Kyohn’nasahn

La petite lune de Kyohn’nasahn est le fief du Seigneur de la Foudre Anol Nasahnaa Tanhruu, également nommé le Maître des Marées. Considéré comme le plus grand sage parmi son peuple avant de traverser le Nexus des éléments infinis, ses nouveaux pouvoirs firent de lui un individu auquel il devint très difficile de résister. Charismatique, rusé et puissant parmi les Kzal’Tanhruu, il serait l’instigateur principal de la Croisade des Plans.

De prime abord, son domaine peut paraître bien modeste, mais l’influence du seigneur s’étend en réalité sur cinq autres lunes voisines, faisant de lui l’un des plus puissants N’uru’N du système de Chenaï.

 

Kyohn’nasahn est une lune aride, qui fut en des temps reculés régulièrement balayée par des Marées élémentaires, la rendant invivable même pour les plus tenaces. Lorsque Anol Nasahnaa Tanhruu revint de son expérience à travers le Nexus des éléments infinis, il fit établir un vaste réseau de monolithes cristallins sur tout l’équateur, ordonna l’édification de deux grandes métropoles aux pôles, puis fit aménager de grands sites au milieu de nulle part. Trop puissant pour être ouvertement critiqué, les N’uru’N comprirent qu’ils avaient trouvé leur maître, lorsque les Marées suivantes frappèrent Kyohn’nasahn. Au lieu de dévaster les étendues désertiques, la puissance élémentaire déchaînée fut absorbée par la barrière de foudre des monolithes et transmise aux sites isolés, où se développèrent de nouveaux vortex. Chaque nouvelle Marée élémentaire permit ensuite le développement d’un réseau de Creusets, menant grâce à de larges chaussées jusqu’à l’une ou l’autre des métropoles polaires.

Le Seigneur de la Foudre Anol Nasahnaa Tanhruu règne sur la cité australe de Nassahn, une vieille cité des anciens Kzal’Zolohnruu, bâtie sur un vortex de Foudre désormais imbriqué au cœur des niveaux du palais du seigneur. La structure elle-même permet de canaliser les formidables énergies, que le Kzal’Tanhruu emploie dans la défense de son domaine. Mais Nassahn est avant tout connu pour ses grandes archives culturelles, retraçant non seulement l’Histoire des N’uru’N des lunes de Kyorn’Jaznal, mais également celle des autres peuplades élémentaires de la Sphère de Chenaï. Plus encore, les hautes spires cristallines formant le cœur de la métropole renferment des salles scellées par les Kzal’Tanhruu et qui renfermeraient l’Histoire-à-venir des N’uru’N. Nul n’a encore pu s’aventurer en ces lieux, mais des rumeurs circulent, mentionnant des Seigneurs du Temps, des êtres ayant su transcender leur nature de N’uru’N, tout en conservant des attaches avec leurs ancêtres. Quoiqu’il en soit, la cité de Nassahn fut de tout temps extrêmement bien défendue contre les périls les plus invraisemblables. Depuis l’avènement d’Anol Nasahnaa Tanhruu, seuls les N’uru’N des lunes de Kyorn’Jaznal sont admit au sein de la cité, qui se trouve ainsi en grande partie déserte. D’importantes ressources sont néanmoins consacrées à son entretien, comme si cet état de fait devait ensuite changer.

Au Nord se trouve la bruyante métropole de Tassahn, érigée autour d’un vaste zocalo où les plus anciens alliés élémentaires des N’uru’N ont établis leurs propres quartiers permanents. La cité est bâtie sur de hautes arrêtes rocheuses dont les parois sont percées de part en part de nombreuses cavernes. La surface de cette région est comme lacérée par de profondes crevasses, qui limitent une expansion horizontale, c’est pourquoi les N’uru’N et leurs alliés firent le choix de la verticalité. Le zocalo de Tassahn s’étend ainsi sur une très large superficie, avec des ensembles de cavernes où peuvent être croisés des natifs de nombreuses réalités élémentaires.

Les Cavernes grondantes sont ainsi désignées car elles abritent une communauté de créatures semblables à de petits dragons bleus irradiant en permanence un halo électrique. Selon leur humeur, de véritables éclairs peuvent venir frapper la voûte ou les environs. Ces créatures sont nommées Naruu, elles résident d’ordinaire au sein du Plan Quasiélémentaire de la Foudre, mais apprécient de longs séjours sur Kyohn’nasahn, où l’énergie dont elles se nourrissent abonde. Les Naruu sont une centaine à vivre dans les Cavernes grondantes, ils peuvent retourner au sein de leur environnement grâce à un vortex naturel qui est le cœur de leur habitat lunaire. Les Naruu font le négoce des écailles de leurs morts, qui une fois réduites en poudre, deviennent le fondement de pratiquement tous les enchantements N’uru’N liés à la Foudre. Organisés autour d’un conseil de cinq anciens, réputés pour avoir plusieurs siècles d’existence, les Naruu restent prudemment neutres quant à la Croisade des Plans, leur peuple guerroyait jadis, mais les jeunes générations favorisent le commerce.

Le Gouffre de Noguru est un puits plongeant sur des centaines de mètres, au fond duquel se trouve un vortex d’Eau. Totalement immergé, ses parois sont creusées de galeries tentaculaires, menant à de petites cavernes. C’est là le territoire d’une peuplade Locatah vénérant un mystérieux élémental. Les Nog’wiknaa sont une trentaine à séjourner dans le Gouffre, ils ramènent des perles de valeur depuis un lieu par-delà le vortex d’Eau qu’ils nomment la Gueule de Noguru. L’entité élémentaire guidant ces amphibiens semble bénéfique à leur développement, mais aucune mention d’elle n’est faite ailleurs dans les archives des N’uru’N. Tout au plus, les N’jala’N du Monde des Algues, dans la Sphère de Pionaï, connaissent également les Locatah et font du négoce avec eux au sein du Plan élémentaire de l’Eau, étrangement, ils voient ces nomades comme des primitifs sans divinité.

Il existe ainsi des dizaines de petites enclaves élémentaires au sein de la cité de Tassahn, les N’uru’N de pratiquement toutes les ethnies connues à travers Chenaï viennent découvrir les œuvres de leurs alliés, mais nombre d’entre eux choisissent de séjourner au sein des Jardins de Razuun, des cavernes au sein desquelles se sont développées de nombreuses colonies de cristaux vivants formant une étrange forêt parcourue par des vents froids. Chacun des Kzal’Tanhruu possède en ces lieux un palais secondaire dans lequel il est possible de se délasser, sous la protection de serviteurs discrets mais omniprésents.

 

Kyohn’namadh est une lune mineure, également sous l’autorité du Seigneur de la Foudre Anol Nasahnaa Tanhruu, aride et ne possédant qu’une atmosphère ténue, elle abrite une ancienne forteresse érigée autour d’un vortex de Foudre. Namadh’ahnro aurait pu devenir le cœur d’une grande nation N’uru’N, mais l’apparition soudaine de redoutables serpents de foudre mis un terme définitif et brutal aux prétentions de la lignée seigneuriale d’alors. Longtemps abandonnée, la forteresse fut reconquise par le Kzal’Tanhruu qui découvrit les traces laissées par les mystérieuses créatures élémentaires qu’il poursuivit à travers les territoires de la Foudre, s’emparant de leurs secrets pour revenir ensuite sur Kyohn’namadh où il entreprit l’élaboration d’une singulière et prodigieuse relique ; La Corne d’appel d’Onoruhn, permettant de matérialiser au sein du Vide une nuée de serpents titanesques, composés de foudre et obéissant à leur conjurateur.

 

Kyohn’nahnuruu, également un petit planétoïde vassal de Kyohn’nasahn, possède une surface ayant littéralement été cristallisée par les incessantes Marées élémentaires qui vinrent ravager sa surface. Le hasard des conjonctions lunaires et de l’influence N’uru’N sur la déviation des Marées fit que durant plusieurs décennies, seules des vagues de Foudre s’abattirent sur la petite lune, martelant sa surface qui se recouvrit ainsi d’une épaisse couche cristalline.

Anol Nasahnaa Tanhruu pensa à employer ce phénomène unique afin d’inviter une peuplade ancienne de dragons élémentaires séjournant au sein du Minéral. Les Kymaruu trouvèrent les lieux à leur convenance et creusèrent la matière cristalline en galeries et cavernes, aménageant une véritable société autour de vortex liés à leur Plan d’existence d’origine. Le Seigneur de la Foudre s’abstient de faire appel à leurs services, les dragons ne souhaitant guère participer à la Croisade des Plans, mais il sait pouvoir compter sur eux en cas de menace sur ses fiefs lunaires, et plus fréquemment, pour de sages conseils sur la conduite à tenir face à des peuples anciens. Les Kymaruu sont en effet réputés pour leur grande sagesse, et une mémoire se transmettant d’une génération à l’autre, depuis des temps immémoriaux.

 

Kyohn’nanor semble avoir été fendue en deux par une épée colossale. Une large fissure qui ne cesse de s’agrandir déchire en effet sa surface et plonge pratiquement jusqu’à son noyau. Une mer de magma en fusion qui existait sous la surface laisse désormais s’écouler de longues cascades rougeoyantes, renforçant l’impression d’une plaie.

Le petit astre est connu depuis longtemps pour ses mines instables, mais au sein desquelles se trouvent des minerais extrêmement rares, employés par les N’uru’N pour leurs alliages les plus exceptionnels. Le Seigneur de la Foudre dispose d’un millier d’esclaves ramenés de campagnes au sein du Magma, essentiellement des Azer, ils forment une communauté autonome et isolée, uniquement surveillés par une poignée de N’uru’N. La cité de Nanoruu a été bâtie sur une falaise dominant le gouffre lunaire, ses fondations sont d’origine Treel, constituées d’une résine organique continuant à se développer lentement et fournissant des ancrages efficaces au vue des séismes fréquents. Egalement connue comme la Cité des Nakna’Azer, la petite métropole possède un vortex de Magma, gardé par des golem de mithril, essentiellement là pour empêcher les Azer de quitter le service de leur maître. Nanoruu est connue à travers les Plans élémentaires pour ses boucliers, extrêmement résistants, légers et forgés à partir de métaux propres à ce lieu. Les Azer forgent également quelques variations des anciens Orbes élémentaires, à partir de ces mêmes métaux, et employés pour l’exploration des Plans du Magma et du Feu.

 

La lune de Kyohn’namesh est recouvert par des brumes mortelles, même pour les N’uru’N qui tentèrent de s’approprier ce territoire. Des rumeurs parlent d’un mystérieux et solitaire Seigneur des Vapeurs pourpres, qui aurait traversé le Nexus des éléments infinis pour se lier à ce singulier élément toxique, n’existant qu’à la surface de cet astre. Nul n’a jamais vu un tel seigneur, et les Kzal’Tanhruu préfèrent éviter ce lieu de silence et de mort.

Une chaîne de montagnes basses permet cependant à quelques communautés de vassaux des N’uru’N de se développer au-dessus des épais bancs de brumes. Le Seigneur de la Foudre Anol Nasahnaa Tanhruu à ainsi laissé quelques peuplades alliées des siens s’établir dans des ensembles de cavernes d’où sont extraits des minerais ordinaires, mais en importantes quantités. Aucun représentant du Seigneur n’est nécessaire, et les taxes qui lui sont acquises sont régulièrement déposées dans une grande caverne où se trouve un Creuset. Là, les membres d’une antique lignée, les Nahm’antahaal, usent de leur magie élémentaire pour ouvrir un passage vers le domaine planaire de leur maître. Les membres de la lignée Nahm’antahaal vivent dans de vastes palais se dressant sur les cimes des montagnes de Kyohn’namesh, les édifices sont en ruines depuis fort longtemps, mais ses N’uru’N isolationnistes sont les dépositaires d’u prodigieux savoir ; Leurs ancêtres étaient en effet de grands explorateurs des Plans, faisant un usage intensif des Orbes élémentaires. Leurs archives, constituées de tablettes de pierre, renferment des journaux de bord d’une centaine de grands héros de leur peuple. Satisfait de leur sort, loin des intrigues et des guerres, les Nahm’antahaal sont dirigés par leur seule ancienne, Dame Ioné Nahm’antahaal, dont les ancêtres développèrent une affinité avec les cristaux vivants servant jadis à contrôler les Orbes élémentaires. Chaque femme de la lignée grandie ainsi avec un tel cristal poussant dans son cœur, la transformant lentement en véritable Timon vivant. Tous les efforts des dernières générations tendent en outre à développer de nouveaux Orbes, qui ouvriraient de nouvelles possibilités à l’expansion N’uru’N. Mais les seigneurs de Kyohn’namesh sont trop peu nombreux, et peu influents, aucun d’entre eux n’a encore choisi de traverser le Nexus des éléments infinis, et leurs ressources restent particulièrement limitées. Le Seigneur de la Foudre Anol Nasahnaa Tanhruu fait cependant en sorte que nul ne vienne troubler les rêves de grandeur de ces vassaux, car nombre des prophéties concernant son peuple indiquent une possibilité pour un retour des Orbes élémentaires.

 

La plus récente conquête du Kzal’Tanhruu Anol Nasahnaa Tanhruu se nomme Kyohn’nohnuruu. Guère plus qu’un débris résultant d’une antique catastrophe cosmique, la petite lune ne possède pas d’atmosphère, mais son cœur creux est une géode de saphir où se sont développés les Kzylirm, des entités cristallines pouvant ouvrir des vortex élémentaires éphémères. Peu enclin à servir les intérêts des N’uru’N, ces créatures se sont néanmoins laissées convaincre par le Maître des Marées et servent parfois des individus singuliers. Leur environnement isolé, au plus profond de la roche froide, est une terrible limitation pour leur développement, et ceux qui ont approchés ces amas de cristaux pourpres ont pu entrevoir des visions d’un lointain passé, peut-être même d’un avenir hypothétique, dans lequel des champs de Kzylirm s’étendraient à perte de vue. Le Seigneur de la Foudre surveille attentivement ces puissants alliés, qui peuvent également s’insinuer dans la chair pour croître rapidement. Leur pouvoir de création de vortex en fait des Creusets vivants, et cet atout reste jalousement conservé par les Kzal’Tanhruu.

Le cœur de Kyohn’nohnuruu n’est accessible qu’à partir d’un Creuset connu des seuls Seigneurs de la Foudre. La moindre fissure menant à l’extérieur fut scellée peu après la découverte de la colonie cristalline, et des gardiens élémentaires ont été disséminés à travers les galeries et salles aménagées par les N’uru’N.

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Catégories : Les Plans Primordiaux, Les Sphères Connues, Sphères de cristal | Étiquettes : , , , , | 4 Commentaires

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4 réflexions sur “Kyohn’nasahn

  1. J’imagine sans mal que ces Chrono-N’uru’N sont la clés pour toutes les explications de ton fluff. Donc maintenant, on veut en savoir plus!

  2. les cités mériteraient un plus long développement, avec des pnj supplémentaires. Mais je me doute que créer un univers implique de survoler certains sujets!

    • comme je me tâte encore pour le système de règles que je poserai sur le contexte, je ne me lance pas dans la création de peuneujeu. Pour ce qui est des cités, j’attend de terminer mon aide de jeu côté Planescape, pour faire des liens cohérents.

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