Osmose, la Prospérité Immanente

Type de monde: Sphérique rocheux

Taille: D (diamètre équatorial de 5432km)

Rotation: 57 heures

Révolution: 1140 jours

Lunes: Aucune

Population: 439 284 Onokii

 

Osmose est un monde de plaines et de vallées fertiles, traversé par de larges fleuves se jetant dans deux grands océans polaires. De hautes montagnes existaient jadis le long de l’équateur, mais trois cataclysmes successifs, engendrés par des Puissances disparues et leurs fidèles fanatisés, nivelèrent ces reliefs, allant même jusqu’à produire de profondes tranchées.

Le climat autrefois sec et froid est désormais plus clément, avec une succession de saisons favorisant la diversité des espèces animales et végétales. Les grands prédateurs ont disparus depuis longtemps sur Osmose, et seuls subsistent d’inquiétants squelettes de monstres titanesques.

 

Ressources: L’Osmose avec la Nébuleuse ayant affectée toute entité vivante au sein du système d’Onok, la consommation de chair est devenue prohibée, cela de manière naturelle. Fort heureusement, une régulation de la natalité parmi toutes les espèces a permis de limiter la surpopulation. Osmose reste cependant un monde favorisant les vastes troupeaux et dont les cieux sont encombrés par une multitude d’espèces aviaires. Etrangement, les océans polaires possèdent bien une faune diversifiée, mais bien moins importante que ce à quoi il serait en droit de s’attendre.

La planète est renommée pour ses mines desquelles sont extraites des cristaux ensuite taillés par les meilleurs artisans du système. Les pierres psioniques Osmoséennes sont nommées Cristaux Lahirii, et servent autant de réserves de pouvoir que d’amplificateurs. De nombreux artisans viennent parfaire leurs compétences au sein des grands ateliers d’Osmose, il est d’ailleurs de coutume pour ceux qui achèvent leur formation de tailler une pierre exceptionnelle et de l’offrir à un inconnu. Les aventuriers sont ainsi légions à séjourner non loin des ateliers, guettant l’apparition d’un nouveau maître de son art, espérant tous obtenir un cristal Lahirii unique.

 

Cultures: Véritablement le cœur de la culture Onokii, la planète Osmose est un creuset où l’équilibre entre les passions anciennes et la quiétude spirituelle actuelle reste fragile. La Prospérité Immanente est l’unique institution d’envergure interplanétaire capable de maintenir soudée la civilisation nouvelle, et ses membres peinent à appréhender un avenir clairement défini, malgré l’usage quotidien de prophètes et de visions clairsentientes.

Depuis que l’influence bienfaisante de la Nébuleuse s’est manifestée sur Osmose, les Onokii se sont rassemblés de manière instinctives au sein des trois plus grandes métropoles planétaires. D’importants travaux furent nécessaires afin d’effacer les traces sanglantes du passé, et il est connu que les nouveaux quartiers de ces villes rebâties furent érigés sur des charniers. Quoiqu’il en soit, l’essentiel de la population est concentrée depuis dans ces centres urbains fait de marbre blanc, de quartz et de métal. Les fortifications ont disparues pour être remplacées par des étendues d’eau enjambées de ponts et cernées de parcs. Les influences de tous les peuples du système sont visibles en ces lieux et indiquent la prédominance culturelle locale.

Yelvi-Ponts-aux-visions est par exemple une métropole sur laquelle plane un silence profond et où l’architecture pragmatique des Kyan’rii de Sanank est omniprésente. La Cité des Prophètes est un lieu de recueillement, d’étude des arts divinatoires et où les aventuriers entament généralement leurs périples. Gandh-les-Chapelets ressemble pour sa part à une forêt Jamaak, avec ses anneaux urbains extérieurs occupés par les puissantes créatures simiesques, qui évoluent loin du sol, se déplaçant d’une plate-forme à l’autre grâce à des passerelles végétales. Le centre de la cité combine plusieurs autres styles architecturaux, mais ce sont bien les Jamaak qui donne son âme à la ville. Dolnaruu-la-rieuse fut rebâtie sur les ruines de la plus sinistre forteresse d’un peuple pratiquement éteint. Les bateleurs et artistes des autres mondes furent conviés par les premiers membres du conseil de la Prospérité Immanente à peupler ce lieu. Les Sauriens de Notaruu influencent depuis un siècle la vie artistique locale, leur architecture à base de spirales de marbre blanc prédomine donc, mais se voit agrémentée ici par de somptueuses mosaïques multicolores, des bosquets verdoyants ou encore des campements aux toiles bariolées.

 

En dehors de ces trois grandes cités existent de nombreux hameaux, des villages et bourgades qui se sont développées le long d’anciennes routes serpentant à travers plaines et vallées. Rares sont les individus à emprunter ces voies, leur préférant les nefs volantes ou les services des Portiers, des psychotranslateurs partageant leur capacité à voyager instantanément sur de grandes distances contre des biens ou parfois simplement un bon repas.

Ceux qui font le choix de vivre à l’écart des grands centres urbains sont fréquemment des solitaires en quête d’isolement, où bien les descendants d’anciennes lignées attachés à leur terre. Au sein d’une société d’où les conflits n’ont plus lieu d’être, ces individus sont de moins en moins nombreux, mais leur choix est respecté de tous.

 

Le Conseil de la Prospérité Immanente est pour sa part rassemblé dans une petite cité, au cœur du triangle formé par les trois métropoles Osmosiennes. Baptisée Immanence, la ville est un parfait condensé de tous les styles architecturaux actuels, mais également passés. Les sédentaires sont rares et se résument à quelques individus estimant pouvoir servir efficacement les plus sages parmi leur peuple. Les membres du conseil changeant fréquemment, chacun est libre de s’installer comme bon lui semble au sein des grands bâtiments entretenus par les assistants. Ces mêmes édifices servent à héberger les Onokii de passage, qui peuvent ainsi côtoyer leurs conseillers en dehors des assemblées publiques, ne laissant guère de repos à ceux-ci.

 

Bien que la Prospérité Onokienne aie depuis longtemps renoncée à la notion de monnaie ou de propriété, le négoce existe toujours, sous la forme du troc. Les artisans façonnent leurs ouvrages et les troquent contre d’autres biens, de la nourriture et des services. Les aventuriers ne partent plus en quête de richesses matérielles, mais bien à la poursuite de la connaissance. Leur don pour la rhétorique se doit d’être affûté, car c’est en plaidant la justesse de leur quête qu’ils peuvent obtenir de quoi se nourrir, se vêtir et se loger. Comme les artisans tendent à former des corporations de métier, partageant leurs ressources et le produit de leur troc, les aventuriers forment depuis peu des ligues aventureuses, au sein desquelles chacun peu démontrer ses talents et se joindre à des compagnons dont les compétences lui seront complémentaires, garantie de succès dans des quêtes de plus en plus lointaines et dangereuses.

Osmose est en vérité le creuset d’où émerge une culture Onokienne idéale, magnifiée par de grands esprits consacrant leur existence à favoriser les idées nouvelles, les projets d’exploration ambitieux et le développement personnel de chacun. Les conseillers de la Prospérité Immanente savent que leur idéal s’étiole au fur et à mesure de l’éloignement avec leur cité d’Immanence, mais la civilisation née de la Nébuleuse continue à se développer selon des idées rarement appliquées ailleurs.

 

Sites notables: Osmose fut longtemps un terrible champ de bataille pour de nombreux peuples détenteurs d’armes et de pouvoirs cataclysmiques. Maintes fois, le monde failli être emporté dans un déluge de feu et de magie. Mais finalement, la planète survécu aux tourments à sa surface.

De ces temps troublés ne subsistent que des ruines, en des lieux oubliés. Les Onokii ont les yeux tournés vers la Nébuleuse, vers cet inconnu par-delà les cieux et les limites de leur Sphère de cristal. Malgré tout, des aventuriers exercent encore leurs talents dans l’exploration de ces ruines. Eveillant parfois des échos d’un passé sanglant. Des bribes de connaissances sont ainsi parfois ramenés au Conseil de la Prospérité Immanente qui choisie cependant de décourager le plus souvent possible leurs jeunes explorateurs d’entreprendre de tels périples.

Trois sites notables ont été signalés comme hautement dangereux et avec des liens possibles les rattachant aux terribles Kumyarii.

 

Ravnaad-Penduruu est ce qu’il reste d’un grand empire dominé par une ethnie locale de Kuerg, les Pendreg. Sombre cité troglodytique bâtie dans la paroi d’une profonde faille venteuse, elle abritait à son apogée près de cent mille habitants, vouant leur existence à une entité froide, une divinité des machines, que les nombreux artisans façonnaient en vue d’une guerre effroyable. Des légions de golem, aux bras terminés par des faux, accompagnant des canons crachant le magma du noyau planétaire, furent vomies par cette métropole et ravagèrent le monde. La Guerre des Faucheurs dura deux siècles, jusqu’à ce que les derniers êtres vivants parviennent à se regrouper et pénètrent enfin dans Ravnaad-Penduruu.

Ils ne trouvèrent que des ossements, les machines avaient massacrées leurs créateurs avant de se répandre à la surface du monde. Le Coeur de Ravna, nom de la sinistre divinité locale, fut découvert et brisé, permettant ainsi de stopper les légions mécaniques.

De récentes explorations des lieux ont cependant mentionnées des bruits lointains de machineries, au-delà d’un véritable complexe enterré et lourdement piégé qui n’était jusqu’alors pas indiqué sur les plans de la cité originelle. Les quelques aventuriers ayant pu réchapper à ces défenses parlent de rencontres avec des golem, mais aussi bien d’autres créatures mécaniques. Un conseiller de la Prospérité Immanente, le Jamaak Un’lor Brisus, a choisi de consacrer son existence à l’étude des rumeurs liées à la cité et ses anciens habitants. Il forme de temps à autre des groupes d’aventuriers envoyés en exploration et pense qu’une sourde menace pourrait bien jaillir des entrailles de Ravnaad-Penduruu.

 

Les Dômes écroulés de Branavaradh sont un autre lieu de dangers innombrables pour les explorateurs insouciants qui pensent pouvoir y trouver d’antiques archives du premier peuple de navigateurs du Vide, les Nayadravadh. Malheureusement pour eux, les textes anciens ont été mal transcrits et ceux qui parviennent à vaincre les gardiens magiques des dômes découvrent que si les Navadravadh étaient bien des aventuriers, ils consacraient leurs efforts à naviguer au sein d’une dimension de Néant absolu. Toute leur culture était basée sur l’étude d’une magie terrifiante capable d’engloutir la réalité pour n’y laisser qu’un néant glacé.

Des niveaux souterrains ont été cartographiés, mais bien d’autres renferment encore des salles et des laboratoires où attend le savoir d’un peuple maudit, qui fut emporté par sa propre folie, en un battement de cœur, en ne laissant que des ruines ravagées.

 

La Petite Fontaine stellaire est un lieu bien connu des conseillers de la Prospérité Immanente qui reçoivent toujours le même conseil de leurs prédécesseurs; Maintenir les glyphes psioniques entourant ce site. Nul ne se souvient de qui engendra ce phénomène, faible échos cosmique des prodigieuses Fontaines stellaires, au sein des Sphères Connues. Il se murmure que ce furent les Junans qui tentèrent l’expérience et nommèrent le résultat.

La Petite Fontaine stellaire est un nexus de forces élémentaires puisant en de nombreuses dimensions et qui devait pouvoir engendrer nourrir la Sphère de cristal afin d’accroître sa taille au fil du temps. L’expérience échoua visiblement et les Junans délaissèrent leur ouvrage. Le nexus perdura cependant, attirant les forces élémentaires et les combinant de manière apparemment aléatoire. Il arrive que de temps à autre surgisse ainsi une entité nouvelle, effroyablement puissante et sans conscience. De telles créatures déferlent sur le monde et amènent invariablement un apocalypse.

Les plus sages Onokii ne savent comment neutraliser le phénomène et contiennent ses énergies par de complexes rituels psioniques. Il arrive cependant que de jeunes aventuriers bravent les interdits et pensent pouvoir la Petite Fontaine stellaire afin d’en retirer pouvoir et connaissance. Jusqu’à maintenant, les imprudents ont tous péris, non sans avoir pu marmonner quelques bribes de paroles incohérentes à propos de mondes inconnus et de créatures inquiétantes les observant.

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Catégories : Peuples du Vide, Sphères de cristal | Étiquettes : , , , | 2 Commentaires

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2 réflexions sur “Osmose, la Prospérité Immanente

  1. KL

    les gens ont l’air vraiment super gentils sur cette planète… déjà c’est louche!

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