Kyohn’jamahn

A l’extrême limite de l’influence planétaire se trouvent quatre lunes pourvues d’une atmosphère respirable pour nombre de peuples vassaux. De véritables forêts cristallines recouvrent la surface de ces astres qui forment une puissante alliance de lignées N’uru’N anciennes, sous la férule du Seigneur de la Foudre Awrm Jamahraa Tanhruu, le Pourfendeur du Vide. Fort peu modestement, le Seigneur désigne son fief sous le nom d’Empire Jamahraa’Kohnruu, et ne rate jamais une occasion de se distinguer des autres Kzal’Tanhruu par des actions qu’il mène seul, à la tête de ses Légions Arahn’Tanhruu. Hautement favorable à la Croisade des Plans, le Seigneur mobilise une force impressionnante de N’uru’N combattants, préférant menant les siens plutôt que des serviteurs vers la gloire des batailles planaires.

Kyohn’jamahn est une lune importante dans l’Histoire N’uru’N, ses forêts d’arbres cristallins multicolores fascinèrent de tous temps les voyageurs empruntant les nombreux vortex à sa surface. Cœur d’une brillante culture ayant précédée l’ère impériale N’uhen’sharnoc, les communautés de Kyohn’jamahn furent toujours imprégnées des principes du Kuraa-Vacuu, et les cités existant depuis cet âge lointain se fondent totalement dans l’environnement, se nourrissant des énergies élémentaires abondantes. Bien qu’il soit d’une nature belliqueuse, Awrm Jamahraa Tanhruu est également un natif de cet astre, il se montre impitoyable envers ses ennemis durant la Croisade des Plans, mais exige de ses vassaux un respect absolu de l’environnement lunaire, fragilisé par de nombreuses Marées élémentaires n’ayant pu être prévues et déviées.

Les grandes forêts cristallines équatoriales n’ont plus été traversées par des voyageurs depuis des générations, afin de laisser les arbres se régénérer lentement. Seules les grandes plaines septentrionales sont ainsi peuplées par les N’uru’N qui, fait étonnant, représentent la population majoritaire en ces lieux. Trois grandes métropoles se dressent sur les étendues formant une singulière savane, où les végétaux ordinaires ailleurs sont ici remplacés par des lames cristallines acérées, poussant sur un sol fait de sable bleuté et attirant la foudre céleste. Un phénomène propre aux lunes extérieures de Kyorn’Jaznal est d’ailleurs ici très fréquent, il s’agit du Tanhruunalaa, un véritable déluge d’éclairs pourpres s’abattant sur les étendues sablonneuses, vitrifiant de vastes zones et accélérant brutalement la croissance des végétaux cristallins, les faisant parfois s’élever à plusieurs dizaines de mètres, en leur faisant adopter la configuration de dédales mortels.

La grande métropole de Jamhassa est un ensemble de hautes spires de pierre noire, ramenée des montagnes lointaines du Pôle. Domaine du Seigneur de la Foudre, la cité est renommée pour ses magnifiques dômes constitués de vitraux multicolores. De hautes murailles s’élèvent autour de plusieurs quartiers d’habitation où se mêlent N’uru’N et peuples vassaux. Le grand palais du Kzal’Tanhruu abrite les représentants de cinq anciennes lignées ayant jadis régné successivement sur Kyohn’jamahn. Ces héritiers déchus forment le cœur de la culture urbaine lunaire, et bien qu’il se désintéresse des intrigues au sein de son empire, Awrm Jamahraa Tanhruu sait devoir s’appuyer sur leurs talents afin de ne pas voir naître de soulèvement pouvant empêcher l’envoi de troupes dans les Plans élémentaires.

Lorsqu’il n’est pas présent dans son fief, le Seigneur de la Foudre laisse les seigneurs traditionnels régner en son nom. Avec le temps s’est en effet instauré un certain respect, et malgré des ambitions qu’ils ne cachent pas, les vieux seigneurs des cités lunaires favorisent les menées de leur maître. Jamhassa est ainsi gouvernée par le Seigneur Ohn Jamuhnn, dont la lignée maîtrisait jadis un puissant éclair d’énergie négative. Ce don a lentement disparu, mais les Jamuhnn sont toujours désignés sous le terme de Porteurs de la foudre noire. Parmi les plus jeunes de cette lignée, un nouveau pouvoir semble se manifester ; Un touché capable de provoquer un affaiblissement soudain. Le Seigneur Ohn Jamuhnn espère que c’est là un signe de renaissance pour sa lignée, car il sait que les quatre autres anciennes familles N’uru’N de Jamhassa convoitent sa position.

La cité est agencée autour de cinq grands quartiers, chacun sous l’influence d’une lignée N’uru’N. L’activité principale est la formation militaire de tous les habitants, selon leurs capacités et leur souhait de servir le seigneur. Les armuriers de Jamhassa comptent parmi les meilleurs parmi les royaumes lunaires autour de Kyorn’Jaznal, et de nombreux voyageurs passent par l’unique Creuset, érigé en face du palais seigneurial, afin de quémander les services de la caste des artisans N’uru’N, particulièrement influente à l’ombre des remparts de la ville. De véritables artistes résident au sein de la cité, sous la bienveillante protection des lignées anciennes. Jamhassa est d’ailleurs l’une des incontournables étapes pour tous les N’uru’N cherchant à développer leur talent pour la création d’armes exceptionnelles.

Plus petite en superficie, la ville de Jahom est également connue sous le nom de Cité des Puits. Dirigée par une très ancienne lignée N’uru’N, protégée par un haut rempart fait de dalles cristallines imbriquées, Jahom est bâtie autour de trois mystérieux puits donnant accès à une dimension aux propriétés élémentaires proches de celles régnant dans le Plan Quasiélémentaire du Vide. Les puits grossièrement maçonnés existaient avant la venue des N’uru’N, et ceux qui tentèrent leur exploration disparurent corps et bien. Les oracles ayant porté leur attention sur ces sites parlent cependant d’un phénomène semblable au Nexus des éléments infinis, transfigurant ceux qui s’y risquent mais ne laissant la vie qu’à une poignée d’élus. Aucun Seigneur ne s’étant encore arrogé une origine locale, le mystère des Puits de Jahom reste entier.

La cité est vouée à l’artisanat, plus précisément à la conception d’armures faites de lames cristallines. La caste des artisans de Jahom compte de fortes personnalités et son influence rivalise avec celle de la lignée Jamhann, qui règne en nom et place du Seigneur de la Foudre. De grands ateliers sont ici aménagés tels des sanctuaires, où les statues de héros légendaires côtoient des pièces d’armures uniques. Et depuis plusieurs générations, les jeunes gens de la lignée Jamhann viennent suivre les précieux enseignements de maîtres talentueux, apprenant à forger leurs propres protections et à élaborer boucliers et armures offerts en présents inestimables.

Le Seigneur Drom Jamhann règne depuis son palais cristallin. Ambitieux et patient, il a su tisser des liens étroits entre ses enfants et ceux des maîtres-artisans de sa ville. A terme, il espère ainsi attirer l’attention d’autres Seigneurs N’uru’N, grâce auxquels il pourra étendre son influence sur la petite lune deKyohn’jamahn.

La troisième cité lunaire se nomme Jamhaad, mais elle est plus fréquemment connue sous son sobriquet de Cité des Fosses. Sous la férule du Seigneur Klorm Jamhaaduu et de sa lignée depuis des siècles, la ville ne possède aucune des fortifications traditionnelles de ce secteur du système de Chenaï. Erigée au cœur d’une forêt cristalline où il est difficile, et dangereux, de se déplacer, Jamhaad est connue pour ses antiques fosses de pierre, maçonnées à l’identiques des Puits de la cité voisine de Jahom, et dont le fond baigne d’un liquide épais, pourpre et bouillonnant en permanence. Les tentatives pour purger ces cinq grands bassins échouèrent toutes, ces derniers se remplissant continuellement en quelques heures, mais elles permirent de découvrir d’épouvantables charniers constitués d’ossements de créatures inconnues. La principale propriété de ce liquide est d’altérer les propriétés des cristaux se trouvant aux alentour. Leur croissance est ainsi hâtée, mais ils développent également des capacités magiques singulières.

Les Fosses de Jamhaad représentent ainsi la principale source d’objets magiques à travers les lunes deKyorn’Jaznal, elles ne peuvent transformer qu’une quantité limité de matière cristalline à chaque cycle, mais la cité connaît une prospérité sans égale au sein de l’Empire Jamahraa’Kohnruu, et la lignée Jamhaaduu est en passe d’accéder à une position unique en tant que pourvoyeurs de gemmes magiques aux Seigneurs de la Foudre. Une légion Arahn’Tanhruu est positionnée au cœur de la cité, autant pour repousser les ambitieux pillards visant les Fosses, que pour rappeler leur place aux héritiers de la lignée.

La lune de Kyohn’jahnuu est un astre en tout point semblable à sa voisine Kyohn’jamahn, hormis pour sa taille trois fois moindre. Une vaste forêt d’arbres cristallins recouvre sa surface et abrite une faune extrêmement variée, constituée essentiellement d’insectoïdes liés au Plan Quasiélémentaire du Minéral.

L’antique lignée Jahnruu règne sur un ensemble de petits fortins érigés sur des pics rocheux isolés par de grandes distances. Les N’uru’N sont peu nombreux sur cet astre, et utilisent principalement une créature volante cristalline qu’ils ont apprivoisés pour leurs déplacements et qu’ils nomment Jahnakaruu. Le Seigneur Torz Jahnruu règne sur les siens et cherche à préserver le précieux don d’empathie propre à sa lignée. Les plus célèbres représentants de celle-ci étaient en effet capable de dompter les terribles Kanh’shoruuk du monde deKanhru’Tanhlaar. Plus communément, ce lien empathique affecte les créatures cristallines et permet un élevage intensif de nombreuses bêtes, employées aussi bien durant la Croisade des Plans que pour le transport de lourdes charges entre les cités de l’Empire Jamahraa’Kohnruu.

Kyohn’jarhaan, un autre domaine du Seigneur de la Foudre Awrm Jamahraa Tanhruu, est depuis peu le fief de ce dernier. En effet, le puissantKzal’Tanhruu a élu domicile dans la petite et unique cité de Jarhom, afin de travailler avec de nombreux sages et des représentants éminents de la caste des artisans, sur un ambitieux projet architectural, le Bras d’Awrm. Nul ne sait à quoi pourra bien servir cette prodigieuse structure, assemblée à partir des plus rares matériaux connus à travers les lunes de Kyorn’Jaznal, mais au vue des humeurs belliqueuses du Seigneur de la Foudre, il est tout à fait possible que cela soit une arme à la puissance inimaginable.

La lune deKyohn’jarhaan est recouverte d’une épaisse forêt d’arbres cristallins particuliers; Leur structure même attire la foudre des cieux et s’en nourrit pour croître. Les arbres les plus anciens atteignent ici des hauteurs culminant à plusieurs centaines de mètres. Jarhom se trouve au cœur d’un massif cristallin particulièrement vieux et formant un véritable dédale de lames acérées autour de la ville. Le Seigneur Yord Jarhomnuu régnait jusqu’à l’arrivée du Kzal’Tanhruu, et bien qu’il se contente de ruminer dans les ailes de son palais n’ayant pas été envahies par la suite du nouveau maître des lieux, le Seigneur veille à tout faire pour hâter le départ des importuns. Sa lignée possède toujours un don élémentaire mineur permettant traverser la matière cristalline et de se nourrir de foudre, octroyant ainsi aux plus forts des capacités naturelles amplifiées. Les héros d’antan étaient capables de prodiges grâce à ce don, les plus jeunes générations ne sont que des ombres en comparaison.

Kyohn’jamnuu est la lune la plus éloignée du système de Kyorn’Jaznal, l’influence planétaire est ici minime, mais l’environnement de surface est identique à celui des astres proches. Une importante forêt cristalline pousse depuis des temps immémoriaux et renferme des ruines particulièrement anciennes, marquées par une architecture N’uru’N raffinée. Il est pourtant avéré que ce peuple n’existait pas à l’époque de la construction de ces bâtiments. Les explorateurs envoyés étudier ces ruines découvrirent qu’un important réseau de galeries les reliaient toutes entre elles, et incluaient des salles profondément enfouies, mais étrangement vides. C’est ainsi toute une métropole souterraine qui s’étend sous la forêt de Kyohn’jamnuu.

Les N’uru’N n’ont pas établi de communautés à la surface de cet astre, car les terribles Kanh’shoruuk maraudent fréquemment aux abords de cette lune, traquant des créatures du Vide, et se rabattant le cas échéant sur les populations à sa surface. La faune cristalline de Kyohn’jamnuu est ainsi régulièrement décimée, et de vastes régions forestières sont réduites à l’état de débris tranchants, sous l’effet du souffle prodigieux des créatures géantes.

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Catégories : Les Plans Primordiaux, Les Sphères Connues, Sphères de cristal | Étiquettes : , , , | 4 Commentaires

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4 réflexions sur “Kyohn’jamahn

  1. Ils ont des piscines à reliques en fait. C’est plus commode que de devoir partir en quête tous les quatre matins!

    • Oui, marre de ces interminables aventures à crapahuter d’un monde à l’autre pour une paire de chaussures magiques, ou une bête vorpale +8. Un saut dans le bassin, on plonge la main, et voilà les boyards!

  2. Tu continues à crayonner? Si oui, je serai curieux de voir les illus pour ce type de setting.

    • non, je peints! pour l’instant, je ne dessine plus, ce n’est pas mon support favori. Je recherche quelqu’un pour les gribouillages, d’ailleurs.

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