La dernière bataille de Pyareeth-Nakluum

Année impériale 8693, en orbite haute de Pyareeth-Nakluum

Depuis la passerelle de commandement du Syamleerth-Kwantuu, la planète rebelle semble tellement insignifiante que le redoutable seigneur Clydön Byarn-Ekneer-Thwoorl peste encore contre cet insigne honneur de reprendre le système aux séditieux Sauriens Yeshal’knii. A son côté flottent des orbes cristallins lui montrant des visions du monde de Pyareeth-Nakluum, un désert brun de rocailles et de sable. Les officiers attendant en retrait d’être convoqué semblent s’impatienter, autre signe d’un intolérable relâchement de l’autorité impériale depuis le début des soulèvements de vassaux.

Par-delà la verrière de la passerelle de commandement, Byarn-Ekneer-Thwoorl voit sa flotte d’attaque se déployer gracieusement dans les cieux encombrés de nuages ocres. En orbite basse, plusieurs flottilles désemparées continuent à se déplacer selon des trajectoires d’interception. Ce sont les vaisseaux Clydön contrôlés par les Sauriens et leurs primitifs alliés, brutes cornues et sanguinaires.

Un mouvement au loin attire son attention, un orbe focalise sa vision magique sur ce point en train de grossir, et plusieurs officiers ne peuvent retenir des hoquets de stupeur tandis que la vision grandie.

Le Parkonoru-Blosheem… Le vaisseau de commandement de la flotte qui était censée contrôler ce système. Lui aussi a donc été capturé… Et il fonce droit sur nous ! Byarn-Ekneer-Thwoorl murmure quelques vocables mystiques transformant les orbes flottant en relais pour ses propres perceptions. Ses longs doigts à quatre phalanges, couverts de bagues et d’anneaux, forment des symboles de pouvoir lui faisant ressentir toute la puissance magique contenue dans les nodes cristallins de son vaisseau.

Joignant la puissance de sa lignée sorcière à celle des artilleurs, il concentre la force brut en faisceaux meurtriers déchirant le ciel de Pyareeth-Nakluum pour venir frapper le léviathan spatial de plein fouet.

Vacillant sous l’effort, il se tourne vers ses officiers subalternes et crachent quelques ordres secs. Chacun retourne à son poste tandis que les artilleurs du Syamleerth-Kwantuu continuent à incanter des sortilèges offensifs, amplifiés à travers les nodes cristallins avant d’être projetés dans le Vide.

Le vaisseau de commandement manœuvre à travers les débris d’épaves encombrant le ciel de la planète aride, évitant les quelques salves de harpons en os lancées depuis les derniers vaisseaux capturés par les Sauriens. Reprenant son souffle, Byarn-Ekneer-Thwoorl doit bien admettre que les répugnantes créatures écailleuses avaient patiemment planifiée leur révolte, profitant d’une conjonction d’événements à l’échelle des Soixante Sphères de l’Empire pour prendre soudainement le contrôle de la flotte du Nathoon-Sanuurath et regrouper une véritable armée à la surface des trois mondes de ce système.

Le Sorcier s’interroge encore sur la raison qui poussa son seigneur à le désigner pour mater cette révolte. Maître d’un petit domaine lunaire dans une Sphère mineure, sans affiliation avec les puissantes Cabales sorcières, sans lignage véritablement remarquable, Byarn-Ekneer-Thwoorl sentait comme une formidable opportunité pour lui en franchissant l’Anneau de translation en orbite de Taaneeth-Nakluum. Maintenant que ses forces sont dangereusement engagées, il comprend qu’une possibilité existe pour que cette mission pourrait bien entraîner sa chute.

Le Syamleerth-Kwantuu est un bon vaisseau, de moyen tonnage, spécifiquement élaboré pour les membres de sa lignée sorcière. Cette bataille est la plus glorieuse qu’aura connu le bâtiment, la Maison Thwoorl étant jusqu’alors mieux connue pour ses esclavagistes.

Il mène une flotte de trois cent vaisseaux, dont les deux tiers sont de gros porteurs amenant des hordes d’esclaves-soldats encadrés par les trois légions de la Maison Thwoorl. Byarn-Ekneer-Thwoorl espère bien remplir ces navires au retour, avec une sélection des meilleurs lignées d’esclaves locaux.

Face à cette force écrasante, les Yeshal’knii ont su mobiliser leurs ennemis ancestraux des deux autres mondes, et lancer une flotte captive de cinquante bâtiments plutôt anciens. Le seigneur Clydön doit bien reconnaître que malgré leur évidente infériorité numérique, les Sauriens ont toujours été d’excellents Timoniers, et leurs alliés Minotaures passent pour être de terrifiants combattants.

Un membre de l’équipage vient interrompre les pensées de Byarn-Ekneer-Thwoorl, ses yeux bleus trahissent un insupportable métissage, diluant son fiers sang Clydön, et le privant de toute possibilité d’évoluer au sein de la hiérarchie militaire impériale. Se retenant de le foudroyer d’un éclair d’énergie noire, le seigneur autorise son subordonné à lui adresser brièvement la parole.

« … Ajkaal Thwoorl… Le… Le…

– Hâtes-toi de transmettre l’information, serviteur.

– L’Anneau… Il… Il est en train d’être scellé !

Byarn-Ekneer-Thwoorl manipule un orbe flottant et concentre sa perception sur des centaines de milliers de lieues de là. Les champs magiques enserrant l’Anneau de translation sont en effet perturbés et les glyphes de scellement commencent à se matérialiser.

– Comment cela est-il possible ?

D’un geste rageur, il pointe son index sur le serviteur apeuré qui tente de reculer mais voit des filaments verdâtres jaillir d’une bague finement ciselée. En un instant, son essence vitale est absorbée par une entité planaire scellée dans le bijou.

– Kjyaraa ! Mobilise tes chasseurs autour de nos porteurs. Débarquement général sur ce grotesque cailloux sans vie ! Tu prends le commandement.

– Ajkaal Thwoorl, que… »

Ne laissant pas le temps à l’officier de le questionner, Byarn-Ekneer-Thwoorl rompt la communication et s’apprête à lancer des ordres pour rallier le monde de Taaneeth-Nakluum. Il aperçoit soudain une petite flottille de vaisseaux Clydön capturés, venant à grande vitesse dans sa direction. Le Timonier de son navire réagit instinctivement et lance le Syamleerth-Kwantuu dont les structures se mettent à craquer tandis qu’il s’arrache au puits gravitationnel de Pyareeth-Nakluum.

L’équipage, exclusivement composé de Clydön, s’active au mieux pour manoeuvrer le puissant vaisseau, qui se retrouve bientôt seul dans le Vide.

Autour de la planète désertique, Kjyaraa-Nalthi-Thwoorl ordonne le déploiement des troupes. Il est l’Ohnraad, celui des seigneurs Clydön ne répondant qu’à son Ajkaal, en l’occurrence un membre de sa lignée qu’il espère bien assassiner durant cette campagne militaire, afin de prendre possession de son domaine et de ses femmes, toutes titrées.

Sa charge implique qu’il mène les forces d’invasion planétaire, mais grâce aux orbes mystiques, il se sait plus en sécurité à bord de son propre vaisseau, le Kwanath-Baruu. A travers les sphères magiques, il crache des ordres à ses subalternes, ordonnant le sacrifice de quelques milliers d’esclaves, observant négligemment ses adversaires sans bien comprendre leurs manœuvres. Au fond de son esprit rompu aux stratégies de conquête à l’échelle d’un monde, il réalise que les primitifs habitants de ce système ne combattent pas comme les anciens vaincus qui offrirent les Sphères Connues à son peuple. Quelque chose à changé.

De violentes secousses malmènent son vaisseau. Quelques sauvages tentent de traverser la coque en alliages Pyrïn avec leurs ridicules balistes. Kjyaraa-Nalthi-Thwoorl ne prête aucunement attention à ses vassaux, les menaçant par habitude des pires sévices disponibles sur ses doigts. Il observe la vague des esclaves-soldats débarqués de trois gros porteurs venant d’atterrir autour d’une petite métropole aux bâtisses de boue séchée, très certainement la capitale des séditieux. Des dizaines de milliers de créatures, dressées dans la crainte des Sorciers, prêtes à se sacrifier pour… l’Ohnraad plisse les yeux, ne saisissant pas les images que lui transmettent ses orbes magiques. Là, sur les sables brûlants de ce monde qui leur est étranger, ses propres esclaves sont en train de ralentir leur charge, de se retourner contre les Clydön en charge de les exhorter au suicide.

Ne comprenant pas les paroles des défenseurs de cette cité, Kjyaraa-Nalthi-Thwoorl ne peut présumer que la sédition a sûrement été fomentée par quelques ambitieux Sorciers, et que toute cette campagne militaire se terminera certainement en négociations entre Cabales sorcières. Il ne comprend pas que les Yeshal’knii ont su exalter les espoirs de leurs assaillants, en leur montrant les terribles spelljammers Clydön tomber des cieux les uns après les autres.

De l’autre côté du monde, cinq transports escortés par une nuée de chasseurs filent vers l’ancien sanctuaire de la Cabale du Ajuun-Nathoon. Les Sorciers qui étaient en charge de faire appliquer les lois impériales sont restés silencieux depuis l’arrivée de la flotte de reconquête au sein du système. Myasla-Kwarnith-Thwoorl mène sa légion sorcière et espère bien pouvoir punir quelques-uns de ces prétentieux cabalistes. Guerrière de renom parmi les siens, elle représente la nouvelle génération de son peuple, des Clydön cruels mais dont les capacités mystiques innées semblent atrophiées. Plutôt que d’accepter le bannissement, comme beaucoup d’autres, elle a choisie de démontrer sa cruauté en favorisant les armes. Les légionnaires de Myasla sont connus pour le plaisir qu’ils prennent à coudre entre eux les corps de leurs adversaires, agençant ainsi des motifs vivants visibles depuis une passerelle de commandement de spelljammer.

Les vaisseaux atteignent sans encombre la plaine poussiéreuse surplombée par le massif rocheux où les membres de la Cabale ont aménagés leur sanctuaire. Myasla-Kwarnith-Thwoorl pose son regard sur le ciel sombre et constate que de nombreux vaisseaux basculent vers la surface, leurs structures métalliques fondant sous l’effet de la rentrée atmosphérique, lui indiquant que les Sorciers à bord ont été tués. Elle crache dans le sable, insultant en silence son parent, Kjyaraa-Nalthi-Thwoorl. Cet incapable ne voit même pas que les défenseurs écailleux de ce monde insignifiant ont prit le contrôle des spelljammers et qu’ils les utilisent comme projectiles pour viser les troupes au sol.

Sentir une gravité peser sur ses membres la trouble brièvement. Mais le Vide est désormais réservé à une élite sachant manipuler la magie des anciens Conquérants. Myasla-Kwarnith-Thwoorl préfère la surface d’un monde, aussi primitif soit-il, elle aime sentir le poids de sa lame transpercer des corps. Quelques gestes secs suffisent à déployer ses légionnaires. Tous ont soif de sang des êtres inférieurs, tous veulent infliger peur et souffrance, tels leurs ancêtres qui se désignaient comme les Conquérants, et non pas encore sous le sobriquet de Sorciers. La Conquête est terminée depuis cinq millénaires… Désormais, notre faiblesse nous contraint à reconquérir nos mondes… Des ombres bougent entre les hautes colonnades, au sommet des marches. Myasla-Kwarnith-Thwoorl dégaine sa longue lame dentelée et sent la pensée rudimentaire de celle-ci, l’incitant au carnage. Forgée dans un acier vert de Baator, Psehlryd possède l’âme distordue d’un vertueux mortel, grand héros de son peuple avant de tomber entre les griffes des diables de l’Averne.

Grimpant rapidement les marches, la guerrière remarque les traînées de sang et les marques de désintégration. Un sourire mauvais apparaît brièvement sur son visage tandis qu’elle accélère avant de bondir en hurlant. Son sang jaune de conquérante bouillonne dans ses veines, son bras armé accomplit un mouvement fluide alors que sa lame tranche à travers la pierre noire d’une colonne, pour arracher la mâchoire d’un monstre géant qui était dissimulé derrière.

Les guerriers Clydön s’élancent à l’assaut en criant, alors que de massives silhouettes affluent des entrailles du sanctuaire.

Les Minotaures Taanua’knii sont de redoutables adversaires, Myasla-Kwarnith-Thwoorl doit bien l’admettre, mais face à pratiquement dix millénaires de traditions guerrières, ils ne peuvent que retarder leur mort de quelques battements de cœur. Plus préoccupantes sont les armes qu’ils manient, forgées dans le même acier verdâtre que celles octroyées aux légions sorcières. Décapitant son huitième adversaire, la guerrière pose un genou sur les dalles froides du vestibule afin d’étudier l’arme qui manqua de peu de la fendre en deux. Acier baatorien, moins bonne qualité que nos équipements, mais forgée dans les Neuf enfers. Les Baatezu nous trahiraient-ils à leur tour ? Un légionnaire s’approche avec une corne arrachée au crâne d’un Taanua’knii, l’exhibant tel un encombrant trophée. Les Minotaures aux cornes d’obsidienne… Présent d’ancêtres démoniaques à un peuple primitif… Allons-nous devoir guerroyer contre nos anciens alliés ?

Myasla-Kwarnith-Thwoorl pointe son doigt sur quelques guerriers d’élite, les autres devront sécuriser les alentours, car les Sauriens sont friands de magie et seront nombreux à venir en ce lieu, afin de piller les secrets des Clydön.

Le sanctuaire des cabalistes est d’une architecture pyramidale classique, la roche arrachée de carrières proches a été renforcée par d’énormes rivets forgés dans des alliages planaires, rendant toute intrusion dimensionnelle particulièrement ardue. Les parois des galeries sont faiblement illuminées par des orbes de quartz diffusant un halo verdâtre épaississant les ombres. Myasla-Kwarnith-Thwoorl remarque à peine les scènes d’épouvantables tortures ayant rythmées la construction de l’édifice, et gravées dans ses murs. Son bras droit, le Nataar Lyosh-Thweln remarque pour sa part d’étranges et insistantes allusions aux légendaires Reigar, donneurs de vie et destructeurs de mondes. Déjouant les pièges mystiques disséminés dans les niveaux supérieurs, ils parviennent à l’entrée des salles sacrificielles, où des feux orangés se mêlent à une forte odeur de sang frais. Un rituel est en cours, Myasla-Kwarnith-Thwoorl hésite soudain, réalisant que les Sorciers du Ajuun-Nathoon ne perdraient pas leur temps à quelque cérémonie alors que leurs arcanes secrètes sont encore sans protection. En silence, ses guerriers se déploient dans les ombres de la première salle sacrificielle, où un amoncellement de corps démembrés se dresse. Des pièces d’armure et les couleurs de leurs lambeaux de vêtements indiquent qu’ils étaient loyaux aux Clydön.

Le sol dallé est ici poisseux de sang, Myasla-Kwarnith-Thwoorl donne un ordre silencieux, et l’instant d’après, chaque guerrier s’est arraché du sol pour se déplacer rapidement sur les murs, puis au plafond voûté. Seuls ses meilleurs combattants possèdent suffisamment de sang des anciens pour disposer de telles capacités, jadis ordinaires et futiles, désormais de précieux atouts tactiques.

Au cœur du sanctuaire cabaliste, une centaine de Minotaures aux cornes cerclées d’anneaux de fer baatorien occupent les places des Sorciers qui régnaient en ce lieu. Désormais captifs des brutes, les Clydön sont enchaînés par des liens crépitants d’une sinistre énergie, suspendus au-dessus d’une Malfosse exhalant des vapeurs glacées. Sacrifice aux Baatezu ! Myasla-Kwarnith-Thwoorl reste figée par une peur ancestrale, remontant à une lointaine époque durant laquelle ses ancêtres se virent contraint de pactiser avec les Neuf enfers, afin d’obtenir la puissance de régner sur les peuples inférieurs. Mais ce qu’elle découvre sur ce monde sans valeur est la trahison des Diables. Un nouveau et fatal revers pour le Trône-sorcier.

Donnant ses ordres silencieux en les accompagnant de promesses de cruelles tortures s’ils ne sont exécutés, elle déploie ses guerriers afin de frapper rapidement les sectateurs Taanua’knii. L’attaque est parfaitement coordonnée, vingt créatures sont fauchées avant que l’alarme ne soit donnée. Mais il est déjà trop tard ; Le rituel touchait à sa fin, et un épouvantable démon à l’allure insectoïde émerge de la Malfosse, convoqué par les ennemis des Sorciers et recevant ces derniers en offrande.

Myasla-Kwarnith-Thwoorl effleure un dragon de jade fixé à son bras, murmurant quelques mots pour s’imprégner d’une magie protectrice. Elle voit Lyosh-Thweln périr sous les coups d’un sectateur fou furieux, puis s’élance depuis la voûte. LeBaatezu n’a pas manqué de la distinguer à travers les vapeurs montant de sa dimension infernale, un simple regard bloque l’esprit de la guerrière, un souffle glacé la pétrifie tandis que la créature la rattrape pour la déposer sur le bord du passage menant aux Neuf enfers. Bientôt, d’autres Clydön viendront avec elle subir quelques éternités de tourments diaboliques. Tandis que les Minotaures aux cornes d’obsidienne régneront à leur tour.

Loin de là, dans la haute atmosphère de Pyareeth-Nakluum, le Kwanath-Baruu se retrouve soudainement seul, son équipage submergé par les assauts de petites nefs gravement endommagées, mais poursuivant la lutte avec un acharnement frôlant la démence.

Kjyaraa-Nalthi-Thwoorl observe avec effarement ses dernières troupes de surface se faire décimer par les monstrueux Minotaures. Ses tentatives pour rappeller la légion de Myasla ont échouées, et au moins deux porteurs ont été capturés, acheminant des troupes d’esclaves rebelles vers l’Anneau de translation.

Son vaisseau est désormais le centre de toutes les attentions, et pas moins de cinq nefs approchent pour l’aborder. Kjyaraa-Nalthi-Thwoorl n’est pas un lâche. Formé depuis l’enfance au maniement des armes, il sait pouvoir occire une bonne trentaine de ces colosses difformes avant de succomber sous le nombre. Mais comme de nombreux Clydön, il ne souhaitait pas être impliqué dans un tel conflit, à l’orée des Soixante Sphères, sans gloire ni moyen de se venger de ses pairs plus ambitieux. Isolé sur son vaisseau qui commence à prendre de la gîte… Sans doute ont-ils pu accéder au Timon, et tué le navigateur. Nous allons basculer vers la surface, brûlant tous ensemble, ces monstres et moi ! Cette dernière pensée provoque un rire hystérique chez le dernier officier Clydön encore en vie dans ce secteur du système. Rire qui se prolonge jusqu’à ce que les alliages magiques se mettent à fondre et se referment sur le corps de Kjyaraa-Nalthi-Thwoorl.

Talonné de près par une flottille de spelljammers capturés, Byarn-Ekneer-Thwoorl écarquille soudain les yeux en apercevant l’Anneau de translation droit devant lui. Les glyphes de scellement sont presque totalement matérialisés, et ceux qui devaient garder le passage ont déjà disparus de l’autre côté. Son vaisseau ne passera pas. La bataille pour Pyareeth-Nakluum est perdue, mais le Sorcier n’aura même pas à répondre de cet échec, les siens ayant choisi de l’abandonner au sein de ce pathétique système, loin de son domaine, loin de ses ambitions.

Un instant avant de heurter la barrière solide bloquant l’accès au reste de l’Empire des Soixante Sphères, Byarn-Ekneer-Thwoorl comprend que la peur de l’autre à changée de côté. Désormais, ce sont les Clydön qui redoutent ces jeunes peuples…

 

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Catégories : Les Sphères Connues, Sphères de cristal | Étiquettes : , , , | 2 Commentaires

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2 réflexions sur “La dernière bataille de Pyareeth-Nakluum

  1. Très court, mais j’aime bien le rythme rapide. Spelljammer, je connais juste l’image du galion en train de décoller, image vue par mon enchanteresse depuis le quartier des quais d’Eauprofonde.

  2. ils sont où les beams et les torpedoes????

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