La Sphère de Terre-blanche

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Canopy par hyperblade

L’orbe laiteux de Terre-blanche est percé en trois endroits par les branches du Vacuunaralamaa, sa face extérieure est en permanence drapée dans une brume poisseuse, légèrement acide, favorisant l’éclosion de vastes champs de fleurs pâles aux longues tiges. Cette vie végétale s’est développée autour des branchages de l’Arbre cosmique, il y a plusieurs millénaires de cela, et avec le temps, les Fleurs blanches de Seyet-Damjaaan ont depuis développées une forme de conscience primitive, ainsi que de nombreux pouvoir psioniques leur permettant d’attirer les voyageurs afin de consommer leurs fluides. Les végétaux sont en symbiose avec la matière cristalline de la Sphère, elles ne peuvent se développer sur l’écorce du Vacuunaralamaa, et la menace qu’elles représentent reste donc limité aux abords de Terre-blanche.

 

Comme pour les autres Sphères de l’Arbre, il n’existe aucun passage permanent permettant aux spelljammers de s’aventurer dans le système de Terre-blanche. Les branches titanesques ayant percées la carapace cristalline ont cependant ménagées de larges fissures, à travers lesquelles des bâtiments de moyen tonnage peuvent s’aventurer. Tout naturellement, des ports se sont créés aux abords de ces passages.

Le Joyeux Foyer est une communauté d’Halfelins des Sphères du Triangle Radiant, qui s’est développée autour de cinq grands établissements accueillant les voyageurs ayant bravés les dangers du Phlogiston. Vaste caravansérail accroché à l’écorce ancienne du Vacuunaralamaa, le Joyeux Foyer abrite en permanence un millier d’individus, et trois fois plus en général. Bien qu’il existe des chapelles consacrées aux divinités halfelines, le plus grand nombre révère l’Arbre cosmique, en tant que pourvoyeur de bienfaits et unificateur des peuples. Peu de Druides Vacuu séjournent en ce lieu, plus généralement réservé à ceux qui souhaitent se délasser dans le confort d’une auberge de haut standing. Le Joyeux Foyer est un port spatial de moyenne importance, avec une capacité d’accueil de soixante navires de moyen tonnage. La flotte en charge de protéger la communauté se résume à cinq Conques manœuvrées par les membres d’une petite communauté de Gnomes lunaires.

Les Baraques-en-équilibre sont regroupées sur un autre branchage du Vacuunaralamaa, elles sont bâties sur des branches secondaires, relativement petites pour l’Arbre cosmique, et surplombent le plus étroit passage vers le système de Terre-blanche. Assemblées à partir des nombreuses épaves de navires qui formaient jadis un cimetière rappelant une antique bataille entre Illithids et une force inconnue, les Baraques-en-équilibre abritent une communauté d’artistes et d’ermites cherchant à appréhender le grand arbre dans son entier. Havre paisible où s’expriment de nombreuses formes artistiques, les Baraques-en-équilibre comptent trois centaines habitants sédentaires, et deux fois plus de voyageurs faisant régulièrement halte en ce lieu. Aucune organisation n’existe, chacun vaquant à ses affaires, mais il arrive que de petits comités se réunissent afin de régler un problème commun. La majorité des habitants n’ont que peu de ressources pouvant intéresser les pillards en tout genre, et hormis quelques monstres en maraude le long des branches du Vacuunaralamaa, la communauté vit dans une certaine quiétude.

Si les deux précédentes communautés semblent paisibles et accueillantes, il en va tout autrement de la troisième, établie sur une branche massive connue sous le nom de Pont d’Alvert-Greenald et dont la légende veut qu’il relie les Sphères de Terre-blanche et Rivière-sombre. Nul n’a jamais tenté le périple par ce biais, le voyage pouvant très certainement durer plusieurs siècles, mais de nombreuses peuplades sont établies sur cette branche, certaines depuis des dizaines de générations. La communauté qui s’est établie autour du passage vers le système de Terre-blanche se nomme Caelaad, il s’agit d’une véritable ville, protégée par un dôme végétal fait de ronces buveuses de sang et de lianes vivantes pouvant étouffer quiconque approche d’elles.

Pendant longtemps, nul ne sut qui pouvait bien vivre sous une telle protection, veillant jalousement sur l’un des passages de cette Sphère. Il fallut la menace d’une horde de monstres déferlant en quête de nourriture, pour que cède brièvement le rempart végétal de Caelaad. Quelques aventuriers ayant suivi les créatures vinrent en aide à ce qui s’avéra être une tribu elfique qui avait elle-même nomadisée le long de la branche du Vacuunaralamaa, avant de s’établir à l’orée du passage vers le Vide de la Sphère de cristal.

Les Syndarhiriiln sont des elfes liés à l’Arbre cosmique depuis des générations sans nombre. Egalement nommés par leurs parents des Sphères Connues sous le nom d’Elfes de l’Ecorce sacrée, ils conservent de nombreuses traditions proches de celles des elfes sylvains, et vivent simplement dans des ensembles de cocons végétaux accrochés au dôme les protégeant. Ils possèdent quelques connaissances liées au Vide et leurs sorciers peuvent façonner de grandes ailes se nourrissant de l’énergie des étoiles, permettant aux plus aventureux d’évoluer brièvement au sein de l’Espace sauvage que de lointains ancêtres semblent avoir longuement exploré. Comme la majorité des peuplades elfiques, les Syndarhiriiln ont été abordés par les officiers de l’Armada afin de contribuer à la défense des Sphères Connues. L’offre a été déclinée, bien qu’une poignée de jeunes aventuriers navigue à bord des vaisseaux Syndarh. Peu intéressés par les affaires au-delà de leur grand dôme végétal, ils accueillent cependant avec plaisir les voyageurs pacifiques et les guident du mieux qu’ils peuvent.

Caelaad est une cité singulière, faite de branches torsadées, recouvertes de runes Syndarhiriiln et auxquelles sont suspendues de nombreuses cosses formant autant d’habitations. Les visiteurs ne s’attardent cependant jamais car si leurs hôtes se révèlent accueillant et généreux, leur détachement de toutes les affaires touchant les Sphères Connues exaspèrent les plus calmes. De même, aucun négociant ne s’est durablement établie dans la cité des Elfes de l’Ecorce sacrée, ces derniers souhaitant conserver leur environnement exempt de toute influence extérieure.

 

Le système de Terre-blanche est caractéristique de la région des Sphères de l’Arbre; Le Vacuunaralamaa a depuis longtemps étendu ses branches colossales en formant une complexe sphère suivant les courants gravitationnels. Il semble qu’il n’existait nul corps solide notable avant l’intrusion de l’Arbre cosmique, mais les branches ont enserrées les multitudes de brasiers élémentaires tenant lieux d’étoiles, se nourrissant de leur rayonnement pour croître et former une gigantesque canopée enveloppée par une atmosphère étouffante. Dès lors, la notion de Vide ne s’applique plus désormais que dans les Confins, où dérivent quelques débris végétaux pétrifiés dans lesquels se dissimulent les derniers représentants d’espèces de l’Espace sauvage.

 

Le monde central de Terre-blanche est une planète artificielle, façonnée par un peuple ancien proche des Nariac. Véritable cœur du mouvement Kuraa-Vacuu durant l’Âge des Prétendants, ce monde abrite des représentants de toutes les essences animales et végétales des Sphères Connues. Une multitude de régions disposent ainsi d’un micro-climat, et des milliers de Druides œuvrent sans relâche afin de faire prospérer les espèces sous leur protection.

 

Au-delà de ce monde, le système de Terre-blanche compte trois grandes régions rassemblées dans sa canopée. Les Îles argentées forment une première sphère végétale centrale. Trente-huit brasiers élémentaires entremêlent leurs énergies par le biais d’épaisses branches creuses, à partir desquelles se développent de véritables archipels de larges feuilles argentées, surplombant les feuillages plus sombres de la canopée. Ces feuilles d’argent sont réputées pour contenir de nombreuses vertus curatives, et pour favoriser le développement des peuples qui vivent en ces lieux.

Les Jungles Knapharites forment une sphère canopéenne médiane dans le système de Terre-blanche. Les brasiers élémentaires à partir desquels les branchages du Vacuunaralamaa se sont développés sont pratiquement tous liés à des énergies négatives, rendant ainsi faune et flore particulièrement hostiles à la Vie. Les Druides préservent cependant ce vaste lieu car l’Arbre sacré, dans sa toute puissance, a engendré de nouvelles formes de Vie à partir de ces sombres énergies.

Au plus proche de la surface intérieure de la Sphère de cristal se trouve la Canopée iridescente, puisant dans pas moins de vingt gigantesques brasiers liés à la Radiance. Des peuples étranges vivent en ces lieux, et maints sanctuaires sont connus pour permettre la guérison des maux les plus graves. La Canopée est encore en formation, et devrait former une troisième sphère végétale dans quelques siècles, elle se développe également à travers les Jungles Knapharites, formant de larges tunnels de lumière jusqu’aux îles argentées et permettant d’éviter les innombrables dangers de la canopée médiane.

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Catégories : Les Sphères Connues, Peuples du Vide, Sphères de cristal | Étiquettes : , , | Un commentaire

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Une réflexion sur “La Sphère de Terre-blanche

  1. je sens ta fibre écolo s’aviver avec cette longue série d’articles.

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