Luoc-Varac, la planète des Typhons

(Luocoruum-Tramleek [Clydön])

Type de monde: Sphérique liquide

Taille: F (diamètre équatorial de 51422km)

Rotation:36 heures

Révolution: 720 jours

Lunes: Luoc-Sumi, Luoc-Duru

Population: 938 384 N’uru’N

Trame magique:

Luoc-Varac est un monde-océan dominé par de puissants phénomènes climatiques affectant aussi bien sa surface que les cieux jaunâtres perpétuellement tourmentés.

Des changements brutaux de pression et de température lui valent son surnom de Planète des Typhons, et bien peu d’aventuriers peuvent se targuer d’avoir pu amerrir en toute quiétude sur les flots déchaînés de ce monde.

Luoc-Varac connaît également de violents déluges de foudre formant des murailles électriques suivant de prés le passage des typhons. Ainsi donc, par simple bon sens et désir de survivre, les peuples de ce monde se sont toujours développés loin de la surface, émergeant uniquement pour de hauts motifs.

Ports d’accueil: Après de catastrophiques pertes envies et en navires, les Clydön se résignèrent à laisser ce monde sans marque de leur influence. Ils se consacrèrent à établir quelques enclaves lunaires, principalement un chantier naval nommé Luocoreeth, qui fut maintes fois un enjeu stratégique durant les conflits opposant les Sorciers aux puissants Treel. Luocoreeth n’est désormais plus qu’un amas de ruines perdu au milieu d’une savane silencieuse.

Ressources: La Planète des Typhons n’a que bien peu de ressources à offrir aux voyageurs. Les conditions climatiques catastrophiques à sa surface limite fortement les incursions des plus audacieux navigateurs, et la présence des N’uru’N, encore notable, incite finalement la majorité des visiteurs à faire route vers les deux lunes arides plutôt que vers Luoc-Varac elle-même.

Faune et flore sous-marine prolifèrent cependant et forment un environnement où la Vie a trouvée de nombreuses voies pour se développer. Etrangement, il n’existe que peu de grands prédateurs dans les profondeurs de l’océan planétaire, mais quelques spécimen géants de créatures communes peuvent être rencontrés à différents paliers.

La présence de l’Algue, sous une multitude de formes, indique bien l’existence de passages reliant la Planète des Typhons et le monde voisin de Vuoc-Nadac. Les N’jala’N cohabitent d’ailleurs dans quelques communautés, entretenant des forêts sous-marines et des ancrages végétaux pour les plus grandes métropoles N’uru’N.

Cultures: C’est par inadvertance que les N’uru’N découvrent un passage au sein de l’Eau et menant dans les profondeurs abyssales de Luoc-Varac. Le Nexus des Eléments infinis confère à ceux qui osent braver les dangers de la région des Trombes une emprise sur les phénomènes climatiques de ce monde, où trois Seigneurs parviennent à s’imposer, en devenant les Amjad-Pohnru, les Seigneurs des Typhons. Puisant dans la puissance destructrice à leur disposition, ils rassemblent autour d’eux de nombreux partisans et se préparent à la grande Croisade des Plans. Maîtres des trombes et des ouragans, les Amjad-Pohnru négligent longtemps les profondeurs abyssales de Luoc-Varac, pour établir leurs domaines dans le Plan Elémentaire de l’Eau. La planète n’est pour eux qu’un aspect du Nexus, fortifiant leur territoire planaire.

La venue des N’jala’N depuis la Planète des Algues amène de profonds changements au sein de la culture encore embryonnaire des N’uru’N de Luoc-Varac. Leur maîtrise de l’Algue permet d’envisager des communautés arrimées aux grands fonds volcaniques, grâce à des variétés d’algues se nourrissant du magma sous-marin pour se fortifier et croître. La violence des phénomènes de surface limitent cependant la croissance des végétaux amenés par les adeptes du Semeur de Vie. La cohabitation restera toujours difficile, mais c’est bien grâce à cette aide que les Seigneurs des Typhons prendront conscience du potentiel offert par leur monde.

Les N’uru’N nés dans la région planaire des Trombes migrent en masse vers les fonds marins où leurs maîtres souhaitent désormais les voir prospérer. Le changement se fait dans la douleur et suscite de nombreux mécontentement, rapidement réprimandés par les Amjad-Pohnru. Une première grande métropole est aménagée grâce aux N’jala’N, les Seigneurs des Typhons contribuent en sacrifiant un fragment de leur essence élémentaire, qui permet de puiser dans la roche des grands fonds afin de lever de hautes structures ouvertes aux courants marins mais assurant une base solide pour la société naissante.

En quelques générations, la population N’uru’N est multipliée par dix et trois nouvelles cités sous-marines sont bâties avec la pierre volcanique et l’algue comme éléments. Contrairement à leurs voisins de la Planète des Algues, les habitants de Luoc-Varac ne ressentent aucun attachement spirituel à leurs maîtres belliqueux et rarement présents au sein des flots tourmentés de leur monde. Comme parmi bien d’autres sociétés N’uru’N, les Seigneurs des éléments laissent toute latitude à leurs vassaux tant que ces derniers leurs fournissent de nouvelles troupes pour leur Croisade des Plans. Sur la Planète des Typhons, de puissants meneurs apparaissent au sein des plus importantes communautés, ils n’ont pas accès au Nexus des éléments infinis mais possèdent quelques pouvoirs liés à leurs ancêtres planaires. Animés par ce qui sera souvent désigné comme la Fureur du Typhon, ils mettent de côté leurs dissensions afin de s’affranchir de l’autorité des Amjad-Pohnru. Le clergé Sohn’irii soutien ces esprits frondeurs et encourage les N’uru’N de Luoc-Varac à prendre leur indépendance. Mais les Seigneurs des Typhons perçoivent la menace et envoient l’un d’eux, Gloru lon’Pohnru qui déchaîne toute sa puissance pour libérer un colossal typhon sur la surface du monde. Sa force est telle que les effets du phénomènes climatiques atteignent les villes sous-marines rebelles et emportent des centaines de malheureux. Ceux qui se sont nommés eux-mêmes les Varajd-Dahnru se décident alors à envahir la région des Trombes, menaçant leurs anciens maîtres au cœur même de leur domaine. Sans espoir de vaincre, malgré l’absence de deux Amjad-Pohnru et de la majorité des forces mobilisée pour la Croisade des Plans, l’armée d’indépendance de Luoc-Varac parvient à retenir l’attention de Gloru lon’Pohnru qui tue la moitié des séditieux mais accepte de concéder quelques droits aux survivants.

Désormais, les cités sous-marines seront placées sous l’autorité des Varajd-Dahnru qui pourront fonder des lignées héréditaires mais resteront vassaux des Amjad-Pohnru.

La société N’uru’N de Luoc-Varac compte parmi les plus prospères de celles s’étant développées au sein du Plan Primaire. L’autorité des Varajd-Dahnru s’est répercutée d’une génération à l’autre, et malgré quelques heurts avec les Seigneurs des Typhons, c’est bien souvent la loi de ces derniers qui aura prévalue sous les flots de la Planète des Typhons. Pas moins de sept lignées Varajd-Dahnru se sont ainsi fortifiées, et il n’est pas rare d’entendre le nom d’Enfants des Typhons associés à ces puissantes familles.

Les habitants des grands fonds de Luoc-Varac possèdent un tempérament en accord avec les perturbations de leur monde, ils respecteront plus volontiers leurs lignées seigneuriales plutôt que les Amjad-Pohnru avec qui ils ne se sentent plus aucune affinité. Bien entendu, un tel sentiment est entretenu par tous les Varajd-Dahnru qui s’assurent ainsi un meilleur contrôle sur leurs domaines. Chaque lignée possède ainsi au moins une grande ville depuis laquelle rayonne son autorité et ses traditions, à l’exception de quelques communautés indépendantes, où composées d’autres ethnies N’uru’N, les Varajd-Dahnru règnent sur prés d’un million d’individus et cherchent à préserver autant que possible leur peuple de la Croisade des Plans. Malgré tout, les Enfants des Typhons ne sont en rien des pacifistes isolés sous les flots d’une planète hostile ; Les seigneurs des Varajd-Dahnru attendent simplement que leur temps vienne de traverser le Nexus des éléments infinis, à partir de là, ils savent que le Multivers n’attendra qu’eux pour de rapides conquêtes et l’expansion de leurs domaines au sein du Plan Primaire.

Comme il existe sept lignées Varajd-Dahnru, il est possible de traverser autant de domaines sous-marins. Depuis la guerre d’indépendance et la consolidation de leur pouvoir, les seigneurs de ces familles sont divisés sur la conduite à tenir afin de préserver leurs traditions au sein de la culture N’uru’N. Le Varajd-Dahnru Gherd Kaluru est le dernier des héros libérateurs de sa caste encore en vie, principalement grâce à un don élémentaire héréditaire rallongeant son espérance de vie, mais également de par son sens aiguë de la stratégie à long terme. Principal meneur d’un mouvement cherchant à emmener les siens au sein du Vide, il estime que l’avenir des Enfants des Typhons se trouve dans la conquête des Sphères de l’Agrégat de Chelonn et de ses puissantes forces élémentaires. Les Varajd-Dahnru Onesh Marunu et Dilac Daluru tendent à suivre cette voie également, et consacrent beaucoup de leur temps à étudier les manuscrits anciens que leurs vassaux parviennent à ramener dans les abîmes de Luoc-Varac. Dilac Daluru est la seule femme comptant parmi les seigneurs de sa caste, elle cherche en outre à favoriser l’avènement d’un matriarcat, aidé en cela par le culte du Semeur de Vie des N’jala’N, essentiellement constitué de femmes, traditionnellement plus à même d’appréhender des notions spirituelles parmi les ethnies N’uru’N.

Les domaines de ces trois lignées abritent des villes prospères et ouvertes aux voyageurs. Bien que ces derniers soient peu nombreux à braver la furie élémentaire de ce monde, des enclaves se sont formées et offrent une variété de services et de connaissances inaccessibles ailleurs sur Luoc-Varac. Les villes de ces domaines sont constituées de grands ensembles d’algues géantes entremêlées, renforçant des structures spiralées de corail rouge. La verticalité est de mise et les niveaux les plus hauts abritent les demeures des membres de la caste régnante, tandis que les niveaux inférieurs sont réservés à une caste de serviteurs, guère mieux que des esclaves de peuples primitifs offerts régulièrement par les Seigneurs des Typhons.

Les quatre autres lignées héréditaires sont plus enclines à soutenir les actions des Amjad-Pohnru, où plutôt à favoriser toute action visant à amoindrir l’influence des Seigneurs des Typhons, afin de pouvoir prendre leur place au sein de la région élémentaire des Trombes. Le Varajd-Dahnru Urlon Torluru est un N’uru’N aux pouvoirs élémentaires pouvant presque rivaliser avec ceux d’un élu ayant traversé le Nexus des éléments infinis. D’une humeur sombre et belliqueuse, il réagit promptement face au danger et exerce même un contrôle mesuré sur les forces naturelles de son monde. Peu désireux de rallier la Croisade des Plans, il n’en convoite pas moins les domaines élémentaires de ses pairs, et s’appuie sur les seigneurs des lignées adhérant à sa vision de l’avenir pour rassembler des alliés.

Par nécessité, les trois autres Varajd-Dahnru intriguent à travers les Plans Elémentaires afin de gagner la confiance d’autres puissants N’uru’N n’ayant pas été choisi pour traverser le Nexus des éléments infinis, mais disposant de suffisamment d’influence pour renverser les arrogants seigneurs de leur peuple. Liés à la Planète des Typhons et à d’innombrables obligations, ils envoient leur progéniture en ambassade, s’appuyant sur leurs héritiers afin de sceller des pactes, et identifier également leurs futurs adversaires.

Sites notables: Luoc-Varac est souvent considéré comme un domaine N’uru’N de seconde importance. Sa culture presque exclusivement liée au Plan Primaire en fait un monde mineur pour le reste de la civilisation conquérante. Cependant, les forces puissantes qui s’accumulent dans ses cieux lui confèrent une aura bien particulière, et la caste régnante des Varajd-Dahnru, une situation inconnue ailleurs, place ce monde au cœur de l’imaginaire N’uru’N.

La Planète des Typhons n’est pas un lieu où les vestiges perdurent à travers les âges. Les plus anciennes cités N’uru’N n’ont que quelques siècles d’existence, et déjà certaines commencent à montrer des faiblesses face aux éléments déchaînés. Ainsi en est-il de Jionoc-Turu, le fief du Varajd-Dahnru Klovon Dalturu, un jeune seigneur héritier d’une longue lignée de redoutables guerriers, et qui aurait des prétentions sur le domaine planaire des Seigneurs des Typhons. Sa cité est érigée sur un haut-plateau rocheux, dont ont été extrait d’énormes blocs cyclopéens qui forment un empilement de dalles creusées de salles aux parois agrémentées de fresques héroïques. Jionoc-Turu n’accueille aucune communauté étrangère, elle ne produit aucun bien mais abrite la plus importante garnison planétaire, avec pas moins de cinq milliers de combattants destinés à la Croisade des Plans, mais qui sont également les premiers milliers d’une nouvelle armée libératrice en gestation. Les habitants de Jionoc-Turu s’avèrent être particulièrement fiers de leurs origines locales, ils restent des N’uru’N, imprégnés des énergies élémentaires environnantes, mais leur loyauté est depuis longtemps acquise aux Varajd-Dahnru.

La cité est ancienne, selon la norme de Luoc-Varac, et ses fondations commencent à ressentir les effets des nombreux séismes, accompagnés presque toujours de coulées de magma. Bien qu’elle soit érigée sur un socle stable et massif, des générations durant, les N’uru’N ont excavés un véritable réseau de cavernes sur plusieurs niveaux qu’ils nomment le Dédale de Turunaca. Longtemps, des seigneurs Varajd-Dahnru tentèrent d’élaborer une Croisée élémentaire, qui aurait pu leur donner un moyen d’accéder à nombre de dimensions, mais ils échouèrent, n’engendrant que des vortex instables et éphémères. Cette Croisée subsiste malgré tout, et permet aux plus aventureux de voyager vers des lieux inconnus.

Jionoc-Turu est également désignée sous le nom de Cité du Typhon-corail, car c’est là que se rassemblent les plus vastes armureries, sous le contrôle des héritiers de la lignée Dalturu. La rumeur veut qu’un seigneur belliqueux pourrait vider ces armureries pour armer pas moins de vingt milliers de combattants. Bien entendu, nombre des plus jeunes N’uru’N en charge des armureries cherchent à gagner en influence, souvent au détriment de leurs parents, certains sont même parvenu à former un groupe d’ambitieux prétendants, les Jion-kan’uru. Ces héritiers cherchent activement à développer des connaissances mystiques, traditionnellement hors de portée de la majorité des N’uru’N, qui tendent à s’appuyer plus fréquemment sur leurs capacités élémentaires innées. Les Jion-kan’uru disposent d’un réseau conséquent d’informateurs à travers toutes les cités sous-marines de la Planète des Typhons, ils sont ainsi rapidement avertit de la présence d’un mage ou d’un autre adepte des arts profanes.

La Faille de Denoc-Karunu est un lieu ancien et oublié de la plupart des N’uru’N peuplant Luoc-Varac. En ce lieu bascula l’épave foudroyée en plein ciel d’un énorme vaisseau de guerre Treel. Egaré au sein du système après une rude bataille contre des forces Clydön supérieures en nombre, le D’noc-Lag’na fut happé par le puits gravitationnel de la Planète des Typhons, avant d’être prit dans une nuée d’éclairs qui le firent basculer dans les abîmes insondables.

Une poignée de Treel parvinrent cependant à survivre, plusieurs ponts de leur vaisseau étant toujours hermétiques, et la nature organique de ce dernier permettant de créer des conditions de survie acceptables. Comprenant qu’ils ne pourraient repartir sans aide extérieure, les Treel se mirent en stase, non sans avoir au préalable élaboré un message qui serait diffusé sous la forme d’une onde mentale.

Il fallu cependant attendre l’établissement d’une colonie N’uru’N à quelques lieues de la faille, et la venue d’un groupe d’explorateurs en quête de ressources utiles à leur communauté. Guidés par les murmures psychiques des Treel, cinq N’uru’N retrouvèrent l’épave, au plus profond de la faille, mais lorsqu’ils tentèrent de remonter afin d’avertir leurs compagnons, le vaisseau organique les captura et les fusionna avec sa coque, conformément aux consignes des Treel à son bord, qui absorbèrent pour leur part les connaissances de ces êtres planaires surprenant. Un N’uru’N fut renvoyé vers sa communauté d’origine, infesté par des spores Treel assurant le contrôle de son esprit, mais amenant également de profondes mutations dans son organisme. Le temps qu’il atteigne la petite colonie de Nioloc-Rulnu, il était méconnaissable et fut traqué comme un monstre. Disparaissant au sein d’une forêt d’algues développée grâce aux dons du Semeur de Vie, le N’uru’N monstrueux infecta les végétaux ainsi que quelques Sohn’irii en charge de la croissance de la forêt. Le Fléau des Deno’Cinii venait ainsi de commencer à faire parler de lui. Il continue toujours à se propager dans les fonds marins de Luoc-Varac, transformant les N’uru’N en créatures hybrides de Treel, amenant les plus solides à développer des pouvoirs psioniques latents, tout en supprimant leur lien élémentaire. Nul seigneur ne s’est encore préoccupé de cette menace émanant des lieux les plus sauvages de leurs domaines, mais bientôt, le Fléau sera tellement puissant qu’il ne redoutera plus la force des N’uru’N.

Luoc-Sumi

La petite lune rocheuse de Luoc-Sumi semble avoir jadis été recouverte par une mer peu profonde où proliféraient des algues d’un orange aveuglant. A l’époque de la colonisation par les Sorciers, le niveau de la mer a déjà dramatiquement baissé et la décomposition des algues empoisonne la fragile atmosphère lunaire.

Le paysage actuel est une plaine aride, jonchée de rocailles portant les traces fossiles du foisonnement de la vie passée. L’atmosphère ténue reste respirable, mais la moindre action nécessite d’importants efforts. Un vortex d’Eau subsiste au cœur d’un réseau de cavernes ou se maintien une source glacée, quelques N’uru’N l’empruntèrent il y a longtemps pour déterminer que ce territoire ne valait pas la peine d’être conquis.

Luoc-Sumi n’abritera finalement qu’une douzaine de petits sanctuaires Clydön, qui seront détruits les uns après les autres par les envahisseurs Treel. Il subsiste cependant des ruines intéressantes pour ceux en quête de la connaissance mystique des Sorciers.

Une obscure référence mentionne les Cryptes dimensionnelles de Luorodh-Brenuun-Kalvaar, un Sorcier qui aurait contribué à l’élaboration des Anneaux de Translation Clydön, et dont le savoir serait toujours enfermé dans les cryptes, gardé par de terribles sentinelles éclipsantes.

Luoc-Duru

Luoc-Duru fut un enjeu stratégique, autant pour les Clydön que pour les Treel, mais la savane pourpre recouvrant désormais sa surface n’est plus désormais qu’un lieu silencieux balayé par un vent chaud provenant des montagnes basses au pôle septentrional.

Ces dernières abritent un important réseau de cavernes, dont les plus élevées sont à ciel ouvert et permettent une vertigineuse descente vers les entrailles lunaires. Là, sans que quiconque ne le soupçonne encore se trouvent les carcasses de dizaines de milliers de Xix, des créatures des temps les plus reculés, qui ravagèrent les Sphères Connues, à tel point que bien des espèces en furent menacées d’extinction totale. Les plaques de chitine, même fossilisées, peuvent représenter un formidable matériau, particulièrement facile à imprégner d’une magie d’enchantement. L’inexplicable présence de ces créatures du Vide au fonds d’un gouffre lunaire pourra cependant susciter bien des interrogations, mais hormis pour les plus braves qui accepteront de descendre au plus profond de ce charnier oublié, il n’y aura nulle réponse possible.

En vérité, un vortex élémentaire subsiste toujours au cœur de ce lieu. Les dizaines de milliers de dépouilles insectoïdes géantes ne sont qu’un fragment de la nuée qui s’engouffra par ce passage, le bloquant pour des millénaires. Les Xix furent attirés par un appel impossible à ignorer, celui d’une Reine de leur peuple, enfermée au sein d’une dimension qui sera plus tard nommée Demi-plan de la Chitine par les N’uru’N.

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