La Porte de la Cage

(Les Larmes d’Enoorh [Valorien])

 

Type de monde: Ceinture d’astéroïdes rocheux

Taille: Majoritaire A ou B

Rotation: Aucune

Révolution: 538 jours

Lunes: Aucunes

Population: 78 542 N’ueshaï

Trame magique:

 

La Porte de la Cage est ce qu’il subsiste du monde d’Enoorh, berceau des désormais légendaires Enoorhii. C’est une ceinture d’astéroïdes assez dense, majoritairement composée de débris comportant de nombreux filons de minerai ferreux. De par sa proximité avec le soleil lavande, très peu de ses planétoïdes possèdent encore une atmosphère, et des ondes d’énergies solaires viennent toujours balayer la surface de ces corps célestes, où toute vie a depuis longtemps disparue.

Le premier anneau de Nutaraï est traditionnellement le domaine de hordes Numraal, qui peuvent rester en sommeil durant plusieurs décennies, se nourrissant du rayonnement solaire encore important dans cette région du système.

 

Ports d’accueil: Les peuples affranchis après le départ précipité des Clydön ne séjournent guère longtemps au sein du plus proche anneau de la Cage d’Améthyste, mais l’étape s’avère nécessaire avant le grand saut vers la mystérieuse prison minérale enserrant l’étoile lavande.

Les Mordd’akkaruu, des cousins des nains de l’Enclume asservit bien avant l’ère glorieuse des théocraties Mordinsamman, semblent être les seuls à souhaiter s’établir durablement avant de rallier le soleil. Ils fondent Akk’narr, un port spatial pouvant accueillir une dizaine de spelljammers Clydön de moyen tonnage. Ils aménagent un planétoïde doté d’une atmosphère, et retrouvent également une colonie de cristaux vivants, dans lesquels ils puisent des connaissances mystiques sur le rayonnement solaire.

Akk’narr est un ensemble de cavernes pouvant être isolées hermétiquement les unes des autres, avec au centre du complexe un noyau de fer surchauffé, permettant aux Mordd’akkaruu d’entretenir des foyers de forges. Leur culture locale perdure durant trois siècles, ils sont les seuls à laisser un témoignage de leur présence au sein des anneaux de Nutaraï.

Lorsque vient le temps de l’exode, un petit groupe de Mordd’akkaruu choisis de séjourner plus longtemps au sein de la Porte de la Cage. Grâce à l’exploration de vortex de Terre qu’ils découvrent par hasard, ils se font brièvement arpenteurs planaires, mais succombent aux dangers de cette dimension, attirant dans leur communauté des entités élémentaires.

 

Plus récemment, les N’ueshaï fondent un ensemble de petits avant-postes pouvant chacun abriter un ou deux vaisseaux de faible tonnage. Seuls des guerriers séjournent par rotation au sein de cette ceinture d’astéroïdes, et la menace Numraal reste suffisamment forte pour que seuls les plus braves acceptent de venir guerroyer en ce lieu.

Il existe une centaine de ces petites forteresses en apesanteur, pratiquement scellées hermétiquement par crainte des incursions Numraal et à partir desquelles les N’ueshaï peuvent rapidement former de petites flottilles en mesure de harceler cet adversaire difficile à détruire. En réalité, les combattants qui viennent dans l’anneau de la Porte de la Cage comptent soit parmi les plus téméraires de leur peuple, en quête de gloire et de tuerie, ou bien sont la lie de leur communauté, n’ayant eu d’autre choix que de venir se réfugier en ces lieux de violence extrême.

 

Ressources: La Porte de la Cage n’offre plus guère de ressources naturelles. La destruction du monde originel d’Enoorh a provoqué l’anéantissement soudain de toutes vies d’alors.

Seules quelques créatures élémentaires en maraude peuvent éventuellement représenter une faune relativement constante à la surface des plus gros planétoïdes. La présence des Numraal en grand nombre limitant également cette population de se développer en toute quiétude.

 

Cultures: Actuellement, la culture N’ueshaï a étendu son influence jusqu’au premier anneau de Nutaraï, sans pour autant coloniser cet environnement hautement hostile et dominé par les hordes de Numraal. Véritable frontière pour les communautés de cette Sphère, la Porte de la Cage renferme autant de ruines que de cimetières d’épaves. Mais pas même les N’uru’N n’ont cherchés à fonder une véritable culture propre à cette ceinture d’astéroïdes.

 

Sites notables: Si la Porte de la Cage est le fruit d’un épouvantable désastre, il n’en reste pas moins un lieu propice à l’aventure et la découverte de peuples oubliés. Les débris baignant dans le rayonnement du soleil lavande supportent pratiquement tous des ruines antiques, parfois suffisamment préservées pour y trouver refuge.

 

Le Cœur creux d’Enoorh est ce qu’il subsiste du noyau planétaire. Une colossale coque de roches aussi durs que de l’acier, fracassée et creuse. Tournoyant follement à travers la ceinture d’astéroïdes, le Cœur creux d’Enoorh dévaste tous les planétoïdes qu’il croise et représente un terrible fléau. Les Noridh, une ethnie Valorienne jadis asservie par les Clydön, virent en cet astre fou un défi à la mesure de leurs talents de navigateurs. Utilisant les quatre spelljammers dérobés à leurs anciens maîtres, ils parvinrent à s’approcher suffisamment pour trouver un lieu propice à l’établissement d’une communauté, le temps de se préparer à l’exode vers la Cage d’Améthyste. Deux de leurs vaisseaux s’écrasent sur la face interne, et leurs épaves sont employées pour élaborer un abri qu’ils nomment la Grappe. La communauté vit dans un chapelet de dômes permettant d’aménager des espaces au sein de massifs rocheux. Les conditions de vie sont épouvantables, mais les meneurs de cette peuplade sont des Ensorceleurs possédant une même lignée élémentaire de Feu. Ils constatent que leurs rares enfants sont imprégnés par les flammes améthyste et disposent de pouvoirs innés singuliers.

La Grappe se développe péniblement durant un siècle, les enfants du feu solaire guident les leurs, ils sont nommés Ardaan, et peuvent façonner les matériaux du Cœur creux d’Enoorh. L’appel mystérieux de la Cage d’Améthyste est cependant trop fort, et les Valoriens finissent par embarquer à bord de leurs deux spelljammers endommagés, pour partir vers une funeste destiné. Ils laissent derrière eux un lieu habitable, une halte que nombre de nomades finissent par découvrir et employer afin de voyager rapidement au sein du premier anneau.

 

Le Cœur creux d’Enoorh est ainsi autant une menace qu’un havre pour les peuples voyageant, non seulement par le biais de spelljammers, mais également par le biais de portails dimensionnels. Ce qu’il reste des énergies du noyau planétaire se sont en effet concentrées pour engendrer un passage instable en mesure d’être relié aléatoirement à tous les passages dimensionnels au sein de la Sphère de Nutaraï. Une manière bien hasardeuse de voyager, mais néanmoins éprouvée par nombre d’aventuriers.

 

La Toile d’Enool’kaa est un territoire dominé par les Numraal, où peu d’aventuriers se risquent depuis sa découverte. Les créatures qui se rassemblent en ce lieu sont en effet différentes de leurs congénères, elles adoptent une forme commune d’arachnide mais dont les tailles peuvent varier du minuscule au colossal. Les filaments formant la Toile d’Enool’kaa sont élaborés à partir d’une matière cristalline sécrétée par les Numraal, ce matériau est à la base du feu solaire liquide, durcissant à travers un procédé mystérieux.

Les communautés de Nutaraï connaissent toutes la Toile d’Enool’kaa, car elle tient lieu de vortex élémentaire permettant d’accéder aléatoirement à de nombreuses dimensions primordiales. Les N’uru’N désignent souvent la Toile sous le nom du Second Nexus, car ses propriétés sont similaires à celles du Nexus des éléments infinis, hormis que ce passage mène uniquement à des Plans élémentaires connus de tous.

 

Bien entendu, avant de traverser la Toile, il faut affronter une terrible nuée de Numraal, plusieurs dizaines de milliers, qui restent en sommeil la majorité du temps, mais convergent vers l’imprudent faisant vibrer les filaments de la Toile. L’étendue de cette dernière se compte en dizaines de lieues, et seul le cœur de cette structure cristalline tient lieu de portail planaire. Une très ancienne légende veut que la Toile d’Enool’kaa permettent d’accéder aux mystérieux royaumes du Numrogg et du Tumrogg, des dimensions dont il n’existe que de vagues descriptions, témoignages d’explorateurs intrépides à l’agonie.

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Auteur : derynnaythas

Passionné par les univers imaginaires depuis toujours, je me suis tourné vers les jeux de rôles et l'écriture à douze ans, je n'ai jamais plus arrêté de jouer, de mener, d'écrire, dessiner et lire. Fasciné par l'acte créatif, qu'il soit artistique ou scientifique, j'essaie de m'ouvrir à autant de sources que possible, afin de créer mon propre univers fantastique, essentiellement autour du thème de Spelljammer.

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