La Sphère des Lignées [Birthright setting]

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La Sphère des Lignées est orbe d’un blanc laiteux, cerné par d’étranges nuées argentées aux propriétés uniques. En effet, contrairement aux éthers habituels du Phlogiston, ces nuées ne semblent pas liées aux Plans élémentaires eux-mêmes, mais à une force propre à la Sphère de cristal. Egalement nommées Brumes de Mebh, elles ont la dangereuse capacité d’absorber toute forme de magie les traversant. L’autre propriété de ces brumes éthérées est une tendance à se transformer en une fine poudre argentée, imprégnée de la magie absorbée et pouvant être transformée avec aisance en objets de pouvoir.

Les Peuples des Courants irisés des âges passés ne font jamais mention de ce phénomène atypique, et ce n’est qu’au tout début de l’ère des Prétendants que des récits voyagent entre les Sphères Connues, parlant des Brumes de Mebh, de mages légendaires ayant grâce à elles pu forger de formidable artefacts. Mais ces récits ajoutent toujours que ces contrées étranges sont occupées par une race oubliée, mystérieuse et redoutable, ce sont les Mebh’shen’laarth, les Dragons mangeurs de mages. Beaucoup les considèrent telles des entités élémentaires spécifiques à un domaine primordial encore jamais arpenté, d’autres estiment que ce ne sont que des créatures magiques nées des Brumes elles-mêmes. Les Mebh’shen’laarth ne souhaitant, ou ne pouvant pas, pas partager leurs connaissances, seuls les voyageurs bien armés osent désormais braver les Brumes de Mebh.

Il n’existe aucun passage permettant l’accès au système planétaire, il est en outre particulièrement difficile de maintenir ouvert un portail éphémère et de nombreuses épaves dérivent encore aux abords de la face extérieure de la Sphère de cristal, signalant d’imprudentes tentatives de rallier le Vide.

Pour les plus braves voyageurs, le système héliocentrique offre un saisissant spectacle, illuminé par un océan argenté recouvrant la face interne de la Sphère, des archipels cristallins supportent de gigantesques brasiers pourpres formant les constellations des peuples de cet espace. D’autres brasiers dérivent sur des astéroïdes qui forment un anneau extérieur, où de sinistres entités rôdent dans le Vide, guettant toute forme de vie et de magie afin de s’en repaître. Ce sont les Awnsharnn, transformées en des temps anciens et condamnées à errer dans le Vide, ces entités possèdent une puissance individuelle phénoménale, mais rares sont ceux possédant encore des vestiges de leur savoir ancien. Difformes au point de ne pouvoir être identifiés en tant que membre d’un peuple ancien, les Awnsharnn maraudent fort heureusement en solitaire, et semblent se cantonner à la ceinture d’astéroïdes.

Près d’un tiers des astéroïdes extérieurs semblent constitués de roches ordinaires, mais ils abritent également des veines pétrifiées de mebhaigl, unique source de magie accessible aux êtres vivants de cette Sphère, et donc une ressource hautement convoitée. Une autre proportion des débris évoluant dans le Vide sont formés à partir des quatre éléments primordiaux cristallisés sous l’effet d’un phénomène ancien et mystérieux. Enfin, il existe des astéroïdes constitués de Quasi-éléments eux aussi pétrifiés. Aucune explication avancée par les sages ne peut expliquer quel genre de phénomène cosmique aurait bien pu cristalliser ainsi autant de forces élémentaires, sans pour autant briser les mondes de ce système.

Il existe un lieu singulier dans cette région, une étrange forteresse aménagée au sein même d’un énorme bloc de Sel écarlate L’architecture est d’inspiration Reigar, bien qu’il soit improbable que les Mages se soient risqués dans un environnement aussi instable. Quoiqu’il en soit, la Forteresse de Nissandrus est depuis plus d’un siècle peuplée par des créatures vassales des N’uru’N, adaptées au Plan Quasi-élémentaire du Sel et contribuant à la Croisade des Plans en préparant l’invasion des mondes de la Sphère des Lignées. Ce sont les Varuluun, êtres reptiliens aux écailles grises et aux orbites vides. Fort d’une population de près de mille individus, ils sont toutefois incapables de s’aventurer dans le Vide et emploient un vortex élémentaire vers leur Plan d’origine pour leurs déplacements. Les Varuluun n’ont aucun contact avec les habitants du Plan Primaire, mais possèdent cependant des traditions anciennes concernant l’accueil d’étrangers parmi eux. Bien qu’un séjour au sein de la forteresse soit possible, pour des navigateurs en perdition par exemple, leurs hôtes pourront à tout moment changer d’opinion et choisir de dévorer leurs invités, ou bien leur offrir une assistance.

Le système planétaire de la Sphère des Lignées est constitué d’un soleil doré, nommé généralement Basaïa, et de trois planètes telluriques. Des ceintures d’astéroïdes ordinaires séparent ces planètes, indiquant la présence de mondes plus anciens, anéantis durant plusieurs cataclysmes qui frappèrent ce système.

Les mondes du Système des Lignées sont tous nimbés par le même champ reproduisant les effets d’une Sargasse et rendant toute intrusion de magie impossible. Les Timons voient leur puissance disparaître tandis que les plus puissates reliques deviennent objets ordinaires. Seul le mebhaigl prévaut au sein de cette région des Sphères Connues, il se présente sous des formes physiques variées et reste convoité par tous. Parfois nommé Sang des dieux, il semble évident pour les voyageurs en quête de connaissances que cette force mystique existait avant l’émergence des Puissances.

Jaerynis est un monde aride fait de hautes montagnes et d’étendues de sable noir. Des vents violents et charriant de la poussière à grande vitesse empêchent toute navigation céleste. Les massifs rocheux sont creusés de vastes réseaux permettant de relier des cités loin sous la surface, là où s’écoulent des rivières de poussière de mebhaigl. Plusieurs ethnies de Géants occupent ces lieux, bien qu’il soit possible de discerner l’influence des Reigar dans l’architecture des cités.

Aebrynis est le monde médian du système. Gorgé de vie et de mebhaigl sous une forme liquide, il abrite de grandes civilisations et reste l’escale de tous les voyageurs, qu’ils soient originaires d’Outresphère ou d’Outreplan. De jeunes Puissances règnent sur la majorité du monde, mais l’œuvre des Baatezu est toujours bien vivace, menaçant l’ensemble du système.

Kaerynis est le monde extérieur, une planète froide dont les océans gelèrent à une époque lointaine. Seuls les massifs polaires abritent des volcans fournissant chaleur et réchauffant quelques mers fermées. De nombreuses cités en ruines indiquent la présence successive d’au moins trois brillantes civilisations, mais il ne reste pas d’autres traces de celles-ci. De nombreuses communautés sont cependant établies dans ces ruines, car les gisements de mebhaigl cristallin sont nombreux et permettent à bien des ambitieux de régner sur de vastes étendues.

Depuis que les premiers voyageurs se sont aventurés au sein de ce système, des légendes sont colportées à travers les Sphères Connues. Elles mentionnent d’antiques Rois maîtrisant le mebhaigl, de terribles seigneurs étant eux-mêmes devenu des sources de ce précieux fluide. Nombre de prophéties mentionnent le retour de ces Rois du Sang, mais même les jeunes Puissances ne peuvent prédire quand les entités anciennes reviendront.

Histoire des Lignées: Avant les premières incursions des éclaireurs Clydön, le système est étrangement absent de toutes les chartes d’alors. Les particularités du mebhaigl et les Sargasses planétaires limitent fortement les projets de l’Empereur Nyaril-Thuoroom-Ganeereeth qui décide de maintenir quelques garnisons au sein de la ceinture extérieure. La Sphère est baptisée Kuraath-Mebnaagh, elle est placée sous l’autorité de l’Ajkaal Yaleem-Thoroon-Theerwith, qui laisse venir de nombreux sorciers impériaux, désireux d’étudier les différentes formes de mebhaigl.

A cette époque, les Géants de Jaerynis représentent l’unique culture évoluée du système. Leurs origines planaires ne font aucun doute et malgré une société rudimentaire, leurs chefs sont imprégnés par la poussière de mebhaigl et maîtrisent des pouvoirs magiques rudimentaires. Les tentatives de contact entre Clydön et natifs du grand désert de sable noir échouent en menant à des conflits sanglants. L’Ajkaal décide donc de mettre un terme aux expérimentations des sorciers à travers le système, cantonnant ces derniers aux avants-postes de la ceinture extérieure.

Mais c’est durant une incursion secrète de quelques Clydön sur Aebrynis que l’Histoire de Kuraath-Mebnaagh prend un tour totalement inattendu. Dans les montagnes centrales de qui deviendra l’Adurie plusieurs millénaires dans l’avenir, cinq sorciers impériaux découvrent un temple primitif, où étaient vénérés sept entités clairement démoniaques. Les Plans de la Roue ancienne n’ont alors pas encore été explorés par les Conquérants, mais les sorciers ont une certaine connaissance des créatures occupant ces dimensions. Nul ne connaît ces sept démons des temps anciens. Fascinés par des glyphes sculptées dans toutes les parois d’un complexe réseau de cavernes, les sorciers étudient activement ce nouveau savoir. Bien du temps s’écoule, plusieurs décennies, durant lesquelles le pouvoir acquit corrompe les Clydön qui attirent à eux ceux des leurs ayant suivi leur cheminement sur la planète médiane du système. Lorsque enfin, le Savoir des Sept est maîtrisé, les cinq sorciers originels ont regroupés une centaine d’adeptes. Lors d’une cérémonie sanglante, ils sacrifient ces disciples et invoquent les noms d’entités spirituelles jusqu’alors oubliées. Un ichor infernal se mêle à leur sang, les transformant physiquement et leur conférant de formidables pouvoirs.

Ainsi naissent les cinq lignées des Cornes. Mais les manifestations de puissance ont attirées l’attention des Clydön basés dans la ceinture extérieure. Une force est envoyée sur Aebrynis et découvre le temple, ainsi que les créatures nées du sang de démons. Les Cinq parviennent à fuir, usant des connaissances dimensionnelles les emmenant sur Kaerynis.

D’autres lieux leurs sont accessibles, et les ancêtres des Rûdrââ entament de longs périples afin d’attirer à eux des peuplades primitives qui sont asservies. En un siècle née Vanuraa, l’Empire des Cornes de glace. Les Clydön cherchent à imposer leur autorité à cette nouvelle culture soudainement apparue, mais l’Empereur Myajnaa-Praanduun parvient à démontrer la puissance de son trône. En échange de reliques démoniaques, Vanuraa conserve son autonomie.

Mille années durant, le plus puissant des Cinq fait prévaloir sa lignée sur le trône des Cornes de glace. Les quatre autres lignées se partagent des domaines recouvrant la surface de Kaerynis, mais les dissensions grandissent, tandis que la race des hybrides Rûdrââ se fortifient et convoite les autres mondes du système. Durant cette ère, les Clydön et les autres Peuples Héritiers sont perçus comme de puissantes entités supérieures qui sont soigneusement tenues à l’écart du ciel glacé de la planète. Nombre de fragments du Savoir des Sept a été perdu, durant des conflits opposant les lignées majeures, mais en 1878 du calendrier Vanuraa, les Dédales dimensionnels des Sept sont redécouverts. A travers eux, des expéditions redécouvrent les mondes mythiques du système, ainsi que bien d’autres destinations. L’Empire de Vanuraa connaît dés lors une expansion fulgurante, à tel point que les Clydön, désormais connus sous le nom de Sorciers, s’inquiètent de voir prospérer ainsi une telle culture.

Les Géants de Jaerynis sont asservis après une longue guerre menaçant jusqu’à la stabilité du Trône sur Kaerynis. Leur héros, un véritable colosse parmi son peuple, découvre seul les dédales employés par ses ennemis, il y trouve le Temple des Sept et emporte l’une des deux statues n’ayant pas été brisées par les seigneurs des Cornes de glace. Les sorciers Vanuraa ayant été capturés sont nombreux, et tandis que la guerre semble devoir encore s’éterniser en épuisant les réserves de mebhaigl, Bjorog Mâche-montagne accède finalement à une version fragmentaire du Savoir des Sept. Le rituel qui suit transforme les Géants en hybrides sauvages, cela s’avère insuffisant pour vaincre, mais nombre de ces métisses réchapperont à l’asservissement par Vanuraa.

En 9594 du calendrier Clydön, le Grand soulèvement coïncide avec la chute de l’Empire de Vanuraa. Les seigneurs des cinq lignées Rûdrââ ont finit par s’entre-déchirer et deux d’entre eux sont tués, leur sang infernal réduit presque à néant par des vagues d’assassinats sans précédent. C’est également à cette époque que les Baatezu découvrent ce peuple dont le sang s’est mêlé à l’essence d’entités plus anciennes que le plus ancien parmi eux. Les Rûdrââ’Sâhûû sont approchés, corrompus, et deviennent des serviteurs efficaces des Neuf enfers.

En utilisant les Dédales dimensionnels des Sept, les deux lignées encore vigoureuses migrent en masse vers les deux autres mondes du système. Les Rûdrââ’kâlûû s’établissent dans les montagnes ayant vues naître leurs ancêtres, sur Aebrynis, les Rûdrââ’Vâmûû fondent pour leur part un nouvel empire sur Jaerynis. Les deux communautés scellent derrière elles tous les accès dimensionnels pouvant amener jusqu’à eux des ennemis.

Durant l’ère des Sept Empires Marchands, la Sphère de Kuraath-Mebnaagh devient un domaine des Vestiges Rhunat, sous le contrôle des Proonal, également connus sous le nom de Thésauriseurs. Les conditions de navigation étant fortement limités, les Proonal usent de leurs liens avec les Arcanes afin d’employer une magie dimensionnelle efficace. Les géants à la peau bleue offre alors la connaissance des Dédales, que les Proonal parviennent rapidement à restaurer.

Ils découvrent ainsi trois grands empires fortement influencés par les Baatezu, mais également par des entités infernales bien plus anciennes. Seuls à savoir que les Dédales dimensionnels des Sept sont accessibles, ils se mêlent aux trois grandes cultures de l’époque et assimilent suffisamment de fragments du Savoir des Sept pour mener par eux-mêmes le rituel ancestral. C’est ainsi que la septième statue est brisée, et que sept Proonal mêlent leur sang à un ichor ancien. Ils deviennent les Sûnââ. Leur don pour la manipulation favorise l’éclosion de pouvoirs en rapport avec la furtivité et la persuasion, en moins de trois décades, les Sûnââ sont les éminences grises des trois empires planétaires. Cependant, malgré toute leur ruse, leurs intrigues sont révélées au grand jour par le seigneur de la lignée Rûdrââ’kâlûû. Nombreux sont ceux qui sont sacrifiés sur les autels consacrés aux Sept, et quelques-uns seulement parviennent à survivre, au sein de communautés éloignées des grandes ziggourats. Leur ingérence dans les sociétés du système à cependant fait comprendre aux seigneurs des lignées subsistant que les Dédales dimensionnels sont à nouveau ouverts. Une effroyable guerre embrase alors les mondes de Kuraath-Mebnaagh.

Les Proonal tentent de réclamer les planètes en tant que partie de leur domaine, mais aucun autre membre des Vestiges Rhunat ne souhaite risquer ses flottes à travers les Sargasses planétaires. Sans même en avoir conscience, les peuples du système s’affranchissent du joug des Thésauriseurs.

Ce sont les Rûdrââ’Sâhûû qui frappent le plus fort leurs adversaires. Appuyés par des Baatezu avides de conquêtes dans le Plan Primaire, ils ravagent les grandes métropoles montagnardes des Rûdrââ’Vâmûû qui sont asservis et envoyés dans les Neuf enfers pour servir en tant qu’esclaves. Les Rûdrââ’kâlûû sont directement attaqués par des légions infernales qui ravagent leurs cités et entament une rapide conquête de ce qui deviendra bientôt l’Adurie.

En désespoir de cause, les seigneurs de la lignée acceptent de pactiser avec les Tanar’ri, attirés par les efforts consacrés à ces mondes insignifiants par leurs ennemis. Les hordes des Abysses repoussent les envahisseurs et fondent une multitude de lignées hybrides.

En 12888 du calendrier Clydön, une flotte Syndarh parvient à pénétrer dans le système. Ce sont des Syndarhuun ayant été guidés par les Tanar’ri qu’ils vénèrent jusqu’à Aebrynis. La plupart de leurs nefs se brisent en basculant dans le ciel, mais les seigneurs choisis par les démons survivent et découvrent un empire dont les maîtres possèdent de formidables pouvoirs. Trop peu nombreux, mais aidés par quelques Sûnââ vindicatifs, ils parviennent à séduire certains détenteurs de la lignée pure des Rûdrââ’kâlûû, créant alors des métisses détenteurs de capacités uniques.

Les Syndarhuun ont depuis longtemps été corrompus par les Tanar’ri, et tandis que leurs frères et sœurs s’isolent au sein de la Sphère Nocturne, ceux qui sont sur Aebrynis fondent la lignée Vârnââ.

Un siècle plus tard, c’est la Grande Conjonction des Plans. Un événement qui bouleverse toutes les peuplades du Multiverse et voit se sceller les passages dimensionnels. Sur les trois mondes, toutes les entités planaires voient leurs capacités s’amoindrir, et elles deviennent les victimes de leurs disciples mortels. De grands soulèvements d’esclaves provoquent la chute des Rûdrââ’Sâhûû sur Kaerynis, tandis que les Géants de Jaerynis reprennent possession de leurs territoires en massacrant tous les êtres vivants qu’ils croisent. Sur le monde médian d’Aebrynis, les Tanar’ri sont rapidement massacrés, et les Vârnââ profitent de la faiblesse de leurs ennemis pour frapper. Détenteurs de secrets anciens collectés à travers toutes les Sphères Connues, ils prennent facilement l’ascendant sur les Rûdrââ’kâlûû et nomment leur nouvel domaine Empire Aduruu.

Le temps que passe la Grande Conjonction des Plans, deux des trois empires maléfiques de cette ère sont tombés. Seules subsistent des ruines peuplées de communautés d’esclaves sur Kaerynis, et les tribus de Géants de Jaerynis ne parviendront plus jamais à restaurer la gloire de leurs ancêtres.

Sur Aebrynis par contre, une grande civilisation se développe. L’Empire Aduruu, où plus généralement l’Empire des Cornes Vârnââ, est un lieu ou de terribles seigneurs elfiques recherchent activement les anciennes lignées des Sept. Peu enclins à servir en tant qu’esclaves dans la Guerre sanglante, les légendes anciennes de leurs ennemis vaincus, les Rûdrââ, fascinent les maîtres de l’empire.

Ils parviennent dans un premier temps à maîtriser les Dédales dimensionnels, qui leurs permettent d’atteindre des mondes que leurs ancêtres avaient approchés en tant qu’honnêtes négociants Syndarhuun. De nombreux esclaves sont ramenés en Aduruu et servent à bâtir de nouvelles ziggourats où ils sont sacrifiés aux Sept. Ces esclaves uniront leurs forces et deviendront bientôt les Anduu.

Le règne des Vârnââ se prolonge durant près d’un millénaire, c’est une époque durant laquelle le mebhaigl est collectée dans des mines sur les trois mondes. Une ère pendant laquelle de formidables reliques sont forgées en suivant le Savoir des Sept qui est préservé par une caste de sorciers développant une véritable adoration pour les mystérieuses entités ayant précédées toutes les autres espèces planaires.

En 1797 du calendrier Vârnââ, des murmures rassemblent sept sorciers dans l’antique temple sous les montagnes. Là, des voix désincarnées exigent des torrents de sang afin de retrouver prise avec la réalité. Les élus s’exécutent et sont à l’origine du culte des Sept. Par centaines, des esclaves sont ainsi sacrifiés et amènent l’éveil de créatures aussi anciennes que les Reigar. La nouvelle religion se répand dans tout l’empire, dont la population décline à un rythme inimaginable à cause des sacrifices sanglants perpétrés au nom des Sept. Aux confins d’Aduruu, des clans Anduu parviennent à s’affranchir de ces maîtres tyranniques et se voient protégés par des esprits puissants. Très rapidement, ces esprits deviennent des protecteurs pouvant s’incarner dans des formes constituées de mebhaigl, tout d’abord des incarnations animales, puis plus complexes. Ce sont les guides des sept clans, et bientôt ils deviendront les Puissances d’Aebrynis.

La chute de l’Empire des Cornes Vârnââ se produit à l’approche de ses deux millénaires d’existence. Une coalition d’anciennes lignées Rûdrââ, soutenues par les Baatezu, prend le pouvoir et rejette le culte des Sept. Les partisans de la religion infernale parviennent cependant à fuir en des lieux mystérieux, certains franchissant les Dédales dimensionnels qui sont détruits en grande partie durant le conflit.

Un siècle plus tard, les Rûdrââ règnent sur l’Empire Adurien, conseillés par les Baatezu et convoitant le reste de leur monde. A force de manipulations, les diables parviennent à faire oublier leurs origines aux seigneurs Aduriens et leurs inventent un passé de loyauté sans faille aux Neuf enfers.

Malgré une discipline de fer, les Rûdrââ restent divisés en cinq grandes lignées infernales. L’expansion de leur empire se voit continuellement stoppée par des assassinats, des intrigues sans fin ou des menaces planaires. Durant ce temps, les clans Anduu se sont sédentarisées et ont bâties des cités à l’orée de l’empire. Protégés par leurs divinités, les clans sont gouvernés par des Rois ou des Reines ayant un lien particulier avec le mebhaigl. Les Sept domaines Anduu représentent une force capable d’assurer sa propre défense face aux légions aduriennes, mais ne peut envisager de délivrer les multitudes d’esclaves.

En 4474 du calendrier Syndarh, en vigueur dans les Sphères Connues, le dieu Azraï découvre des passages encore accessibles au sein des Dédales dimensionnels. De par sa nature divine, il parvient à s’aventurer en des lieux inaccessibles aux mortels, et découvrent ainsi le Monde Obscur. Fasciné par cette singulière dimension, il voit son essence transformée et de nouveaux désirs le submerger.

De retour sur Aebrynis, il influence son peuple pour faire des plus aptes de redoutables sorciers manipulant les ombres. Tournant son attention sur le vaste Empire Adurien, il prend le contrôle de plusieurs lignées Rûdrââ, et en moins de deux siècles, devient le maître du continent.

Les autres divinités Anduu ne remarquent que trop tard la métamorphose de leur pair. Sous son contrôle, les terribles légions déferlent soudainement sur les domaines de leurs fidèles, menaçant les clans d’extinction. Résister à Azraï devient de plus en plus difficile, et finalement, les six seigneurs Anduu choisissent d’abandonner leurs territoires pour fuir vers un lointain continent, Cérilia. Ce chapitre de l’Histoire d’Aebrynis est conté ailleurs, mais tandis que les dieux s’affrontent au-dessus du Mont Deismaar, le terrible Empire Adurien vacille.

La mort des dieux Anduu scelle le sort des Rûdrââ qui voient leur religion emporter par une vague d’énergie ténébreuse. Les plus grandes métropoles sont dévastées tandis que des tribus de nomades Vârnââ déferlent sur les communautés frontalières. Malgré le cataclysme, plusieurs seigneurs parviennent à restaurer l’ordre et regroupent leurs forces autour des montagnes centrales, où leurs ancêtres ont depuis longtemps érigés de puissantes forteresses.

Les Baatezu approchent de nouveau ces êtres qu’ils ont longtemps manipulés, mais les seigneurs qu’ils abordent sont tous liés par des croyances plus anciennes que le culte d’Azraï. Retrouvant des reliques forgées selon les principes du Savoir des Sept, ils repoussent les Baatezu et se tournent à nouveau vers les mystérieuses entités ayant guidé leurs ancêtres.

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2 réflexions sur “La Sphère des Lignées [Birthright setting]

  1. on parle de lignées, on parle de coques… je dénonce!

  2. Pingback: Les classes de personnages cériliennes! | Les voyages de Deryn Naythas

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