotorok-Bal’Nahuum afin d’étudier et parfois partager leurs connaissances. Chacun de ces sanctuaires est dirigé par un Dao, entouré par un cercle de Koyavatam comptant parmi les plus loyaux à l’Empire des Sombres fosses. Ce sont eux qui choisissent quels apprentis pourront voyager entre les mondes pour suivre une formation poussée auprès des plus grands maîtres des arts profanes.

Sites notables: Le nom de Vordoo aux Sanctuaires scellés vient d’une chaîne de places fortes At’uru se dressant sur les flancs escarpés des plus hautes montagnes de la planète. L’architecture de ces lieux est typiquement At’uru, mais les matériaux employés, ainsi que la magie les imprégnant, sont d’une nature unique. Des amas de carcasses insectoïdes recouvrent souvent des pans entiers de ces sanctuaires inviolables, un alliage servant à damasquiner de grandes fresques extérieures semblant pouvoir tuer au contact les créatures émergeant de la jungle. Aucune force connue n’a jamais pu entamer ces constructions antiques, et les plus folles rumeurs circulent sur ce que les At’uru purent bien dissimuler d’une telle manière.

Certaines références anciennes collectées en un temps lointain par les Dao semblent indiquer que des stocks de métaux rares ramenés des mondes Pyrïn furent entreposés dans les Sanctuaires scellés, avec sans nul doute l’idée de forger armes et armures aux propriétés exceptionnelles. Mais le mystère de ces lieux reste entier, et chacun y place des trésors propres à son peuple et sa culture.

En dehors des Sanctuaires scellés, Vordoo est un monde laissé à l’état sauvage par les différents peuples qui vinrent fonder de grands empires dans ses montagnes. Le Kotorok-Bal’Nahuum n’est que la dernière d’une longue succession de civilisations qui puisèrent dans les formidables gisements de ce monde. Même la présence des Sorciers est avérée par un ensemble de ruines sur un haut plateau, preuve de leur conquête éphémère de la Sphère de Nislaam à l’apogée de leur puissance. Yotoom-Syamaath fut longtemps une forteresse abritant près d’un millier de guerriers qui s’aventuraient régulièrement dans la jungle en contrebas, chassant les plus rares monstres insectoïdes avec lesquels de grands artisans fabriquaient ensuite de formidables armures. Les ruines de cet avant-poste Clydön abritent encore quelques niveaux souterrains où sont entreposées les dépouilles de plusieurs monstres qui n’ont plus été rencontrés depuis le début de l’Âge des Prétendants. Mais la rumeur veut qu’il existe également tout un complexe secret, où les membres d’une Cabale impériale auraient menés des expériences d’hybridations impliquant insectes de Vordoo et des esclaves.

Omloru

La petite lune verdoyante d’Omloru fut au cœur de la culture At’uru, lorsque les membres de la tribu Ma’laru développèrent leurs talents martiaux en concentrant leur énergie mentale à travers leurs armes. La jungle à reprit ses droits sur les vastes métropoles suspendues à sa canopée, mais des vestiges d’une nation guerrière sont toujours visibles dans les plus anciens branchages. Des aventuriers ont même retrouvés des coques de spelljammers, trop endommagées cependant pour être d’une quelconque utilité.

Le pôle austral d’Omloru est recouvert par une haute chaîne de montagnes. Les Nains Nazakad du Ord-Tamaak ont fondés plusieurs colonies souterraines, où sont parqués de nombreux esclaves œuvrant sans relâche afin d’agrandir les cavernes, peu nombreuses. Un Haut-Prêtre de Sunnis règne sur l’ensemble des communautés et assure au royaume l’envoi régulier de pierres précieuses abondantes dans les entrailles lunaires.

Om-Talaak est la plus grande métropole d’Omloru, elle abrite un tiers de la population Naine locale, soit trois milliers d’individus. Principal port spatial, la cité accueille cinq Citadelles transformées en vastes navires marchands alternant les cargaisons de gemmes et d’esclaves en provenance des fosses du Ord-Tamaak. Quelques Korok font du commerce au sein d’un quartier qui leur est réservé, ils vendent essentiellement aux Géomanciens Koyamadi venant acheter des gemmes uniques, aux propriétés singulières. La plupart des Korok sur Omloru sont des parias, exilés de diverses régions du Kotorok-Bal’Nahuum et venant se placer sous l’autorité des colonies lunaires du Ord-Tamaak, connues pour se montrer bien plus laxistes vis-à-vis de leurs lois pour les peuples étrangers. Avec le temps, le Quartier Korok est devenu une place majeure du marché noir au sein du système de Nislaam. Nombre de contrebandiers et de négociants peu scrupuleux viennent y mener des affaires et conclure des alliances avec des peuples planaires, officiellement ennemis des Sombres fosses.

Jadru

Aride depuis plusieurs siècles, Jadru est une lune recouverte par une savane où subsistent quelques forêts desquelles émergent des ruines At’uru semblant avoir formées un ensemble de temples mystérieux, où des foules vinrent vénérer des héros guerriers ayant subis d’étranges rituels nécromantiques. Ces sanctuaires et les forêts les entourant sont des régions évitées par les peuples du Kotorok-Bal’Nahuum, car des explorateurs ont notés la présence de nombreux non-morts, ainsi que des vortex donnant sur le Plan de l’énergie négative.

La savane est pour sa part le domaine de plusieurs communautés nomades de Centaures nés au sein du Plan Elémentaire de la Terre et ayant suivi les Dao durant leur conquête du système de Nislaam. Parfaitement adaptés à leur environnement lunaire, les Nahurik forment une peuplade de redoutables guerriers aux sabots d’obsidienne et arborant également de terribles cornes du même matériau, qu’ils sculptent au gré de leurs victoires. Une vingtaine de milliers de ces centaures vivent en petites tribus de trois à cinq cent individus. Vassaux des Dao, ils se regroupent à l’appel de leurs maîtres pour former une horde de cinq milliers de combattants, qui transitent par l’Arche éthérique de Kormok, l’unique point d’accès au reste du Kotorok-Bal’Nahuum. Les Nahurik s’entendent bien avec les Korok qui viennent fréquemment faire du négoce avec eux, les centaures n’apprécient guère les Nazakad et n’hésitent pas à provoquer ceux qui viennent empiéter sur leur territoire.

En dehors des campagnes planaires des Dao, les Nahurik forment un peuple farouche mais aux mœurs paisibles. Les guerriers deviennent alors chasseurs et les grandes festivités sont fréquentes, impliquant souvent des joutes et autres défis impliquant des prouesses physiques. Leur artisanat reste rudimentaire et les Korok approvisionnent généralement les tribus avec toutes sortes de biens fabriqués hors-monde. Les Nahurik préfèrent cependant façonner leurs armes eux-mêmes, à partir des dépouilles de leurs victimes. Les chefs tribaux, toujours des guerriers parmi les plus puissants, sont conseillés par des sorcières Nahuna, des nécromanciennes spécialisées dans des rituels basés sur l’os. Certaines peuvent lire dans les ossements, d’autres peuvent soigner, ou encore renforcer les armes traditionnelles des Nahurik.

Penod

Troisième lune de Vordoo, Penod est souvent perçue comme une réplique miniature de la planète, avec de hautes chaînes montagneuses agrémentées de jungles infestées d’insectoïdes agressifs. Les colonies naines du Ord-Tamaak ont longtemps été menacées par ces essaims capables de s’infiltrer patiemment sur des années à travers la moindre fissure, pour dévaster ensuite leurs cavernes. Mais la récente arrivée d’une nouvelle Haute-Prêtresse de Sunnis à la tête du Culte, Diama Shelna’Kotaan (Nazakad ♀/ Prêtresse de Sunnis 11/ NB), a permis à ces colonies de former une alliance militaire efficace contre cette menace. L’idée d’une union entre cités a depuis fait son chemin, et si la majorité des dix milliers d’habitants restent fidèles aux traditions du Ord-Tamaak, des voix s’élèvent toujours plus nombreuses en réclamant l’indépendance de leurs montagnes.

Penod est riche en gisements de minerais communs. Le cuivre et le fer sont abondants, et une faible part est pour le moment exploitée. La caste des marchands Rakad à bien plus de liberté que sur Vordoo, et les Dakad doivent plus fréquemment faire des compromis. Le Culte de Sunnis reste puissant, et limite sciemment la présence de Géomanciens Iakad au sein des petites cités souterraines. D’autres élémentalistes des Fontaines Stellaires viennent cependant se réunir dans ce qui pour eux passe pour une jeune nation prête à naître, affranchie des chaînes de l’asservissement par les Dao. Beaucoup de Nazakad se sont ainsi tournés vers le commerce d’objets magiques et de connaissances interdites partout ailleurs au sein du Kotorok-Bal’Nahuum.

 

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Auteur : derynnaythas

Passionné par les univers imaginaires depuis toujours, je me suis tourné vers les jeux de rôles et l'écriture à douze ans, je n'ai jamais plus arrêté de jouer, de mener, d'écrire, dessiner et lire. Fasciné par l'acte créatif, qu'il soit artistique ou scientifique, j'essaie de m'ouvrir à autant de sources que possible, afin de créer mon propre univers fantastique, essentiellement autour du thème de Spelljammer.

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