Kaerynis, les Sept lignées Kînâlââ

ImageUnderworld, par MaxD-art

(Kaereeth-Maebnaath [Clydön])

Type de monde: Sphérique rocheux

Taille: D (diamètre équatorial de 5478km)

Rotation: 49 heures

Révolution: 980 jours

Lunes: Aucune

Population: 748 934 Kînâlââ

Magie: Magie profane dominante

La planète extérieure du système Royal est un monde gelé où les conditions de vie ne sont réunies qu’aux seules extrêmités polaires, là où des chaînes volcaniques en activité maintiennent liquides des mers bordées de hautes falaises rocheuses.

Le reste de la planète est continuellement balayé par des vents froids charriant des cristauxde glace extrêmement dangereux. Le soleil Basaïa n’est que rarement visible dans le ciel et il règne une pénombre que seuls les amas de cristaux de mebhaigl parviennent à atténuer.

Comme les autres mondes du système, Kaerynis est entouré par un phénomène semblable à une Sargasse, absorbant toute forme de magie le traversant. Il est d’ailleurs possible de trouver de nombreuses épaves de navires anciens, écrasés à la surface et prit dans des glaces parfois centenaires.

Ports d’accueil: Kaerynis ne possède aucune communauté ayant une quelconque connaissance des peuples par-delà les cieux. La croyance la plus répandue étant d’ailleurs que le ciel est un orbe de glace plus ou moins translucide, derrière lequel seraient tapis d’effroyables démons.

Pour les plus chanceux des voyageurs, ceux qui parviennent à ne pas s’écraser sur les étendues gelées de ce monde, il est possible de trouver de très anciennes ruines, essentiellement dans les contreforts extérieurs des massifs polaires, et où d’antiques civilisations semblaient côtoyer les terribles Sorciers. Peuplées de créatures affamées, ces ruines disposent encore de plate-formes d’altitude où de petits spelljammer pouvaient se poser. Les moyens employés pour éviter les effets de la Sargasse planétaire restent cependant inconnus.

Ressources: Bien que Kaerynis puisse ressembler à un enfer froid, les régions polaires possèdent une flore et une faune très diversifiées, particulièrement au sein des deux plus importantes mers. Là, des peuples anciens ont excavés les montagnes alentour, façonnant de vastes terrasses surplombant les flots et permettant d’admirer les volcans en éruption. Des cités ont été bâties, il n’en subsistent que des ruines, mais ce sont autour d’elles que des rizières ont été aménagées, fournissant toujours la principale ressource alimentaire de ce monde.

De l’eau potable est acheminée par un antique réseau d’aqueducs traversant les montagnes et alimentant des thermes chauffés par le magma volcanique et offrant à certaines communautés un confort inespéré sur ce monde gelé.

De nombreuses espèces animales vivent au sein des mers polaires, là où les fonds semblent occupés par de formidables amas de cristaux multicolore de mebhaigl. Cette précieuse ressource magique influence clairement le développement de la faune et de la flore, affectant par là même ceux qui vivent de ces richesses.

Cultures: Les kînâlââ forment un peuple unifié depuis seulement quelques siècles. Leurs ancêtres étaient les esclaves des Rûdrââ’Sâhûû, qui parvinrent à se libérer de leurs chaînes et à s’emparer des grandes métropoles en ruines de leurs anciens maîtres. Fortement influencés par les traditions de l’Empire des Cornes de glace, les kînâlââ ne possèdent cependant pas de lignage infernal ou de connaissances suffisantes dans les arts sorciers. Incapables de maîtriser les savoirs anciens, ils se contentent de vivre dans les quartiers les moins endommagés, et qu’ils réparent sommairement en cas d’intempéries.

Regroupés en sept clans aux origines encore marquées, les kînâlââ sont depuis longtemps imprégnés par les énergies magiques de leur monde, lien qu’ils ont prit l’habitude d’amplifier en incrustant des cristaux de mebhaigl dans leur chair, parfois même dans leurs os. Ces pratiques remontent aux tous premiers âges de Vanuraa, durant lesquels leurs maîtres côtoyaient les Clydön, également de grands adeptes des pierreries incrustées.

Nul ne peux expliquer pourquoi les lignées claniques kînâlââ possèdent des capacités si différentes, il n’en reste pas moins que la démonstration de ces pouvoirs indique la place de l’individu au sein de son clan.

Les kînâlââ rendent hommage aux Sept ainsi qu’à une multitude de seigneurs démons qu’ils éloignent par de simples offrandes. L’influence des Baatezu se fait encore sentir au sein des ruines de l’ancien Empire des Cornes de glace. Les plus sages savent que les Sept sont des entités pouvant encore agir sur les destinés des mortels, ils conservent donc quelques connaissances collectées durant les guerres entre ethnies Rûdrââ, notamment des rituels protecteurs élaborés par les sorciers d’Aebrynis.

Quatre des sept clans ont adoptés un mode de vie nomadique, parcourant les étendues montagneuses en quête de richesses des temps passés, bravant maints périls afin de découvrir de nouvelles caches des vieux empires maléfiques. Les trois autres clans sont bien établis, dans les métropoles les mieux préservées, ils se sont essentiellement tourné vers la culture du riz, l’élevage de nombreuses bêtes formant désormais des troupeaux, et vers la pêche en haute mer.

Les clans Jâlkââ, Gôrôô et Lâtââ sont regroupés dans le massif austral, autour de la Mer de Tiereem, les deux premiers sont sédentaires, le troisième nomadise dans les contreforts intérieurs du Massif de Vâlkââr.

Le clan Jâlkââ est un rassemblement de plusieurs centaines de communautés familiales tournées vers la pêche. A bord de petites embarcations taillées dans les débris d’un alliage argenté, les pêcheurs se risquent au plus près des volcans en éruption, là où d’énormes poissons aux écailles de pierre, les knavac, représentent individuellement plusieurs jours de nourriture pour les communautés.

Les bâtisses Jâlkââ sont en bon état, regroupées en hameaux disséminés sur des terrasses creusées dans les falaises. Il apparaît que les ancêtres des Jâlkââ devaient déjà servir leurs maîtres en tant que pêcheurs, des peintures anciennes indiquant cette fonction dans un passé lointain. Les fresques montrent également des navires flottant au-dessus des flots, semblables à des spelljammer mais apparemment incapables de voler. Nul ne connaît le destin de ces flottilles, qui étaient apparemment nombreuses à l’apogée de l’Empire des Cornes de glace.

Le chef du clan Jâlkââ porte le titre de Rânfââr, il est choisi parmi la lignée clanique, dont les principaux pouvoirs sont basés sur le contrôle des bêtes marines. Meilleur combattant du clan, il est en charge de la défense du territoire et forme une petite force combattante pouvant être mobilisée en quelques jours. Le Rânfââr à également la responsabilité de perpétuer la lignée, il se plie en ce sens aux décisions des Mânêêsh, les doyennes du clan, qui forment un conseil dont les décisions pèsent pour beaucoup dans les choix du Rânfââr. Il n’y a pas de structure familiale au sein des clans kînâlââ, les enfants sont élevés par tous les membres d’une même communauté, à l’exception de ceux montrant des signes de la lignée clanique, qui sont emmenés en un lieu isolé durant leurs premières années, le Cercle Kînârânâ. Les autres clans kînâlââ adoptent les mêmes traditions, à quelques exceptions près.

N’jâtâ est l’actuel chef de clan, il mène depuis peu des expéditions guerrières dans une région maritime où seraient apparus des monstres aux écailles cristallines. Excellent harponneur, il est également réputé pour les enfants nés de son sang, tous imprégnés de la lignée clanique d’une manière particulièrement intense. Le conseil des Mânêêsh souhaiterait que le chef de clan risque moins sa vie dans des expéditions en haute mer, mais dans ce domaine, les doyennes semblent n’avoir aucune influence.

Le clan Gôrôô s’est depuis longtemps tourné vers la culture d’un riz pourpre extrêmement nutritif et troqué d’un pôle à l’autre par les clans nomades. Pratiquement tous les membres du clan sont regroupés dans une antique cité ayant été suffisamment préservée pour rassembler des bâtiments toujours intacts, certains étant même scellés par de puissants glyphes démoniaques.

La cité se nommait jadis Knazaarth-Kneruu, elle était au cœur d’un antique domaine Rûdrââ, durant le règne des cinq lignées. De terribles expériences furent tentées sur des milliers d’esclaves, et bon nombre de créatures difformes nées de ces essais d’hybridations survivent toujours dans les nombreux niveaux souterrains, que les Gôrôô n’ont pas pu tous condamner.

Le Rânfââr du clan est nommé N’prâtâ, c’est un guerrier posé et maîtrisant mieux les armes à distance. En plus d’une quinzaine de Mânêêsh qui apportent leurs conseils, il s’est entouré de vieux aventuriers retirés de leurs existences incertaines et ayant choisis de servir le clan. Certains, comme P’nâmâ Crocs d’ônôsk, possèdent une connaissance fragmentaire de la sorcellerie Rûdrââ, suffisamment toutefois pour indiquer les dangers, les passages sûrs et explorer le bâtiments alentours.

Le clan dispose également d’une grande place du marché, où les nomades peuvent venir troquer le riz pourpre contre de nombreux produits des autres communautés. Les Gôrôô sont réputés pour leur hospitalité, et ils mettent à disposition un grand bâtiment pour tous les voyageurs.

La lignée clanique manifeste des pouvoirs magiques liés au règne végétal et son développement. Peu de détenteurs maîtrisent des pouvoirs véritablement notables, mais pas moins d’une centaine de porteurs de cette lignée possèdent en effet un don d’empathie végétale permettant d’entretenir de grandes serres où poussent des arbres fruitiers, des vignes et des espèces imprégnées de mebhaigl.

Le dernier clan du Sud est celui des Lâtââ, et contrairement aux deux autres, ses centaines de membres nomadisent au rythme des saisons de tempêtes des contreforts extérieurs des Vâlkââr. Jadis grands combattants au service des Rûdrââ’Sâhûû, ils suivirent leurs maîtres à travers les Dédales dimensionnels des Sept, où certains d’entre eux furent marqués par les forces mystérieuses de ces lieux anciens. Les Lâtââ sont désormais des explorateurs intrépides, toujours en recherche de ruines oubliées, mais plus encore, d’un moyen de voyager d’un monde à l’autre. Ils savent que les Dédales furent scellés, mais également que leurs maîtres connaissaient bien des passages détournés, toujours cachés au sein de leurs antiques cités gelées.

Chevauchant des lézards géants, les pânrâc, ces kînâlââ connaissent tous les sentiers de haute montagne, ainsi que les passes les plus improbables leur permettant de rallier les contreforts extérieurs. En ces lieux battus par des vents particulièrement violents, ils trouvent des abris au sein des vieilles métropoles de l’Empire Vanuraa. Et c’est à partir de ces lieux hantés par la cruauté des temps passés qu’ils séjournent durant les tempêtes les plus dangereuses, stockant des vivres pour les temps les plus durs.

Le clan Lâtââ accomplit au moins trois fois par cycle la Longue traversée, une tradition des clans nomades mobilisant toutes leurs ressources et les poussant à s’aventurer sur les étendues glacées, pour faire une halte au sein des ruines de l’équateur, pour rallier ensuite le pôle opposé. La culture kînâlââ perdure grâce à cette tradition essentielle au partage des connaissances et de ressources rares.

Le Rânfââr du clan Lâtââ est une femme au regard rougeoyant et dont la peau livide est marquée d’étranges motifs. N’gîmîî est connue pour être la plus puissante détentrice de la lignée clanique depuis trente générations. Ses pouvoirs sur les vents froids ont de nombreuses fois sauvés des familles entières. Malgré cela, son apparence suscite toujours bien des commentaires et ses rivaux rapprochent les marques de naissance écarlates de celles que possédaient certains Rûdrââ.

Il existe un clan kînâlââ n’étant pas lié aux territoires polaires mais accomplissant jusqu’à six Grandes traversées par cycle. Le clan Rûnââ se distingue ainsi par ses interminables caravanes formées de plusieurs milliers d’individus, allant d’un pôle à l’autre mais faisant régulièrement des haltes au sein des ruines équatoriales.

Véritables garants des coutumes nomades, les Rûnââ aiment se mêler aux autres clans et enseigner leur connaissance du monde par-delà les hautes montagnes protégeant les communautés sédentaires. Principaux négociants d’objets des temps anciens, ce sont également eux qui transmettent les informations d’un clan à l’autre.

Le Rânfââr du clan Rûnââ se nomme B’rônôl, il est le seul détenteur de la lignée majeur, lui donnant un don limité de clairvoyance. Extrêmement âgé, il est entouré d’une vaste famille, et ses petits-enfants sont déjà des atouts inestimables pour le clan, servant de guides aux caravanes traversant les étendues glacées de Kaenyris.

Soucieux de l’avenir du peuple kînâlââ, B’rônôl consacre beaucoup de ressources à rendre habitables d’antiques cités équatoriales, longtemps délaissées par ses ancêtres, mais ayant été globalement épargnées par les différents conflits mythiques entre démons et Rûdrââ. Conscient des menaces surnaturelles pesant toujours sur les mortels peuplant le monde gelé, il utilise les familles de son clan comme autant d’informateurs pouvant discerner des kînâlââ possédant les vestiges de dons magiques, héritages de métissages anciens avec les seigneurs de Vanuraa. Le Rânfââr reste en effet persuadé que la magie sera l’unique défense efficace contre des entités monstrueuses encore dissimulées dans les ombres.

Au Nord du monde vivent les trois autres clans kînâlââ, regroupant leurs populations autour de la Mer de Nyereem, sous la protection des hautes montagnes du Massif Drâmââk. La région polaire septentrionale était le cœur de l’antique Vanuraa et c’est au cœur de ce qui est aujourd’hui la chaîne volcanique du Nâmâl que se trouvait la Porte des Sept, la principale entrée des Dédales dimensionnels pour Kaerynis.

Les anciennes métropoles des Rûdrââ ont particulièrement souffert des nombreux conflits et bien peu de leurs bâtiments sont encore intacts. Les créatures rôdant en quête de nourriture sont nombreuses à menacer les kînâlââ qui ont pratiquement tous adoptés un mode de vie nomade dans les contreforts intérieurs du Drâmââk. Les ruines sont encore nombreuses à ne pas avoir été explorées par les clans, qui savent éviter certaines régions peuplées par des communautés hostiles, malveillantes et vénérant des entités diaboliques leur octroyant de terrifiants pouvoirs.

Le clan Pyôrô est la seule communauté kînâlââ sédentaire du pôle septentrional, il est également celui regroupant le plus de familles au sein de ruines bordant la mer. On estime à près de cent mille individus la population Pyôrô.

Occupant essentiellement les cités perchées en haut des falaises dominant la mer, les familles du clan sont autant tournées vers la pêche que vers l’élevage de nombreux troupeaux de créatures reptiliennes. A cause des dangers pesant sur les communautés les plus isolées, les Pyôrô sont également de bons guerriers et tous apprennent le maniement des armes durant leur enfance. Avec une force de cinq milliers de combattants, le clan parvient à préserver son mode de vie mais se sait fragile face à une éventuelle alliance de tribus montagnardes de monstres.

Le Rânfââr se nomme G’ârmâ, c’est un redoutable guerrier maniant une relique ancienne nommée l’écorcheur de peau, une énorme épée à deux mains ayant maintes fois sauvées des communautés menacées par des créatures des montagnes.

Le clan Pyôrô est également renommé pour ses traditions culinaires et les préparations de ses viandes. Se conservant bien mieux que toute autre, les rations troquées aux autres clans amènent d’importantes ressources en contrepartie.

Le clan Syâlâ regroupe quelques milliers d’individus disséminés à travers tout le massif montagneux septentrional. Seules quelques familles effectuent la Longue traversée et fréquentent régulièrement les autres clans, la majorité des Syâlâ préfèrent en effet leur existence en haute altitude, en des lieux anciens où les premiers esclaves de Vanuraa érigèrent des monuments en l’honneur de divinités les ayant abandonnées à une existence de misère.

Les kînâlââ se déplacent en communautés de quelques dizaines d’individus, sur d’énormes lézards et dans des palanquins fermés pour les plus âgés et les marchandises. La lignée clanique est liée au développement des cristaux de mebhaigl, faisant de ses détenteurs des individus inestimables pour quiconque souhaite maîtriser cette précieuse ressource.

Le Rânfââr des Syâlâ est une femme à la massive carrure, se déplaçant souplement lorsqu’elle affronte ses adversaires avec deux grandes lances dont les pointes sont des cristaux de mebhaigl. N’îrmî est également la mère des plus puissants détenteurs de la lignée clanique, elle reçoit de nombreuses demandes, plus ou moins bien présentées, de bien des familles souhaitant avoir l’honneur de partager sa lignée. Ses Mânêêsh veillent cependant à maintenir un équilibre prudent au sein de la progéniture de N’îrmî, son don étant particulièrement convoité et, mal utilisé, pouvant devenir une menace pour la ressource de cristaux de mebhaigl.

Le clan Tyûrû est également nomade par tradition. Ses milliers de membres sillonnent les anciennes routes ruinées des contreforts extérieurs du Drâmââk, faisant haltes au sein de comptoirs dévastés par des siècles de tempêtes venant se briser sur les massifs rocheux. La lignée clanique est celle des flammes, les plus puissants porteurs peuvent en effet susciter murailles de feu et réchauffer la roche geler. Les plus anciens contes Tyûrû mentionnent des individus capables de conjurer des bêtes constituées de flammes vivantes, mais ce don semble s’être perdu au fil des unions entre membres du clan.

Les Tyûrû accomplissent la traditionnelle Longue traversée vers le Sud, où ils font le négoce d’outils et d’objets qu’ils élaborent dans de grandes forges dont leurs ancêtres esclaves avaient apparemment la charge. Bien que leurs talents de ferronniers soient plutôt limités, ils approvisionnent ainsi tous les autres clans kînâlââ en produits métalliques à l’exception des armes, dont ils ont oubliés les secrets de fabrication.

Le clan contrôle trois des huit grandes forges connues à travers le massif du Drâmââk, ils en possèdent également deux autres dans le Sud, où les autres clans nomades collectent pour eux des réserves de minerais exploitables durant les périodes où aucuns Tyûrû n’est présent dans l’hémisphère austral. Les autres forges sont aux mains de créatures malveillantes, organisées en tribus agressive.

Seule une alliance des clans du Nord pourrait permettre de reprendre ces lieux, mais les kînâlââ ne sont pas belliqueux et préfèrent se déplacer à travers le vaste territoire montagneux plutôt que de risquer de précieuses vies.

Certaines familles du clan se sont spécialisées dans la ferronnerie depuis des générations, d’autres vont d’une carrière à l’autre collecter les meilleurs minerais disponibles. Une vieille légende parle de forgerons si talentueux qu’ils en étaient parvenus à inclure des cristaux de mebhaigl dans des objets encore au point de fusion. Ces connaissances sont désormais perdues, mais nombre de jeunes Tyûrû consacrent leur enfance à se risquer dans les ruines anciennes en quête de ces précieuses connaissances.

La culture kînâlââ est ainsi considérée comme la société la plus développée de Kaerynis, tout du moins reste-t-elle la plus accueillante envers les très rares visiteurs parvenant à survivre aux rigueurs climatiques de ce monde gelé.

Mais d’autres espèces vivent au sein des massifs polaires, certaines au cœur même des champs de magma d’où émergent encore des ruines forgées en fer baatorien. Très proches cousins des Rûdrââ’Sâhûû dont ils ont pu hériter d’une lignée infernale mineure, les Sâhâ’kâânîî étaient vraisemblablement les intendants de plusieurs grandes maisons Rûdrââ durant le règne des Baatezu. Anciens esclaves ayant su devenir indispensables à leurs maîtres, ils comptaient prendre le pouvoir au sein du Domaine septentrionale de la Corne de feu, une région littéralement jonchée de cristaux de mebhaigl. Malheureusement, les Baatezu étaient en train de corrompre les Rûdrââ’Sâhûû et de terribles guerres ébranlèrent le monde gelé, ravivant d’anciens volcans qui engloutirent le domaine convoité.

Les Sâhâ’kâânîî survécurent finalement à leurs maîtres diaboliques, les siècles de servitude leurs avaient enseignés quelques rudiments de la puissante sorcellerie de Vanuraa, ils parvinrent ainsi à isoler leur petite communauté au sein de Tionrool-Baraalith, un vaste palais doublé d’une citadelle émergeant du magma toujours en fusion et protégé par une magie ancienne. A partir de là, les Sâhâ’kâânîî espèrent pouvoir bientôt renforcer leur lignée diabolique en capturant certains kînâlââ dotés d’un lien puissant avec les cristaux de mebhaigl. Les plus anciens oeuvrent pour leur part à élaborer un lien avec les Dédales dimensionnels des Sept, que certaines reliques leur indiquent comme étant toujours praticables.

Le principal fléau des deux massifs polaires restent cependant les tribus Orog, impossibles à dénombrer et clairement originaires du monde voisin d’Aebrynis. Bien plus primitives que leurs contreparties du continent de Cérilia, les Orog de Kaerynis représentent la menace majeure pesant sur les territoires des clans kînâlââ.

Selon toute vraisemblance, ce furent les Tanar’ri qui menèrent des hordes Orog depuis Aebrynis en transitant par les Dédales dimensionnels, alors que les premières guerres éclataient entre les trois dernières lignées Rûdrââ. De nombreuses peintures sur les parois de profondes cavernes montrent en effet des créatures démoniaques exhorter les Orog à travers des galeries où se produisent de singuliers phénomènes.

Pour l’aventurier sans peur qui parviendrait à s’aventurer dans les tanières Orog, ces peintures apparaîtraient rapidement comme autant de cartes précises des Dédales. Mais jusqu’à maintenant, ces œuvres picturales primitives restent de simples rumeurs que seuls les plus vieux sages connaissent.

Sites notables: Kaerynis est un monde aux océans gelés depuis une éternité. De grands empires diaboliques ont souillés sa surface durant des millénaires, érigeant d’orgueilleux monuments préservés du rude climat par une magie puissante.

Difficile d’accès maintenant que les passages dimensionnels semblent condamnés, le monde froid offre cependant bien des surprises aux voyageurs qui parviennent à fouler ses étendues glacées et trouver un havre où reprendre des forces.

Les Cavernes du Démon Niomosifaruuth sont dissimulées sous une chaîne de basses montagnes rejoignant le Massif de Vâlkââr. Avant-poste des Tanar’ri durant une vaine tentative d’invasion du territoire contrôlé par les Baatezu. Les Cavernes abritent encore un démon-gardien, le terrible Niomosifaruuth, qui connaît l’Histoire ancienne de cette Sphère de cristal et se plaît à perturber le fragile équilibre des forces sur Kaerynis.

Les puissants démons qui parvinrent à créer un pont entre les Abysses et ce lieu s’appliquèrent à imiter des portions des Dédales dimensionnels des Sept, avec bien sûrs moins de succès que prévu. Ils façonnèrent cependant un vortex instable reliant plusieurs strates abyssales de manière aléatoire, avec plusieurs mondes du Plan Primaire, certains se trouvant même en dehors des Sphères Connues.

Braver le démon Niomosifaruuth sur son territoire entraîne invariablement de violentes représailles. Mais la créature solitaire aime les mortels osant le défier avec l’inconscience qui les caractérise. Il lui arrive donc parfois d’apporter son aide à certains, si leurs actions futures amènent un peu plus de chaos dans le monde.

Kanjaarth-Kaanirii est une cité mythique des premiers temps de la colonisation de Kaerynis par les Clydön qui fondèrent les Cinq lignées. Probablement engloutie sous les flots de l’un des océans antiques, la métropole abriterait toujours des représentants d’au moins une lignée originelle, celle du Troisième, également désigné du nom Rûdrââ de Pnâshêêl, Celui qui ouvre les Brèches.

Une vieille légende du clan Rûnââ parle de la Cité des Brèches, que certains auraient aperçu à travers les glaces recouvrant l’océan austral. A la faveur d’un séisme ayant brisé l’épais manteau gelé, certains kînâlââ auraient pu explorer les niveaux supérieurs d’une tour de métal, découvrant des salles remplies d’objets étranges et des fresques élaborées dans des matériaux inconnues des nomades, sans doutes une variété de corail, très employée par les Clydön et leurs héritiers. Une force mystérieuse aurait ensuite tuée la plupart des explorateurs, n’en laissant qu’une poignée fuir vers la surface.

Kanjaarth-Kaanirii existe bien, et malgré les évidentes difficultés pour atteindre ses hautes spirales façonnées dans des alliages anciens, quelques gouttes de l’ichor du Troisième des Sept existent bien au cœur de la métropole, scellées dans une reproduction métallique de la statue originelle qui se trouvait au cœur des montagnes de l’Adurie, sur Aebrynis. Un individu ayant une connaissance approfondie du Savoir des Sept pourrait avec cet ichor faire renaître une lignée aussi ancienne que les Reigar.

Les Aires aux Dragons de métal, encore un lieu nimbé d’une très haute antiquité, formant un ensemble de plates-formes en haute altitude du massif austral. Menant à de vastes cavernes aux parois incrustées de fresques métalliques, ces grandes aires rayonnent autour d’une spirale ancienne, façonnée à partir d’alliages inconnus des quelques kînâlââ qui accomplirent un dangereux périple pour atteindre ce lieu jusqu’alors considéré comme sacré.

Il apparaît en étudiant les fresques jadis vivantes que ce furent les premiers Rûdrââ qui fondèrent cet endroit. Certaines des connaissances enseignées par les Cinq étaient liées à leur héritage Clydön et concernait le spelljamming. Bien de Kaerynis fut alors déjà cerné par une Sargasse planétaire, ces sorciers des temps anciens, héritiers d’une puissante lignée surnaturelle, parvinrent à pactiser avec les Conquérants et développèrent un modèle de spelljammer capable de planer dans les airs, grâce à des membrures élaborées à partir des cristaux de mebhaigl alors abondants. Pouvant rallier la haute atmosphère, puis s’aventurer au sein du Vide, ces vaisseaux furent conçus sous une forme vaguement draconique, et furent pratiquement tous détruits lorsque les Rûdrââ mécontentèrent leurs seigneurs.

Il reste cependant quelques nefs, de très faible tonnage et bien endommagées, mais pouvant éventuellement emporter de petits équipages par-delà les cieux.

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3 réflexions sur “Kaerynis, les Sept lignées Kînâlââ

  1. gros boulot tout de même!

  2. Pingback: Ânhêêl, le Domaine des Trônes | Les voyages de Deryn Naythas

  3. Pingback: La Sphère des Lignées [Birthright setting] | Les voyages de Deryn Naythas

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