Vuoc-Nadac, la planète des Algues

(Vuroon-Tramleek [Clydön])

Type de monde: Sphérique liquide

Taille: F (diamètre équatorial de 48527km)

Rotation: 56 heures

Révolution: 1120 jours

Lunes: Vuoc-Nahu’n

Population: 235 846 N’uru’N

Trame magique:

La planète des algues est un monde où l’océan disparaît souvent sous un tapis végétal flottant, pouvant parfois s’étendre sur plusieurs lieues sous les flots. De grandes régions sont encore exemptes d’une telle prolifération, mais les pôles, comme plusieurs larges bandes équatoriales, indiquent à quoi ressemblera le monde dans plusieurs siècles.

C’est le rayonnement intense de Pogruu qui amène une multitude de variétés d’algues à se développer ainsi, au détriment d’une faune de grands prédateurs dont il ne reste plus que quelques milliers d’individus. Les chaleurs étouffantes à la surface jouent également en défaveur des fragiles espèces aviaires de ce monde, qui ont pratiquement toutes disparues.

Vuoc-Nadac est un monde en mutation constante, il peut sembler paisible, et de toute beauté, mais les vastes forêts d’algues renferment bien des dangers, et l’oppressant murmure qui assaille les visiteurs devrait déjà suffire à mettre ces derniers en alerte.

Ports d’accueil: Peu habitués aux mondes-océans, les Conquérants limitèrent leurs incursions aussi près du soleil à quelques missions visant à observer des créatures marines formant alors une complexe chaîne alimentaire. Ils favorisèrent la petite lune aride de Vuroon, sur laquelle ils aménagèrent un comptoir marchand destiné à exploiter les ressources animales de Vuroon-Tramleek. Les N’uru’N n’ayant jamais approché cette lune, le port marchand de Niteem-Randuur émerge toujours de l’épaisse strate poussiéreuse recouvrant la surface. Les descendants d’envahisseurs Illithid ont repris à leur compte les grandes structures encore intactes, et abritant désormais une flottille de sept Nautiloïdes délabrés mais toujours en mesure de naviguer. L’Enclave de Shanuroth évite soigneusement d’approcher des mondes sous le contrôle des N’uru’N et se contente de rechercher des ressources au sein de la ceinture d’astéroïdes. Menaçant envers les fragiles communautés nomades de cette région du système, l’Enclave cherche à retrouver la gloire des premiers conquérants Illithid qui vinrent dans cette Sphère de cristal. Niteem-Randuur est ainsi un lieu à éviter, les flagelleurs mentaux recherchant toujours de nouveaux esclaves afin de renforcer leur emprise sur ce système. Les Illithid de Pionaï sont toutefois peu nombreux, et leur espèce a depuis longtemps dégénérée, un groupe d’aventuriers expérimentés pourra ainsi négocier des réparations ou des vivres, sans pour autant craindre un sort funeste.

Ressources: La planète des Algues mérite bien son nom, et il est ainsi possible de trouver de nombreuses variétés comestibles ou dotées de vertus singulières. Les Clydön négligèrent totalement cette précieuse ressource, alors moins abondante qu’aujourd’hui, ce fut également le cas des N’uru’N, qui favorisèrent la nature élémentaire du végétal plutôt que sa forme physique.

Pour ceux qui se lasseraient de consommer des algues, pourtant très nutritives, il reste la pêche à l’anguille vuocoom, une créature ayant elle aussi proliféré et pouvant atteindre dix mètres. Vorace et hautement agressive, la vuocoom est le nouveau prédateur dominant les forêts d’algues. Sa chair translucide possède un goût amer mais la créature reste malgré cela comestible.

Cultures: Les N’uru’N découvrent tout d’abord le Demi-plan des Algues, grâce au Nexus des Eléments infinis, et c’est à partir de là qu’ils accèdent aux mondes de la Sphère de Pionaï. Les algues forment alors une masse végétale si dense que l’océan est en train de disparaître sur pratiquement toute la surface du monde. L’arrivée des explorateurs planaires provoque nombre de bouleversements dans les profondeurs de Vuoc-Nadac.

Malgré leur phénoménale adaptabilité aux conditions les plus variées, les N’uru’N ne parviennent pas à fonder de grandes colonies sous la surface. Les rares plateaux rocheux disparaissent littéralement sous de prodigieuses épaisseurs d’algues, et les tentatives de fixer des cités dans les faibles courants océaniques attirent immanquablement les végétaux qui se mettent à proliférer à un rythme jamais rencontré ailleurs.

L’ascension des sept Amjad-Sohnru au sein du Demi-plan des Algues favorise l’émergence d’une culture unique au sein de la grande civilisation N’uru’N, l’Algue compte parmi les rares éléments comestibles par tous, et l’influence des seigneurs élémentaires ne tarde pas à s’étendre à travers le Nexus et les dimensions qui lui sont rattachées. Tandis que quatre Amjad-Sohnru choisissent de se rallier à la Croisade des Plans, les trois autres préfèrent consacrer leurs efforts à renforcer le lien ténu entre leur domaine planaire et l’étrange monde baignant dans le rayonnement orange de Pogruu.

Njala bal’Sohnru, le Semeur de Vie, est ainsi connu pour sa grande maîtrise d’anciennes connaissances Kuraa-Vacuu à travers lesquelles il infuse son propre pouvoir sur les algues. C’est grâce à lui que l’océan reprend une place prépondérante sur Vuoc-Nadac et que plusieurs colonies peuvent s’établir durablement non loin de la surface, dans des sphères d’algues entremêlées pouvant contenir une atmosphère respirable. C’est quelques milliers d’individus ne tardent cependant pas à être affectés par des nuages de spores modifiant leurs capacités élémentaires. Ils deviennent les N’jala’N, les héritiers du Semeur de Vie, et commencent à voyager à travers le Nexus afin d’essaimer leur croyance en une prolifération planaire de l’Algue, en tant que vecteur de la Vie.

Les N’jala’N ne sont cependant guère nombreux et doivent revoir leurs ambitions en se concentrant sur les trois mondes-océans de la Sphère de Pionaï. Ils cartographient un réseau de vortex d’Eau et colonisent les grands fonds des deux autres planètes, atteignant même plusieurs astéroïdes lointains, creusés par un peuple inconnu et aménagés en océans réchauffés par des orbes magiques d’une nature mystérieuse. Ils ne parviennent pas à se multiplier comme d’autres ethnies N’uru’N ailleurs dans le Multivers, mais leur société adopte des traditions inspirées du Kuraa-Vacuu. Rapidement, deux autres Seigneurs des Algues s’intéressent au potentiel des mondes du système de Pionaï. Peu intéressés par un conflit ouvert avec le reste du Multivers, ils préfèrent se consacrer à leur développement personnel, visant à atteindre une forme d’Ascension par le biais des énergies élémentaires. Kiryu bal Sohnru et Jorn bal Sohnru deviennent ainsi des disciples du Semeur de Vie, essaimant activement à travers les dimensions du Nexus, attirant l’attention de puissants seigneurs N’uru’N grâce à leur capacité à faire croître les algues dans les plus hostiles environnements.

Le monde de Vuoc-Nadac devient ainsi pour un temps le centre de toutes les attentions. Mais les quatre autres Amjad-Sohnru, qui avaient jusqu’alors choisi de négliger la Planète aux Algues, décident de venir réclamer des domaines sur ce monde. Bien que redoutables guerriers et puissants parmi les N’uru’N, ils ne peuvent rivaliser avec leurs pairs plus pacifiques, et ayant démontré la puissance de l’Algue d’une manière inédite. Les N’jala’N ont finalement établis de nouvelles communautés au sein des forêts d’algues, ils sont suffisamment nombreux désormais pour envisager l’édification d’une grande métropole à partir des végétaux marins à leur disposition. Mais la venue de quatre nouveaux Seigneurs des Algues provoque des inquiétudes. Une caste de serviteurs sacrés du Semeur de Vie s’est développée, et Njala bal’Sohnru commence à pouvoir octroyer des sorts à ses fidèles.

Jaloux de ce pouvoir, Ordan bal Sohnru complote pour attirer sur Vuoc-Nadac ses proches cousins, les Seigneurs des Typhons. Avec leur assistance, il parvient à tuer le Semeur de Vie et à prendre le pouvoir, incitant les N’jala’N désemparés à le suivre dans la Croisade des Plans. Mais l’ambitieux seigneur a été négligent ; Les disciples de Njala bal’Sohnru reviennent de leur pèlerinage à travers les Plans et découvrent le changement de pouvoir. Ils n’ont aucun mal à rallier les N’jala’N à leur mouvement de résistance, et découvrent avec stupéfaction que la conscience de leur maître s’est en réalité liée à l’Algue.

Les Seigneurs des Typhons se retirent de la Planète des Algues, laissant leurs pairs s’entredéchirer pour le contrôle d’un monde qu’ils jugent secondaires en comparaison du leur. Deux des seigneurs belliqueux sont tués dans les profondeurs de l’océan, par les forces mêmes de la nature qu’ils ont cherché à maîtriser. Les N’jala’N voient-là des signes de la présence du Semeur de Vie au sein même de l’Algue, son culte se renforce autour des Sohn’irii, des prêtres investis de puissants pouvoirs, et qui sont guidés par Jorn bal Sohnru vers le Demi-plan des Algues, où la présence du Semeur de Vie commence également à se manifester. Se nourrissant désormais l’une de l’autre, la planète et la dimension au sein de l’Ethérée voient leurs énergies élémentaires se renforcer. La population N’jala’N augmente encore, mais les tentatives pour fonder de grandes métropoles échouent, les conditions de vie sur Vuoc-Nadac restant incertaines.. Cependant, le culte du Semeur de Vie prend désormais sa source au cœur des communautés disséminées à travers les forêts d’algues de la planète, et les voyageurs sont de plus en plus nombreux à se risquer à travers le Nexus des éléments infinis afin de découvrir cette singulière société N’uru’N vouée à la propagation de la Vie.

La culture N’jala’N est essentiellement tournée vers la vénération de l’ancien Seigneur des Algues, désormais une Quasi-Puissance végétale veillant sur les siens. La caste cléricale des Sohn’irii guide chaque communauté planétaire, et ses membres les plus influents évoluent fréquemment au sein des Plans Elémentaires, en quête de connaissances et de reliques N’uru’N utiles au dogme du Semeur de Vie. Contrairement à leurs pairs, les habitants de la Planète aux Algues ne sont pas expansionnistes, et leurs rares communautés à travers le reste du système de Pionaï sont vouées au négoce et à la diplomatie. Le seigneur Kiryu bal Sohnru se charge de ces relations avec les autres mondes, et leurs maîtres N’uru’N. Il cherche activement à étendre le culte de l’Algue au-delà de la frontière cristalline de la Sphère, conscient que des milliers de mondes du Plan Primaire n’ont pas encore été essaimés, mais le spelljamming reste pour le moment hors de portée de la compréhension N’uru’N. Jorn bal Sohnru est pour sa part le dépositaire de l’autorité du Semeur de Vie, il utilise les connaissances de son ancien maître pour diriger son culte, mais surtout pour favoriser sa propre ascension à travers les Plans. Séjournant le plus fréquemment au sein du Demi-plan des Algues, il aime se mêler de temps à autre au peuple de Vuoc-Nadac, afin de procréer dans l’anonymat et voir ensuite si de dignes héritiers se manifestent.

Les deux derniers Amjad-Sohnru ont depuis longtemps abandonnés la Planète des Algues et arpentent les Plans, ne revenant que rarement au sein du Demi-plan. Ils maintiennent cependant de loyaux serviteurs sur le monde de Vuoc-Nadac, guettant le moindre signe de faiblesse de leurs pairs, afin de s’approprier leurs pouvoirs.

Les communautés N’jala’N sont établies le long de tresses d’algues géantes s’accrochant dans les grandes profondeurs de Vuoc-Nadac, dans des régions riches en poissons et où les courants chauds favorisent la croissance rapide des algues. Bien qu’ils soient parfaitement amphibiens, les N’jala’N apprécient les espaces clos, dotés d’une atmosphère respirable. Ils façonnent donc des sphères végétales abritant deux à trois niveaux et pouvant être reliées à d’autres par des tunnels, eux aussi formés à partir d’algues.

Il n’existe pas de structure familiale dans cette culture, les enfants sont en effet éduqués ensemble dans une sphère isolée, et se voient confiés des tâches au service de la communauté, selon leurs capacités et leur âge.

Depuis l’avènement du Semeur de Vie, le clergé Sohn’irii domine la société N’jala’N et encourage vivement les individus à essaimer, aussi bien d’un point de vue biologique qu’à travers un intense partage de connaissances. Cette culture est donc bien une exception parmi les ethnies N’uru’N, plus fréquemment expansionnistes et violentes. Il ne faut cependant pas croire que les N’jala’N soient inoffensifs ; L’Algue est un élément intrusif et cherchant à se répandre à travers le Multivers.

Sites notables: Vuoc-Nadac est un monde mouvant, en grande partie composé d’eau de mer. Malgré leur grande adaptabilité, les N’uru’N ne sont jamais parvenu à y établir leurs légendaires métropoles tentaculaires, et ceux qui vinrent avant eux ne laissèrent rien non plus.

La Planète des Algues reste cependant un lieu gorgé de vie, et depuis la fusion du Seigneur N’uru’N Njala bal’Sohnru avec l’énergie pseudo-élémentaire de l’Algue, des lieux, considérés comme sacrés par les N’jala’N, apparaissent, marquant les esprits de par leur beauté ou leur étrangeté.

La Forêt marine de Luec-Kinioc est le projet le plus ambitieux des Seigneurs des Algues suivant les préceptes du Semeur de Vie. S’étendant désormais sur tout le pôle austral, cette forêt d’algues d’un bleu aveuglant est une formidable source d’air, en mesure de croître dans les milieux les plus extrêmes puis de créer une atmosphère respirable. Le Seigneur Kiryu bal Sohnru supervise personnellement le développement de cette forêt, car il espère pouvoir offrir comme présents aux peuples du Vide des bacs de cette algue pour leurs colonies dépourvues d’air. La Sohn’irii Liac Nadac veille sur la communauté de Kinioc, rassemblant deux milliers de N’jala’N consacrant leur temps à ce projet. Autoritaire et soucieuse de diffuser la Vie à travers ses algues bleues, la prêtresse partage également avec les siens une passion pour le Vide et son environnement hautement hostile.

La Tresse de Litioc est un ensemble d’immenses algues entremêlées et qui se sont détachées du socle planétaire pour évoluer le long d’un courant équatorial. De nombreuses poches d’air peuvent servir d’abris et il n’est pas rare que la Tresse vienne affleurer à la surface des flots, absorbant toujours plus de rayonnement solaire pour croître. Mais ce phénomène est principalement connu pour sa capacité à s’étendre à travers le Demi-plan des Algues, sans l’aide de vortex mais grâce à une particularité unique.

Le clergé Sohn’irii fait grand usage de la Tresse de Litioc et nombre des plus récentes communautés de Vuoc-Nadac sont établies sur son passage, afin de faciliter les transitions planaires du plus grand nombre.

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Catégories : Les Plans Primordiaux, Les Sphères Connues, Sphères de cristal | Étiquettes : , , , , , | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “Vuoc-Nadac, la planète des Algues

  1. AnvilOfLove

    tu mail des fichiers? je voudrai bien voir un peu ces demi-plans, j’ai du planewalker dans la troupe.

  2. la planète des algues… c’est BSG ça!

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